GREEN DEATH
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Heavy/Thrash Metal

Hallowmass
Enora
Journaliste

GREEN DEATH

«« Hallowmass », une très belle création où Green Death emprunte autant au Thrash qu'au Doom ou au Heavy, ne négligeant jamais les émotions et offrant toujours de beaux moments mélodiques»

14 titres
Heavy/Thrash Metal
Durée: 55 mn
Sortie le 19/10/2018
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Formé en 2012 aux Etats-Unis, Green Death n'a pas tardé à attirer l'attention avec la sortie des albums « The Deathening » (2013) et « Manufacturing Evil » (2016), suivi de l'EP « Pure Torture » (2017). Après des tournées avec Abbath, Skeletonwitch, Napalm Death ou encore Stone Sour, le groupe est retourné à Des Moines dans l'Iowa chez The Establishment Recording, pour enregistrer un troisième album.

« Hallowmass » s'ouvre avec ‘Lycanthropy', une introduction planante dont le riff vous restera sûrement en tête, avant d'enchaîner sans réelle transition sur ‘Bullet of Silver', un morceau qui mêle éléments mélodiques Heavy et rythmique Groove, le tout dominé par la très belle voix de Sol Bales. On agite la tête en rythme dès le premier morceau, ce qui est plutôt prometteur mais voyons la suite ! ‘I Am Eternal' flirte ouvertement avec le Thrash, plutôt dans la tradition américaine du genre avec du chant clair et une ligne instrumentale effrénée et explosive. ‘Lament' est un interlude qui offre une nouvelle occasion au guitariste, Mark Reinking, de montrer ses capacités. Plus langoureux et mesuré, ‘Curse the Heavens' n'en est pas moins un morceau baroque dans le sens où de multiples lignes musicales se superposent les unes aux autres et font apparaître les contours d'un univers large.

Green Death joue la diversité mais chaque influence est pensée et maîtrisée alors on ne peut que s'incliner. Le groupe surprend ensuite l'auditeur avec la fougue de ‘The Betrayed' où le scream répond à des soli de guitare sur une rythmique rapide. Green Death nous emporte ensuite dans un registre tout aussi énergique mais plus sombre et avec parfois des pointes de mélancolies sur ‘Bad Omens', où on salue une nouvelle fois le travail vocal avec de très beaux effets d'harmonie vibrant de sensibilité. Le groupe n'est jamais à court d'idée puisque ‘Sacrament' propose un esprit qui a quelque chose de Doom avec des touches de screams martial. L'effet final est assez imposant et majestueux, d'autant que la créativité des musiciens semble sans limite. ‘Messis Diaboli' est un peu pâle en comparaison de ‘Lament' et n'apporte rien de particulier mais ‘The Harvest', qui arrive ensuite, redonne un coup de fouet à l'album qui pourrait donner l'impression de stagner.

Lenteur et lourdeur sont les mots d'ordre de ‘She Couldn't Live', chanson à propos de laquelle le titre ne laisse pas vraiment planer de doutes, et que l'association imparable de la basse de Parker Willis et de la batterie de Ryan Berrier rend hypnotique. Petite déception avec ‘Pure Torture' qui donne l'impression d'être fade en comparaison des précédents morceaux. La préoccupation mélodique, qui occupe apparemment en permanence l'esprit des membres du groupe, est toujours présente, mais toute énergie semble les avoir abandonnés, et malgré un passage à la basse tout à fait correct et un solo travaillé, la magie n'opère pas. Après une très jolie introduction à la guitare, le groupe revient à la charge avec le morceau éponyme, très réussi et qui convaincra les plus sceptiques ! Et pourquoi se priver de revenir à un Thrash virtuose pour conclure cet album ? ‘Sickle & Scythe' assure une très belle sortie de scène à Green Death en huit minutes de pur bonheur musical !

« Hallowmass » est une très belle création de la part de Green Death qui emprunte autant au Thrash qu'au Doom avec parfois des éléments purement Heavy. Tous les mélanges proposés par le groupe semble fonctionner tant les musiciens ont pensé leurs compositions, ne négligeant jamais les émotions et offrant toujours de beaux moments mélodiques.