Gravity
Eugenie
Journaliste

PRAYING MANTIS

«Un album heavy metal parfaitement équilibré, entre un rythme posé et des morceaux plus déchaînés, qui assume parfaitement sa dimension cosmique. »

11 titres
Rock Mélodic
Sortie le 11/05/2018
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Praying Mantis fait partie des groupes issus de la nouvelle vague du heavy metal britannique, et est l'un de ses représentants les plus influents. Le groupe s'est formé en 1974, et a depuis eu l'occasion de jouer des sets en support des groupes tels que Iron Maiden. Zoom sur le nouvel, onzième, album des rockeurs britanniques, « Gravity », sorti le 11 mai et produit chez Frontiers Records. En ce qui nous concerne, nous somme impressionnés : une perle du heavy metal aussi rock que mélodieux. Praying Mantis confirme l'impression laissée par « Legacy », qui date de 2015.

Commençons par très optimiste « Time Can Heal », qui est exactement le morceau qui nous fait revenir dans les années 1970 tant il est fait dans un style marqué par cette époque. Tout ici, de la très belle intro, en passant par le rythme amenant un refrain soutenu, et une guitare dosée juste comme il faut en arrière-plan, rappelle le meilleur de la musique rock britannique telle que créée par des groupes comme « Diamond Head ». Une impression confirmée avec « Keep It Alive », un titre dont le début-trompeur ne tarde pas à enchaîner sur un rythme plus que soutenu : big-up à la performance parfaitement classique du heavy metal, menée par une guitare frappante et la voix du lead-singer, John Cuijpers.

Une tout autre ambiance, beaucoup plus sombre et inquiétante, marque « Ghosts Of The Past ». Nous sommes ici dans un style proposant des back vocal plus engagés, une batterie et une performance à la guitare de Tino Troy des plus dramatiques, futur classique à écouter d'urgence. Le quasi-cosmique, dès l'intro, «Mantis Anthem », est fait dans une tradition plus contemporaine, tout en restant dans un style proche de « Guns N' Roses » : le refrain, quant à lui, correspond parfaitement à la tradition du heavy metal des années 1970. Le solo de la guitare est remarquable, et Chris Troy est à son apogée, un titre qui mérite parfaitement son nom, en somme. Un retour aux sources avec « Gravity », dominé par une performance marquante, rock et mélodieuse à la fois, de la guitare, et une ambiance assez futuriste, à l'image de l'album lui-même.

On continue dans une veine dynamique avec « Years », un bel morceau du hard rock à l'intro plutôt contemporaine, où la guitare est à l'honneur. A noter, une performance parfaitement heavy metal de John Cuijpers. Une entrée plus sobre et la suite tout aussi poétique pour « Foreign Affair » : un brin nostalgique, le titre est clairement plus posé, mené du début à la fin par une très belle performance vocale (et sentimentale) du John Cuijpers. Même le solo de la guitare ne trompe pas ce changement de rythme, le titre vaut clairement la peine d'être écouté jusqu'à ses dernières notes. Le même rythme plutôt posé semble marquer « Destiny In Motion », mais qu'on se détrompe : le refrain respecte parfaitement les codes du heavy metal, sans parler du pont, amené par la guitare et la batterie. Un titre qui mise plutôt sur du classique avec « Shadow of love », dans un style proche de celui des années 1980.

Un titre rythmé à l'ambiance plutôt représentative du heavy metal, « The Last Summer », marqué par une dimension clairement nostalgique. Le titre qui clôt l'album est très bien choisi : « Final Destiny » est exactement ce que nous aurions aimé entendre comme note finale. Très rythmé, expressif, laissant la guitare mener la danse (le solo de celle-ci est d'ailleurs à ne pas rater), et pimenté par les back vocal rock et mystérieux, le morceau est cosmique, tout comme l'est «Gravity » tout entier. Un album parfaitement équilibré, entre un rythme posé et des morceaux plus déchaînés, qui assume parfaitement sa dimension cosmique.
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