GRAVEYARD
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Classic Rock
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2018

Innocence & Decadence
United Rock Nations

GRAVEYARD

11 titres
Classic Rock
Durée: 43 mn
Sortie le 25/09/2015
4399 vues
Depuis 2006, Graveyard occupe l'espace musical avec son univers psychédélique fin 60's / début 70's et ce, bien avant que les Blues Pills explose en 2014. "Innocence & Graveyard" est le 4ième opus du combo suédois et celui qui entérine le retour de Truls Mörck à la basse après que celui-ci ait occupé le poste de guitariste sur le premier album avant de partir vers d'autres horizons.

Contrairement aux deux précédents albums ("Lights Out" et "Hisingen Blues"), "Innocence & Decadence" présente des sonorités plus actuelles, tout en conservant l'esprit des 70's en toile de fond.

Cette tendance apparait à la lumière dès le premier titre "Magnetic Shunk" et son intermède reggae digne d'un groupe amateur et son bref passage de basse à la Lemmy. Il s'agit d'un cocktail assez surprenant ! Cette approche plus moderne on la retrouve également dans "Can't Walk Out" et sa basse ultra présente qui a ci et là un gout de punk / new wave (Stranglers / Billy Idol).

Fort heureusement la suite de l'album est beaucoup plus traditionnelle: guitares légèrement fuzzées et flangées, tambourin et choeurs comme par exemple dans "The Apple and The Tree" (clip vidéo ici) ou "Cause & Defect".

Quatre titres sur onze sont des low-tempo (peut-on encore dire des ballades ?): la magnifique "Exit 97", son orgue Hammond et la magique voix de Joakim qui nous rappelle par instant le mythique Jim Morrison, "Too Much Is Enough" plus soul que psychédélique, "Far Too Close", un blues où il ne passe pas grand-chose pendant plus de 4mn et "Stay For A Song" superbe instant d'intimité et de calme sans batterie et un clavier en mode bell.

Parmi nos titres préférés il y a l'endiablé "Never Theirs To Sell" - un titre qui aurait parfaitement collé à Janis Joplin - et son magnifique solo de guitare. Un must, dans le pur esprit 70's.

Avec "Innocence & Decadence", Graveyard explore de nouveaux horizons tout en conservant sa touche résolument Old School. Les seventies aux portes du XXIème siècle.