MOTHER'S FINEST
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Rock Funk

Goody 2 shoes & The filthy beast
United Rock Nations

MOTHER'S FINEST

11 titres
Rock Funk
Durée: 48 mn
Sortie le 30/03/2015
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12 ans, c'est le temps qu'il nous a fallu attendre pour écouter un nouvel album studio de Mother's Finest, ce groupe originaire d'Atlanta qui totalise 4 disques d'or aux US et des tubes mémorables comme "Baby Love" ou "Mickey's Monkey".

Alors certes, même si les heures de gloire du combo remontent aux années 70, Mother's Finest n'a jamais rien lâché et a toujours su garder une présence via quelques sorties d'albums live dont le mythique concert du Rockpalast.

4 membres d'origine sont toujours aux commandes depuis 1972 (déjà 43 ans !!!!!) : il s'agit bien entendu du couple Joyce Kennedy et Glenn Murdock au chant, Gary Moore à la guitare et Jerry Seay à la basse. Avec un tel line-up on se dit que ça devrait le faire et notre première impression est la bonne: ce "Goody 2 Shoes & The Filthy Beast" n'a de mauvais que son titre et l'artwork de sa pochette. Pour le reste c'est du très grand hard funk de haute voltige, au groove imparable et une prestation vocale de Joyce toujours aussi puissante.

Dès les premières notes du titre d'ouverture "Angels" tous les ingrédients si caractéristiques de Mother's Finest sont au rendez-vous : un refrain en choeurs, une rythmique funky crasseuse et la voix si particulière de Joyce . Quand on sait qu'elle a 67 ans, cela force le respect.

Du traditionnel Mother's Finest on en a et c'est bon: All of my life" et son super solo de guitare, "Take Control" qui malgré son côté electro conserve sa touche MF et "She Ready" et son refrain entêtant et sa classique basse flangée.

Un de nos titres préférés reste au demeurant ce "Another Day" absolument claquant: une voix soul funk sublime de Joyce, une rythmique funky à souhait comme si "Fame" de David Bowie avait été acceleré. Du très grand Mother's Finest.

Le combo ricain s'autorise également une diversion du côté du hard pur avec "My Badd" que le groupe avait opéré 1981 avec "Iron Age". Pari réussi. Ça fonctionne aussi quand Mother's Finest envoie la purée.

Alors certes même si les titres chantés par Glenn sont moins efficaces ("Cling to the cross" et "I don't mind") et même si la ballade "Tears of Stone" s'enlise dans un rap de mauvais gout, l'ensemble marque le grand retour de Mother's Finest.

En prime, nous avons également droit un à un bonus track live mixant à la fois une compo ("Illusion" à deux reprises ("Satisfaction" et "Born to be Wild") et un solo de batterie.

Avec "Goody 2 Shoes & The Filthy Beast", Mother's Finest marque son grand retour: quel plaisir de réentendre le funk-rock le plus abouti qu'on ait connu depuis plusieurs années. Des titres puissants, efficaces, entrainants. Mother's Finest tel que nous les connaissons à la fin des années 70.