Gold.
Julien Pingenot
Journaliste

WHORES.

«Un album tout en dissonance !»

10 titres
Noise Rock/Sludge Metal
Durée: 35 mn
Sortie le 28/10/2016
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WHORES est un groupe américain, d'Atlanta précisément et est un trio. WHORES est un groupe de Noise Rock, un sous genre atypique qui vient prendre ses racines dans le punk mais aussi la musique extrême. Le Noise Rock se caractérise par une très forte dissonance des instruments, ce qui créer ce son si particulier et « sale », de plus les rythmiques sont plutôt simples mais vraiment efficaces. WHORES est une jeune formation, formée en 2010, ils sortent en 2011 leur premier EP « RUINER » qui est bien accueilli par la critique et les fans mais c'est avec l'autre EP « Clean » qui est un véritable succès, à la fois critique et commercial car un mois après la sortie, le groupe est obligé d'effectuer un réapprovisionnement des stocks. Et c'est en 2016, qu'ils reviennent avec « Gold » le premier album du groupe.

Et l'album s'ouvre sur la ligne de basse bien grasse de « Playing Poor » qui est un morceau tout en puissance et en dissonance et installe la violente atmosphère de l'album. De plus, au sens littéral « Playing Poor », qui peut se traduire par « Jouer Pauvrement », synthétise l'essence de leur musique, simple, dans les riffs ou même la batterie, mais terriblement efficace et rentre dedans.

« Baby Teeth » continue sur la même lancée, agressive. Cependant, elle met un peu plus de temps à montrer sa réelle puissance et efficacité. Vers la fin, elle se calme un peu avant de repartir de plus bel pour finir sur un cri perçant. « Participation Trophy » se permet de commencer plus calmement, même si toute la dissonance présente créer ce son lourd et pesant, le riff est moins agressif, en tout cas pendant l'introduction. «  Mental Illness As Mating Ritual » est tout aussi violente.

« Ghost Trash » propose quelque chose d'un peu différent, en effet lorsque qu'il n'y pas de chant, nos oreilles se font agresser par un riff destructeur et lorsque le chant se pointe, il y a plus qu'une ligne de basse et ce chant crié propre au chanteur. « Charlie Chaplin Routine » est le morceau le plus court de l'album, à peine plus de deux minutes, et sur ce morceau, il n'y a pas de pitié, même formule que depuis le début et le point d'orgue du morceau est ce pont bien puissant qui te décroches la nuque.

« Of Course You Do » nous propose un morceau un peu plus posé, au riff d'introduction plus mélodique et au chant plus calme. Ce n'est qu'au niveau des refrains que l'on revient a une formule plus classique. « I See You Also Wearing A Black Shirt » est dans le même esprit.

« Bloody Like The Day You Were Born » commence sur une introduction plutôt calme où on alterne entre guitare dissonante et cette fameuse ligne de basse lourde. Et lorsque le morceau commence réellement, il alterne une nouvelle fois entre refrains puissants et lourds et couplets criés sur simplement un ligne de basse bien grasse.

Enfin « I Have A Prepared Statement » arrive et est le dernier morceau de l'album. Et en plus d'être le morceau le plus long de l'album, plus de six minutes, c'est aussi le morceau le plus intéressant de l'album. En effet, comme c'est un morceau long, le groupe expérimente plusieurs choses qu'il n'avait pas fait tout au long de l'album, par exemple, on a droit à un léger solo, ce qui démarque le morceau car cela montre que le groupe sait aussi se renouveler quelque peu. De plus, comme c'est un long morceau, il y a une certaine atmosphère, plus travaillée, qui se met en place.

En conclusion, WHORES nous propose un excellent premier album, un album fort de compositions puissantes et la dissonance apportée permet de créer ce son si particulier et reconnaissable. C'est un album que je recommande si vous êtes en manque de violence et de dissonance.
WHORES.
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