FLAME, DEAR FLAME
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Doom Métal

Aegis
Julie Legrand
Journaliste

FLAME, DEAR FLAME

« Une étonnante bouffée d’air frais : Flame, Dear Flame nous régale avec ‘’Aegis’’ »

7 titres
Doom Métal
Durée: 45 mn
Sortie le 23/07/2021
770 vues
EISENWALD RECORDS

Certains albums possèdent la capacité de nous laisser sur un ‘’Wow’’ sincèrement admiratif, celui de Flame, Dear Flame en fait partie. En effet, le jeune groupe allemand nous offre sept titres de Doom épique qui se révèlent être véritablement rafraîchissants.
Au sein de ce cadre fantaisiste, nous écoutons une palette sonore tout à fait délicate. Le jeu, mélancolique, est ancré dans le Doom. Il est lent mais mélodique, avec un grand travail mené sur les rythmes et les silences.

Du point de vue de l’organisation des morceaux, le groupe a choisi de les diviser en deux thématiques pour nous raconter deux histoires différentes :
La première partie s’intitule"The Millennial Heartbeat". Elle nous présente les productions de l’EP sorti en 2017. La chanteuse aborde la genèse de l'océan et la thanatographie de la Terre grâce à trois morceaux sobrement intitulés de manière éponyme, et notés de I à III. Les titres nous y offrent un Doom épique tout en nuances.
La seconde partie s’intitule quant à elle "The Wolves and the Prioress". Aussi complémentaire qu’aux antipodes, elle se compose de quatre morceaux. Elle raconte l'histoire d'un enfant sauvage qui tombe sous la garde d'une sage prieure. Au même titre que la première partie, les morceaux présentent un aspect musical spécifique : cette fois, ce sont les éléments folkloriques acoustiques qui se retrouvent au cœur des mélodies.

Parlons maintenant de l’élément clé qui rend cet album tout bonnement sublime : la chanteuse et sa voix cristalline ! Maren Lemke réalise un chant aérien d’une rare beauté et d’une rare puissance. Tout en délicatesse, elle nous narre ces deux récits d’une voix où une douce fragilité se laisse découvrir. Grâce à son chant, les mélodies gagnent en émotions et prennent véritablement vie durant les quarante-cinq minutes de l’opus.
Je ne taris pas d’éloges à propos du chant, mais les musiciens ne sont pas en reste. La guitare et la basse alternent entre des riffs lents, écrasants, et des passages plus légers, tout en maintenant un rythme qui donne envie de battre la mesure. La batterie, elle, ponctue le jeu en lui donnant de l’énergie et de la force. Ce mélange de talents donne ainsi naissance à des titres qui raviront tous les auditeurs curieux d’écouter des productions éloignées de ce que l’on peut entendre habituellement.

L’album dégage une grande prestance. ‘’Aegis’’ est un incroyable bol d’air frais, chose à laquelle je ne m’attendais pas forcément venant d’un groupe de Doom. La production y est touchante autant qu’elle est monumentale. Tout cela est d’autant plus impressionnant quand on sait la jeunesse de cette formation.
J’ai été ravie de découvrir cet opus tout à fait surprenant. J’espère que son écoute vous convaincra autant qu’elle m’a convaincu ; Régalez vous !