PLEBEIAN GRANDSTAND
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Avant-garde Black Metal/Mathcore/Powerviolence

False Highs, True Lows
Anibal BERITH
Journaliste

PLEBEIAN GRANDSTAND

8 titres
Avant-garde Black Metal/Mathcore/Powerviolence
Durée: 35 mn
Sortie le 29/04/2016
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Proposant un metal extrême avant-gardiste depuis plus de dix ans, les toulousains de Plebeian Grandstand reviennent avec un troisième album à l'ambiance noire et apocalyptique. Sur fond de Black Metal rapide et oppressant, le quatuor déverse sur plus d'une demi-heure, une musique inspirant le chaos sur fond de blast beat omniprésents imposant un rythme soutenu accompagné de riffs à la sonorité cristalline si caractéristique du Black Metal ténébreux.

Après 'Mal du siècle', la courte intro de 30 secondes d'une sirène retentissant au loin et au final hurlant, 'False Highs, True Lows' nous amène sur la piste 2 'Low Empire' sans transition. Les règles du jeu sont données, blast beat dévastateurs, riffs dissonants, chant torturé avec un effet décalé au reste de la composition accentuant le côté dérangeant déjà bien marqué de la mélodie. Le rythme restera relativement binaire afin de maintenir cette atmosphère oppressante que l'on ressent dès les premiers coups de médiator .

Cette construction musicale sera reproduite sur le titre suivant 'Tributes and Oblivions' avec un chant plus scandé qu'hurlé qu' auparavant. Au fur et à mesure que l'on avance et que les titres s'enchainent, cet effet d'oppression se fait de plus en plus pesant et l'alternance du chant hurlé torturé et scandé confirme le côté glauque et chaotique de la galette.

Une petite pause d'une minute sera accordée à l'auditeur avec l'intermède indus. 'Mineral Tears' avant de repartir de plus belle sur l'inattendu 'Oculi Lac' qui dévoile sa puissance au fil de l'eau sur 5'43''. On terminera avec l'avant-dernier titre 'Tame the Shapes' typiquemejnt sludge/doom et purement instrumental et qui laissera sa place au 8ème et dernier titre 'Eros Culture' extrêmement violent au final lourd et pesant sur près de deux minutes.

Autant dire que l'on ne sort pas indemne de 'False Highs, True Lows'. L'univers oppressant créé par les toulousains vous glace le sang au travers de compositions variées réussissant à marier black, sludge et doom metal confirmant les influences chaotiques et apocalyptiques de Plebeian Grandstand.

Anibal Berith.