Fallen Oracles
Aldo
Journaliste

NAAT

«Là où y'a (de la) Gènes, y'a (des fois) du plaisir!»

7 titres
Post Metal
Durée: 39 mn
Sortie le 06/03/2020
759 vues
ARGONAUTA RECORDS

Internet, les réseaux sociaux, Youtube, c’est vraiment TRES BIEN. Grâce à ces outils on a plus rapidement et plus facilement accès à moultes informations. Pour ce qui nous concerne, cela a permis –et permet encore, d’ailleurs- de multiplier les canaux de diffusion et de faire émerger pléthore de formations musicales, qui si l’on en était resté à l’époque – bénie pour certains, et votre serviteur, par certains aspects, tendrait à leur donner raison- du vinyle et des magasins de disques (« de quoi ? » -« laisse, t’es trop jeune… »), seraient encore en train de répéter péniblement dans leur cave sans audience aucune.

Le souci, c’est que l’offre est paradoxalement tellement pléthorique qu’on ne peut plus être humainement à l’affût de tout ce qui sort, et on risque de passer à côté de petites pépites.
Preuve en est ce petit bijou qui nous vient tout droit de chez nos amis transalpins (Gênes, Ligurie, Italie, pour être plus précis), et qu’on a failli laisser filer comme pour rire.

Il faut dire que « Fallen Oracles » de nos amis NAAT, a eu la malchance de sortir en pleine montée de crise du (de la ?) COVID-19, alors qu’on avait, il faut bien le dire, la tête à autre chose…
Heureusement pour vous et vos oreilles, on a le réflexe de garder les archives et d’y mettre le nez dedans de temps en temps.
Et il faut bien dire qu’on a eu bien raison !

Car « Fallen Oracles », dès les premières notes, s’impose d’emblée à vos oreilles et vous happe en un rien.
Alternant les atmosphères lourdes, puissantes et dépressives avec des ambiances lumineuses et aériennes, le quatuor italien vous propose un superbe voyage instrumental, qui plaira tout autant aux fans d’ELDER (pour le côté prog et puissant), de MONKEY 3 (ça sonne un tantinet cosmico-planant) et CULT OF LUNA (pour les éclairs de rage, les hurlements en moins).

Les claviers assurent un travail d’orfèvre dans la mise en place des climats (les nappes de « Relics », que les fans du film « Crying Freeman », de Christophe Gans, apprécieront particulièrement).
La basse, loin de se contenter d’assurer une assise au son d’ensemble, est particulièrement mise en avant, avec un son clair et puissant, qui participe significativement à la construction mélodique des morceaux.

Faisant oublier l’origine transalpine de l’album (on s’attendrait plutôt à avoir affaire à des scandinaves pour le coup…pour un apéro sous le soleil de Toscane, ça détonnerait un peu), NAAT nous offre un pur moment de félicité acoustique, grandiose, puissant, aérien (Ether, le bien-nommé) et d’une concision rare (l’album ne dure que 39 minutes) qui incite – signe de qualité- à reprendre l’écoute du début sitôt le dernier morceau terminé. A écouter d’urgence, et à apprécier sans modération aucune !