RITUAL KILLER
Plus d'infos sur RITUAL KILLER
Black Metal

Exterminance
Anibal BERITH
Journaliste

RITUAL KILLER

8 titres
Black Metal
Durée: 27 mn
Sortie le 18/09/2015
4230 vues
Premier album de Black Metal de la rentrée à chroniquer, « EXTERMINANCE » du groupe américain (New Orleans, Louisiane). RITUAL KILLER fa été ondé en 1999 et compte 16 ans d'existence et déjà...2 albums ! Eh oui nos 4 acolytes que sont Zak Nolan à la batterie, Sammy Pierre Duet à la guitare et la basse, Jordan Barlow au chant et James Harvey à la basse ne sont pas des acharnés de la composition.

En tout, 53 minutes de musique dans leur carrière avec leur 1er album « Threshold Of Hell » de 26 minutes et l'actuel qui en comptent 27 sur 8 titres ! Il faut dire que blaster à fond la caisse ça doit fatiguer !

Première remarque que l'on se fait en écoutant cette galette, c'est « ouf ! Ça ne dure pas longtemps mais trop quand même. En effet, ce n'est vraiment pas bon ! Malgré tout le respect que j'ai pour la création artistique et que les goûts et les couleurs ne se discutent pas, là, il n'y a pas à discuter: messieurs de RITUAL KILLER, il faut penser à faire autre chose de votre talent de musiciens car je ne suis même pas sûr que les fans du genre apprécient ce black métal US très gras, crade et manquant définitivement d'originalité, de volume et de consistance.

Pourtant, les 1ères secondes de l'album avec l'intro de « Bury The Earth, Bury The Sky » sont intéressantes avec cette voix déversant un message subliminale mais l'auditeur est rapidement mis dans l'univers RITUAL KILLER avec une batterie méga speed et... insipide car très binaire, tout comme les riffs de la guitare et la voix du chanteur s'égosillant à chaque fin de phrase (ça va être dur dur de tenir tout un show mais d'un côté avec 53 minutes sur 2 albums, on n'en demande pas tant!).

On enchaine donc avec « As The Vulture Feeds » qui démarre, oui, de la même façon avec des blasts binaires hyper rapides . Toutefois, un solo plutôt bien venu vient relever le morceau même s'il reste simpliste. De suite, retour à une rythmique peu évolutive et des cris comme ceux d'un cochon que l'on égorge. On ressent un léger effet de synthé donnant un côté surnaturel, paranormal. Dommage qu'il ne soit pas exploité par le quatuor américain qui repart vite dans la simplicité bourrine. « Through Feral Eyes » est du même acabit avec une différence notable, cela ne dure qu' 1'52'' !

Les morceaux se suivent et se ressemblent, seul le minutage change pourtant un solo refait son apparition sur « Dogs, Wolves and Carrion Fowl » même s'il est un peu court ou encore des cris de terreurs et des voix d'esprits en intro de « Cuuntius » plutôt sympas, ensuite « la boîte à rythme » repart plein pot et les vomissures dans le micro de Jordan Barlow aussi avec une outro aux riffs de tronçonneuse accentuant la brutalité du morceau.

« Pale Corpse Incantations » est bien construit même s'il reste tout autant binaire. Cependant la mélodie (si je puis dire) est plus remarquable et revient de façon récurrente sur le titre en bonne ligne de conduite. De plus on perçoit bien la basse, et le tout est accompagné d'un court solo appréciable. Le chant est tout aussi nasillard et mal positionné mais cela n'est pas gênant du fait que les instruments sont bien utilisés sur ces 3'21''.

Avec « Crippling Beast » le combo revient en mode binaire. Un simple accord sert de mélodie ; une différence notable, le côté plus heavy du titre et Zak faisant moins boîte à rythme.

23 minutes d 'écoute et « Passing Of Creation » nous montre le bout du tunnel en n'apportant rien de plus à ce qui vient de se passer si ce n'est que c'est le morceau le plus long de l'album.

RITUAL KILLER nous massacre les oreilles avec ce second album en 16 ans de carrière. Sseuls des fans incontestés du combo américain sauront appréciés leur univers musical. Pour les autres, et surtout pour les fans de black métal passez votre chemin, vous risqueriez de vous mettre aux contines pour enfants.