DYING EMBERS
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Melodic Death Metal

Where Shadeless Dwell Frozen
Enora
Journaliste

DYING EMBERS

«« Where Shadeless Dwell Frozen », un album dont on pourrait se passer tant il manque de bonnes idées, de professionnalisme, d'engagement et de qualité»

10 titres
Melodic Death Metal
Durée: 46 mn
Sortie le 10/03/2019
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BLACK SUNSET

Dying Embers est un projet solo dont l'idée émerge dès 2005 dans l'esprit de Jürgen S., mais qui doit attendre 2013 avant de réellement démarrer en raison de l'engagement du multi-instrumentiste au sein du groupe Unhallowed. On ne va pas se mentir, les rares informations qu'on peut lire sur le groupe peuvent donner l'impression qu'il s'agit de quelque chose de très égocentrique (« mon ambition de créer une musique qui reflète mes influences […] et qui explore mes démons intérieurs et mon point de vue ») mais donnons-lui une chance.

Alors que l'ouverture semblait annoncer un bon morceau de Metal comme on l'aime, le choix d'un chant clair ne fonctionne pas vraiment sur ‘Pursue The Light' qui semble rassembler tous les stéréotypes du genre sans aller au-delà. De la même façon, on aurait apprécié un son de clavier plus soigné sur ‘Beyond The Crimson Haze'. Les erreurs soulignées sur le premier titre se répètent presque à l'identique, malheureusement pour Dying Embers qui reste en surface et semble faire dans l'amateurisme. Rien de bien nouveau avec ‘Praise The Signs' malgré quelques bonnes idées du côté de la rythmique avec une batterie énergique et aux propositions variées. La patience paie toujours, et c'est bien ce que la sombre ‘Fields Of Fire' nous prouve puisque Dying Embers propose quelque chose de plus posé et solennel qui n'est pas sans rappeler Saturnus par certains aspects. Rien de bien nouveau avec ‘Ignite The Sky' sur lequel la monotonie vocale commence vraiment à lasser.

Les graves de ‘Carved Into Fate' finissent par apporter un peu de relief à un album dans l'ensemble extrêmement plat et fade, mais il n'y a pas non plus de quoi sauter au plafond tant Dying Embers ne nous propose strictement rien de nouveau d'un point de vue musical. L'engagement émotionnel semble également être en dessous de zéro, offrant quelque chose d'assez robotique et froid. En ce qui concerne le titre éponyme, un seul mot suffit : inutile (ce qui, admettez-le, est assez dommage puisque l'album en tire son nom).On continue sans grand espoir de voir le groupe relever la barre avec ‘Dead To The World' qui continue de tourner en rond. ‘In Cold Embrace' se montre plus audacieux, et donc forcément plus intéressant que les précédents morceaux. La construction de la chanson est cohérente et l'exécution plus soignée, ce qu'on ne peut qu'apprécier. La conclusion, ‘Darkside' donne seulement l'impression que le même morceau a tourné en boucle depuis près de minutes…

Vous l'aurez compris, « Where Shadeless Dwell Frozen » est un album dont on pourrait se passer tant il manque de bonnes idées, de professionnalisme, d'engagement et de qualité. La principale impression qui en ressort et que Dying Embers a trouvé l'occasion de produire des ébauches de morceaux gardés au chaud pendant des années et dont l'auteur s'est tellement satisfait qu'il n'a pas pensé à les retravailler, à la manière d'un jeune groupe composant ses premiers titres.