ARENA
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Rock Progressif

Double Vision
Herger
Journaliste

ARENA

«Une bonne cuvée pour Arena. Les fans du groupe ne seront pas déçus.»

7 titres
Rock Progressif
Durée: 55 mn
Sortie le 01/05/2018
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AUTOPRODUCTION
Dans le milieu des fans de l'univers du Rock Progressif ou du Néo Prog, tout le monde connaît le nom d'Arena, dont leur neuvième album s'appelle ''Double Vision''. Formé autour de vétérans de la scène Clive Nolan (Pendragon), le guitariste John Mitchell que je présente plus, l'ancien batteur de Marillion Mick Pointer, sans oublier le bassiste Kylan Amis et le chanteur Paul Manzi qui est dans l'aventure depuis 2011. Pour cette galette, Arena revient avec un album de qualité.

Lorsque l'on écoute les 7 titres de ce ''Double Vision'' (référence à leur classique ''The Visitor''), on remarque que le groupe a décidé de se faire plaisir en composant un album classique de Rock Progressif/Neo Prog. On reste dans les canons : claviers inspirés, guitares Hard, soli flamboyants dont John Mitchell à le secret, section rythmique carrée et la voix de John Manzi qui prend de plus en plus d'assurance avec le temps. C'est clair, on est dans le classique sans révolution mais bien fait grâce au savoir-faire des membres du groupe.

Sur les 7 titres, ma préférence va à quelques morceaux.

''Scars'' où Mitchell démontre toute sa dextérité sur un très long solo. Ce morceau est son titre, car bien qu'il soi présent sur l'ensemble de l'opus, c'est sur cette composition que sa patte est vraiment présente et où le clavier est plus que représenté.

''Poisoned'', composition à la tonalité acoustique, quasi ballade où je trouve que la prestation de Manzi est la plus efficace avec ce côté plus émotionnel sur fond de claviers et d'accord acoustiques sobres, où Mitchell se pique d'un très beau solo simple mais efficace.

Et comment ne pas parler de ''The Legend of Elijah Shade'', pièce maitresse de plus de 22 minutes dans la grande tradition du style. Divisée en plusieurs parties qui peuvent se faire sombres ou épiques, où les claviers prédominent, Manzi démontre toute son envie et John Mitchell fait encore des merveilles à la guitare avec quelques belles fulgurances.

''Mirror Lies'' réussit à mélanger passages calmes à la guitare acoustique à des moments où les riffs se font plus incisifs, toujours secondés par des claviers qui pour cette composition rappelleront Pink Floyd. De grosses guitares sont aussi mises à l'honneur sur ''Zhivago Wolf'', morceau faisant référence au Docteur Jivago (Boris Pasternak).

Une bonne cuvée pour Arena. Les fans du groupe ne seront pas déçus.