DESTRAGE
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Thrash Metal/Metalcore (early), Progressive Metalcore (later)
Chroniques

A Means to No End
Julien Pingenot
Journaliste

DESTRAGE

«Un album puissant »

13 titres
Thrash Metal/Metalcore (early), Progressive Metalcore (later)
Durée: 55 mn
Sortie le 21/10/2016
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La découverte de nouveaux groupes est toujours quelque chose d'intéressant car cela permet de remettre en question nos goûts et nos attentes vis-à-vis de cette scène qui nous est chère. De plus, comme la scène Métal est une scène extrêmement foisonnante, à raison d'un incroyable nombre de sorties chaque années, cela permet, sans cesse, d'enrichir le spectre de nos connaissances. Et le fait de pouvoir rédiger des chroniques sur un webzine ayant de plus en plus de visibilité dans la scène permet de découvrir un grand nombre d'artistes pour, parfois, découvrir de vraie pépites. Enfin bref, toute cette introduction pour vous dire que cette j'ai découvert un super groupe, que je vais m'empresser de vous présenter.

Destrage est un groupe italien, originaire de Milan, formé en 2002 aux sonorités évoluant entre le Trash Metal et le Metalcore avec quelques touches progressives dans les compositions. La discographie du groupe est assez conséquente: en effet avec trois albums au compteur, ils ont de quoi se défendre sur scène. Et ils reviennent cette année avec « A Means To No End », le quatrième album studio, qui fait suite à « Are You Kidding Me ? No. » sorti en 2014.

L'album s'ouvre sur «  A Means To No End », titre éponyme, qui pour le coup ne reflète absolument pas ce que l'album va nous proposer par la suite car c'est un titre presque exclusivement acoustique avec un petit riff de guitare électrique en fond. Le tout nous propose une sorte de power ballade qui accélère progressivement jusqu'à la fin du morceau.

Le deuxième morceau « Don't Stare at the Edge » ne se fait pas attendre et envoie dès la première seconde. Ce morceau est un condensé de riffs puissants, une batterie énervée et un chant alternant rapidement et au bon moment une voie tantôt criée, tantôt growl.

« Symphony of the Ego » est toute aussi puissante avec une petite introduction, plus posée, pour nous reposer de la déferlante du deuxième morceau. De plus, vers la fin du morceau, les italiens se permettent un passage plus aérien avec un chant clair.

« Silent Consent » est toujours dans la même veine que les autres morceaux mais ce qui le rend intéressant c'est qu'il se termine sur un riff typé Black Metal, ce qui est perturbant à la première écoute mais qui accentue ce goût pour l'expérimentation qu'a le groupe.

Les titres « The Flight » et « Dreamers » sont assez similaires dans leur structure mais assez variés pour ne pas empiéter l'un sur l'autre. En effet, ces deux morceaux sont très vifs, puissants, avec un refrain qui te fait lever le poing et un solo sur la fin qui boucle les morceaux de la plus belle des manières.

Le septième morceau « Ending to a Means » opère une réelle rupture, comme si elle concluait un acte, de plus le titre du morceau rappelle le premier. En effet, ce morceau peut être vu comme la fin d'un acte car il est acoustique et instrumental qui permet à l'auditeur de se remettre de la déferlante que fut cette première moitié d'album.

« Peacefully Lost » est tout aussi aérien que son prédécesseur même si on retrouve quelque éléments qui nous prépare au retour de l'ouragan et « Not Everything Is Said » commence tout en douceur mais après un longue minute d'introduction planante. Par la suite rout s'emballe et on revient à ce que le groupe nous a habitué.

Pour ce qui est de« To be Tolerated » et « Blah Blah » ils sont de la même trempe que les premiers titres de l'album: énergiques et puissants.

« A Promise, a Debt » est un morceau court et planant qui n'a pas réellement d'utilité, à part peut-être de préparer l'auditeur à la dernière piste de l'album qui s'annonce épique. Et en effet, « Abandon to Ramdom » est à la fois fois planant, dans certains riffs et la voix plus mélodique du chanteur, et puissant, avec le batteur qui martèle ses fûts puissamment afin d'apporter cette touche d’agressivité au morceau. De plus, c'est le morceau le plus long de l'album, plus de sept minutes, ce qui permet au groupe d'installer son ambiance de fin.

Au final, Destrage nous propose un album puissant,bien composé et entraînant grâce à des compositions diversifiées et réfléchies qui alternent entre l'interlude planant voire psychédélique au morceaux qui te donne l'envie de tout casser. Pour ma part, Destrage est une très bonne découverte.