PURSON
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Hard Rock Seventies

Desire's Magic Theatre
JackL
Journaliste

PURSON

10 titres
Hard Rock Seventies
Durée: 45 mn
Sortie le 29/04/2016
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Après "In The Meantime" en 2014, les psychés de chez Purson reviennent en Avril avec "Desire's Magic Theatre".

Avec un packaging soigné, ce nouvel essai des anglais se veut être un concept album, une sorte d'opéra rock, tantôt psychédélique, tantôt hippie rappelant des ambiances complétement décalées comme "Sgt. Pepper", Queen et son magnifique "A Night At The Opera", "Ziggy Stardust" de Bowie et même quelques morceaux de Deep Purple.

Avec des sonorités lorgnant vers le progressif, le psychédélique, le classic rock ou encore folk, Purson nous emmène en voyage avec lui, et il nous emmène très très loin. Et d'ailleurs, si il vous reste un ou deux médicaments périmés dans votre armoire à pharmacie, prenez les avec vous, le voyage n'en sera que meilleur.

Il est très difficile de classer cet album dans une catégorie. Si il existait une catégorie "Je-Ferme-Les-Yeux-Je-Me-Tais-Et-J'écoute", ce théâtre magique de Purson serait en tête de liste. Chaque morceau semble constituer la continuité du précédent, mais en ayant chacun se propre identité. C'est pourquoi je ne m'attarderais pas sur tel ou tel titre, mais plutôt sur l'album en sa globalité. Premier point très intelligent, l'album n'est pas long, contrairement à la majorité des concepts albums de différents groupes pouvant être très longs. Chacune des 10 "ambiances" (appelons les comme ça) s'enchaine parfaitement. On démarre l'album avec "Desire's Magic Theatre" et on laisse le charme opérer pendant près de 45 minutes, le final étant parfait.

La performance artistique est véritablement là. Rosalie Cunningham (chant / guitare) nous guide sans peine dans son univers. C'est d'ailleurs assez bizarre la force d'attraction que sa voix peut posséder. Rien à redire sur ses 4 acolytes, qui semblent aussi perchés qu'elle. On nage en plein dans les années 70. Le son est parfaitement retranscrit et se lie parfaitement avec les compositions décalées. Il faut dire que l'enregistrement, (aux Gizzard Studios) s'est déroulé sur un 16 pistes analogique. Les chiens ne font pas des chats. Ha, et Rosalie s'est occupé de la majorité de cet album, de l'écriture jusqu'au mixage.

Le problème de cet album (il faut bien en trouver un), c'est qu'au final, qu'en dire ? Ce style de musique est très spécial. On écoute pas cet album de la même façon qu'on écoute autre chose. Il y a deux issues possible : Soit on a adhéré au voyage, mené d'une main de maître par Purson et Rosalie, et on y retourne, soit on en ressort au mieux, complètement endormi.

Je vais vous raconter mon vécu avec cet album, qui j'espère vous fera vous décider : Avant écoute, je me suis renseigné sur le groupe, n'ayant jamais entendu parler de Purson. Je fût un peu déçu d'apprendre qu'il s'agissait en fait d'un opéra psychédélique. Moi qui ne jure que par le hard rock traditionnel, je n'ai jamais été opéra rock, mis à part avec Queen et son "A Night At The Opera". Installé confortablement dans le canapé, je me suis laissé entrainer sans mal par Rosalie, son groupe et son univers. Il en faut sacrément pour écrire un concept album de cette trempe ! J'ai carrément tout oublié et j'ai été happé par l'univers musical (et visuel) des anglais pendant 45 minutes. Je n'y retournerais peut être pas tous les jours, mais j'ai passé un moment musical vraiment agréable et poignant. Je suis sorti du canapé, j'étais en pleine forme. N'est-ce pas à ça que l'on reconnaît la bonne musique ?