FEUERSCHWANZ
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Folk Metal

Das Elfte Gebot
Enora
Journaliste

FEUERSCHWANZ

«Entre « Das Elfte Gebot » et « Die Sieben Todsünden », c’est presque un double album que nous offre Feuerschwanz, entre maîtrise, références musicales de qualité et plaisir pur et simple !»

18 titres
Folk Metal
Durée: 72 mn
Sortie le 26/06/2020
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Formé en 2004 du côté de nos voisins allemands, Feuerschwanz est un groupe de Folk Metal à influences Power et au-delà, ce qu’illustrent assez bien ses huit albums. Le premier en date, « Prima Nocte » (2005), donne une assez bonne idée, ne serait-ce que par son titre, de l’univers dans lequel se positionne le groupe. Depuis la parution de « Methämmer » (2018), Feuerschwanz a signé chez Napalm Records, et dévoile « Das Elfte Gebot » (qu’on peut traduire par « Le Onzième Commandement ») cet été !

Presque orientalisante, et impeccablement maîtrisée, ‘Meister der Minne’ est une entrée en matière claire et qui donne le ton, portée par une rythmique trépidante. On continue dans cette lignée très dansante avec ‘Metfest’ dont le ton joyeux devrait nous permettre de patienter jusqu’en 2021 pour retourner en festival ! Le titre éponyme arrive finalement assez tôt sur cet opus et si, comme le laisse présager l’introduction, le morceau se révèle bien plus sobre et mélodique que ce que Feuerschwanz nous a montré jusque là, les guitares ronflantes ne sont jamais loin. ‘Kampfzwerg’ permet de profiter de tous les bons éléments du Folk, en particulier des cordes très présentes et qui répondent à la voix, souvent accompagnée de chœurs retentissants ; puissance et engagement sont au rendez-vous !

Un peu à la manière d’un conte médiéval qui nous serait raconté au coin du feu, le groupe déploie peu à peu la fresque qu’on devine derrière ‘Im Bauch des Wals’, une composition très bien construite. Si on retrouve indéniablement des influences comme Trollfest dans ‘Mission Eskalation’, ce n’est pas pour nous déplaire tant cela fait le charme et l’audace de la chanson qu’on a envie de chanter à tue-tête (même sans parler allemand). D’ailleurs, le titre suivant, ‘Schildmaid’, n’a probablement pas besoin de traduction, d’autant plus que la musique parle d’elle-même ! Sur ‘Malleus Maleficarum’ (qui reprend, bien entendu, l’histoire de la chasse aux sorcières qui était l’objet du livre du même titre publié en 1486-1487), Feuerschwanz donne plutôt du côté de ce que des groupes de Power/Heavy dans la lignée de Powerwolf peuvent proposer, et c’est vraiment bien fait.

Avec une fougue toujours aussi appréciable, les musiciens se lancent dans ‘Lords Of Powermet’ ! Maîtrisée d’un bout à l’autre, la chanson offre l’occasion de souligner que chaque morceau a une identité propre sur cet album qui évite donc l’écueil de la répétition et de l’ennui dans lequel tombent parfois les groupes du genre. Batterie et basse s’emballent sur ‘Totentanz’, au ton plus sombre et Heavy avec des envolées lyriques qui rivalisent avec les guitares. La très réussie ‘Unter dem Drachenbanner’ arrive à point nommé pour nous rappeler qu’un peu à la manière de Brothers Of Metal, Feuerschwanz est avant tout un groupe rassemblant beaucoup de musiciens, ce que les chœurs incarnent à merveille.

Comme si cet album ne se suffisait pas à lui-même, Feuerschwanz a eu l’idée de lui ajouter « Die Sieben Todsünden », qui se traduirait par « Les Sept Pêchés Capitaux ». Il s’agit en fait de covers des titres : ‘Ding’ de Seeed, ‘Hier Kommt Alex’ de Die Toten Hosen, ‘Amen & Attack’ de Powerwolf, ‘I See Fire’ d’Ed Sheeran, ‘Gott Mit Uns’ de Sabaton, ‘Limit’ de Deichkind, et enfin ‘Engel’ de Rammstein ! Mais le mieux est probablement qu’on vous laisse découvrir tout ça par vous-mêmes après avoir jeté une oreille à ce « Das Elfte Gebot » dont le groupe peut être fier !