Cycles
Enora
Journaliste

COUNTLESS GOODBYES

«« Cycles », un album sympathique mais pas révolutionnaire qui a l'avantage de permettre aux auditeurs de se familiariser avec l'univers de Countless Goodbyes dont on suivra l'évolution»

10 titres
Metalcore
Durée: 38 mn
Sortie le 19/04/2019
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Habituellement, lorsqu'on est à la recherche d'un groupe de Metalcore, ce n'est pas vers la Finlande qu'on se tourne ; mais visiblement certains groupes commencent à agiter la scène locale à l'image du quintet Countless Goodbyes formé d'Onni Kivikaarre au chant, Andre Rodriguez à la batterie, Jancarlo Rodriguez et Ilari Ukkola aux guitares et Lauri Lilja à la basse et dont on découvre aujourd'hui l'album « Cycles ».

Countless Goodbyes pose très rapidement les bases de son univers musical avec ‘The Fallen', annonçant un Metalcore relativement classique et qui n'hésite pas à jouer du contraste entre passages planants avec chant clair et moments agressifs avec scream puissant. Si on peut regretter que le titre manque parfois de profondeur tant on aimerait que la basse de Lauri Lilja prenne davantage de place, on ne résiste pas non plus à l'envie d'agiter la tête, ce qui est plutôt bon signe. On ne s'attarde pas sur la conclusion au piano qui casse un peu la dynamique du titre et on plonge dans ‘Butterfly Effect', plus incisif et brut. Sans être débordant de créativité, le morceau est bien pensé et exécuté.

‘Faith In Me' est un titre intéressant en raison de son côté stellaire, presque distant et fragile, et grâce à un très bon travail de Jancarlo Rodriguez et Ilari Ukkola aux guitares qui donneraient presque l'impression de flirter avec du Tech Death dans la rythmique qu'ils proposent. Arrive ensuite la consensuelle ‘Memories Left Behind' qui n'apporte rien de transcendant à l'album mais reprend des références qui plairont aux amateurs du genre et permet à la chanson d'avoir des aspects d'hommage à la sauce Countless Goodbyes. Plus apaisée et avec un petit côté old school, voici la douce ‘Enemy' qui permet de profiter un peu plus de la voix claire d'Onni Kivikaarre. La rythmique entraînante et un peu plus chaloupée de ‘Hiding From Myself' ainsi qu'une performance vocale plus libre et inventive font le succès de la chanson à travers laquelle on devine un monde un peu plus sombre que ce qu'on pourrait penser au premier abord.

S'il faut retenir une proposition musicale plus sensible, c'est sans doute ‘Are You With Me', avec un beau travail de la batterie d'Andre Rodriguez. Etrangement, ‘Who We Are' donne l'impression d'une performance en équilibre, en apesanteur, une atmosphère qui réussit plutôt bien à la formation finlandaise. Bien plus brutal, ‘No Escape' arrive à point nommé pour redonner une bouffée d'énergie à l'auditeur alors que la fin de l'album approche. L'interlude au piano confirme l'impression première suivant laquelle il s'agit du titre le plus abouti et complet de « Cycles » et qu'il mérite réellement que l'auditeur s'y attarde. La conclusion s'intitule ‘Hourglass' et joue sur une prestation très investie et un clavier en background.

« Cycles » est un album sympathique mais pas révolutionnaire qui a l'avantage de permettre aux auditeurs de se familiariser avec l'univers de Countless Goodbyes qui se démarque surtout pas de bonnes références utilisées intelligemment.


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