ALESTORM
Plus d'infos sur ALESTORM
Folk/Power Metal
Chroniques

Curse Of The Crystal Coconut
Sergent Boomer
Journaliste

ALESTORM

«L'équipage Alestorm reprend la mer !»

11 titres
Folk/Power Metal
Durée: 44 mn
Sortie le 29/05/2020
538 vues

Alestorm, la formation folk-power avec une jambe de bois que l'on ne présente plus nous sert son sixième album studio "Curse Of The Crystal Coconut", toujours sous le label Napalm Records, auquel le groupe est fidèle depuis ses débuts en 2008.

Toujours dans la même lignée, Alestorm n'est pas du genre à se réinventer pour tenter de toucher un public plus large. Le groupe est loin de faire l'unanimité dans les rangs d'un public metal toujours plus exigeant, mais cela n'a pas l'air de les atteindre tant chacune de leurs prestations se font dans des salles pleines à craquer. Faut dire que la joie et le parfum de liberté qui ressort de leur musique et des textes, ça rassemble les foules. Et je pense que ce sixième album viendra confirmer mes dires.

Je dois dire que le premier morceau du disque, 'Treasure Chest Party Quest', n'est pas très convaincant, même si cela reste un bon échauffement pour le reste du disque. Rappelons que cette chanson est déjà sortie en single un mois avant que ces lignes soient écrites. 'Fannybaws' et ses "WO-OH" en chœurs viendront lancer chaque vers des couplets. Un morceau plutôt reposant avant le rapide 'Chomp Chomp' où la batterie ne se reposera que de rares fois.
Passons à 'Tortuga', sorte d'OVNI de l'album, des allures hip-hop aux sonorités rap metal réalisé en collaboration avec Captain Yarrface, le chanteur de Rumahoy, groupe dans la même lignée folk-pirate que Alestorm. Un titre surprenant, pas désagréable, qui ne manquera pas son envolée avant l'intégration de chœurs un peu plus chantés et non scandés sur le dernier refrain. En parlant de chœurs chantés, le très epic 'Zombies Ate My Pirate Ship' en sera un bon exemple. Une voix féminine, chantant le refrain sur un break accompagnée de violons juste avant un solo tout aussi puissant. Quelques morceaux de la deuxième partie de l'album se veulent un peu plus adoucis, tout en restant dans le folk metal et son coté remuant, un peu plus de violons intégrés donnant des allures symphonique à 'Call Of The Wave'. Le très court 'Shit Boat' viendra tout de même comme un petit rappel à la veine de Alestorm avant d'attaquer 'Pirate Metal Drinking', dont le titre dit tout. Plutôt festif comme morceau, il vient rappeler dans le texte que le groupe est lui même, après traduction : "un équipage qui boit et fait du metal, et ils s'en foutent." Vient maintenant 'Wooden Leg Part 2 (The Woodening)', un morceau de plus de huit minutes qui viendra faire écho, bien sûr, à 'Wooden Leg', présent sur l'album "Sunset On The Golden Age" sorti en 2014. Le meilleur titre à mon sens sur cette galette. Sa structure, ses variations en raviront plus d'un. Les quelques passages instru en 8-bit nous feront voyager dans les précédents opus de la formation. En fin de voyage, le groupe nous sert une reprise, 'Henry Martin', une chanson traditionnelle écossaise qui parle d'un marin devenu pirate pour subvenir aux besoins de ses deux frères. Quoiqu'un peu courte, le morceau vient ponctuer en douceur cet opus.

Trois ans se seront donc écoulés depuis le très bon "No Grave But The Sea" et ses refrains plus marquants les uns que les autres. L'équipage mené par Christopher Bowes est de retour. Et comme tout gros navire, l'album tarde un peu avant de prendre sa vitesse de croisière et nous satisfaire, mais c'est un album très attendu en cette année particulière qu'est 2020.