SHURIKEN CADAVERIC ENTWINEMENT
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Death Metal

Constructing The Cataclysm
Enora
Journaliste

SHURIKEN CADAVERIC ENTWINEMENT

« Avec « Constructing The Cataclysm », le duo tient son pari de transporter l’auditeur dans un Japon fantasmé du passé qui voit samouraïs et démons mythologiques s’affronter dans une lutte à mort, mais on pourrait attendre un peu plus d’innovation. »

8 titres
Death Metal
Durée: 33 mn
Sortie le 05/08/2022
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Depuis 2006, Jordan Varela et Jay Barnes se sont associés sous la bannière de Shuriken Cadaveric Entwinement dont on ne connaissait que deux albums jusqu’à présent : « As The Shroud Of Suffering Suffocates The Land » (2007) et « Resuscitating The Vile » (2013). Toujours aussi attaché à son univers évoquant un Japon mythologique, le groupe dévoile « Constructing The Cataclysm », sa dernière création.

Du chaos indistinct, des bruits de combat au sabre émergent sur les premières secondes de ‘Insurrection of the Diabolical’ ; ça commence bien, le groupe semble fidèle à son univers. Si on était encore sceptique, le scream de Jay Barnes vient nous cueillir au vol sur une ligne rythmique simple mais meurtrière ! ‘Breaching the Gates of Tranquility’ poursuit au même niveau d’énergie mais en jouant sur des éléments Death moins démonstratifs, qui ne perdent pour autant rien en efficacité. L’introduction de ‘Insidious Spiritual Incarceration’, bien que trop vite interrompue, nous donne à entendre les cris de victimes qui se font vraisemblablement découper. Cette petite attention continue de nous rappeler que Shuriken Cadaveric Entwinement tient à emporter l’auditeur dans son univers et à lui raconter une histoire construite étape par étape.

Avec des morceaux comme ‘Awaiting the Infinity of Oblivion’, le duo prouve sa réflexion autour de la composition de titres complexes qui mêlent des passages puissants qu’on adorerait entendre en live et d’autres plus subtiles sur lesquels il faut tendre l’oreille pour profiter de l’ensemble du travail fourni. On sent venir la crise d’épilepsie avec ‘Irrevocable Siege of the Abominable’ un morceau moins marquant mais qui permet de profiter des talents du multi-instrumentiste Jordan Varela qui gère la batterie, la basse et la guitare.

Si l’album s’est révélé très réussi jusqu’à présent, on sent un petit passage à vide avant le dernier tiers puisque ‘Fragmenting the Profane’ fonctionne sur le même modèle qu’’Irrevocable Siege of the Abominale’, à savoir un titre sympa mais qui tourne un peu en rond. Nouvelle introduction explicite avec ‘Tribunal of the Oni’, un titre qui propose des riffs à la mélodie bien pensée, qui permet aux auditeurs d’accompagner le groupe dans ses récits mythologiques inspirés du Japon ancien qui multiplient les références aux démons déferlants avec fureur dans le sillage d’Enma, le seigneur des enfers. Le titre éponyme vient conclure cet album dans le même esprit que Shuriken Cadaveric Entwinement l’avait ouvert, c’est-à-dire à pleine puissance et toujours ancré dans le même univers.

Avec « Constructing The Cataclysm », le duo tient son pari de transporter l’auditeur dans un Japon fantasmé du passé qui voit samouraïs et démons mythologiques s’affronter dans une lutte à mort. On y retrouve tous les bons éléments du Death ainsi que la touche personnelle de Shuriken Cadaveric Entwinement qui signe ici un opus sympathique qui manque cependant parfois d’innovation.