NAGLFAR
Plus d'infos sur NAGLFAR
Melodic Black Metal

Cerecloth
Anibal BERITH
Journaliste

NAGLFAR

«Déçu par l'album, conquis par quelques titres, un Ep avec les meilleures compositions aurait suffi à remettre le trio suédois sur les rails de la composition après huit ans d'absence.»

9 titres
Melodic Black Metal
Durée: 43 mn
Sortie le 07/05/2020
380 vues

Il aura fallu attendre huit ans pour que le trio suédois reprenne la route des studios afin de nous délivrer leur septième méfait ! Intitulé "Cerecloth", ce nouveau matériel distille un black mélo traditionnel sur près de 3/4 d'heure et neuf compositions. Doté d'un artwork peu original (confié à Kristian Wahlin), il me rappelle l'univers death old school (Grave). Je suis surpris par ce choix, toutefois, l'important est davantage dans le contenu.

Pour ma part, le contenu est aussi décevant que la "cover art" avec des compositions très irrégulières et rapidement lassantes. Il ne m'aura fallu que trois titres pour que je décroche mais heureusement quelques bonnes surprises en persévérant dans la lecture et la re-lecture de la galette.

Laissant présager d'un disque puissant et envoûtant grâce aux deux premiers titres : 'Cerecloth', par ses riffs mélo saisissants, son tempo effréné, son chant terrifiant, une sorte de mix entre Dark Fortress et Necrophobic et 'Horns', qui en rajoute une couche par son ambiance épique et triomphante à la Nordjevel, hélas, l'euphorie s'éteint dès la moitié de 'Like Poison for the Soul' qui me plonge dans un ennui profond. Ca manque clairement de nuances, de volume dans les compositions, ces dernières s'écoulant platement sans surprise, sans saveur, sans âme...

A ce ressenti s'ajoute un mixage approximatif. Le chant et la double caisse sont mis trop en avant, masquant profondément la seule chose qui me fait vibrer : les riffs ensorcelants de la rythmique parfaitement enchainés ! Heureusement, ce désagrément passe au second plan après plusieurs écoutes, on s'habitue et çà se rééquilibre au fil du déroulement de la tracklist. De plus, quelques passages viennent revigorer l'ensemble ('Vortex of Negativity', 'A Sanguine Tide Unleashed') mais çà n'a que l'effet d'un pétard mouillé.

En effet, les deux dernières compositions n'offrent guère plus d'enthousiasme : 'Necronaut' tentant la fameuse sensation lancinante de ce "quelque chose qui ne part pas" mais sans être intrigant, et le titre outro 'Last Breath of Yggdrasil', très mélancolique, lent et contrebalançant dans le mauvais sens le détonnant titre éponyme introductif.

Je ne vous cache pas ma déception à la suite de la découverte de ce septième album des suédois. Après huit ans de patience, je m'attendais à quelque chose de plus inspiré. Hormis les quelques titres que j'ai énumérés dans cette chronique, je reste sur ma faim en ayant eu la sensation d'écouter un disque sur lequel il y a eu beaucoup de travail mais qui a été mal assemblé. A mon avis, un Ep aurait suffi pour remettre le groupe dans la dynamique avant de se relancer dans la composition d'un album.

Tracklist :
1. Cerecloth 04:05
2. Horns 04:38
3. Like Poison for the Soul 06:31
4. Vortex of Negativity 05:02
5. Cry of the Serafim 04:25
6. The Dagger in Creation 05:07
7. A Sanguine Tide Unleashed 03:54
8. Necronaut 03:29
9. Last Breath of Yggdrasil 06:30