BLACK LABEL SOCIETY
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Métal Rock
Chroniques

Catacombs of the Black Vatican
United Rock Nations

BLACK LABEL SOCIETY

11 titres
Métal Rock
Durée: 44 mn
Sortie le 08/04/2014
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Allelujah ! Ou plutôt « Rrrrhhhaaa !!! » ! Le choeur des bikers, buveurs de bière et autres bourrins cosmiques poussent un ouf de soulagement car leurs prières sont exaucées : après 4 ans de pénitence, Black Label Society est revenu porter la bonne parole. Que nous proposent le divin gratteux Zakk Wylde et ses apôtres pour succéder à l'énorme « Order of the Black » ?

Après les « ordres » donc, on passe aux « catacombes du Vatican » ! S'agit-il de la face cachée du dernier opus ? La réponse est délicate, car il faut le dire d'emblée : aucun morceau de ce « Catacombs » ne se démarque a priori comme un futur « hit », ou classique potentiel de BLS. D'autant qu'avec 11 morceaux seulement, on a là l'une des oeuvres les moins prolixes avec « Stronger Than Death » et le mémorable « The Blessed Hellride ». Et pour en finir d'emblée avec les déceptions de ce disque, on déplorera une production tout juste correcte, d'où un son un peu faiblard pour mettre en valeur la puissance de la Society.

Pas de quoi convertir de nouveaux fidèles donc, mais les fans de BLS pourront néanmoins, en toute objectivité, être contentés par ce nouvel opus : les trois morceaux d'ouverture leur en donneront pour leur denier du culte. Charpentés autour de riffs simples voire simplistes, le très « sabbathien » « Believe », ou encore le refrain à la Ozzy de « Fields of Unforgiveness », mais aussi le plus rapide « My Dying Time » reprennent les recettes infaillibles : guitares puissantes, harmoniques hurlantes, solos de grande classe (évidemment !) et refrains catchy.

D'autant que l'on constate que malgré les soucis de santé que rencontre apparemment Zakk, sa voix de bluesman (même si elle est, comme souvent, doublée pour les refrains), donne comme de coutume à la musique de BLS ce tout petit supplément d'âme, cet indéfinissable charme et l'on se dit que les années, les hectolitres de Jack et salles de concert enfumées ne peuvent que bonifier l'organe du guitar hero !

Celui-ci fait évidemment merveille sur les ballades, qui sont au nombre de trois (eh oui ! C'est le tarif !). Et, comme souvent, Black Label Society est particulièrement inspiré en la matière : on retiendra les cordes sur « Angel of Mercy » et le titre de clôture « Shades of grey », à la sauce très 60's sur des arpèges, triste mais pas mièvre.

Et quand, après quelques écoutes, on aura pu apprécier au final l'efficacité des titres heavy, il ne restera plus, une nouvelle fois, qu'à bénir Zakk. La messe est dite. Resortez les vestes à patches et allez en paix, mes frères !

Larry