BROKEN HOPE
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Death Metal

Mutilated And Assimilated
Julien Pingenot
Journaliste

BROKEN HOPE

«Broken Hope revient avec un album qui ne révolutionne rien mais qui plaira aux amateurs du genre.»

12 titres
Death Metal
Durée: 39 mn
Sortie le 23/06/2017
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Broken Hope est un des groupes pionnier de la scène Death Metal, en effet comme ils se sont formés en 1988, ils ont obtenu une certaine reconnaissance leur permettant de figurer comme des incontournables du genre, surtout au niveau du Brutal Death Metal. Broken Hope distille un Brutal Death classique à la Cannibal Corpse par exemple, qui se caractérise par des growls bien gutturaux, des guitares alliant le côté viscéral de ce genre de musique et le groove que peut nous offrir certains riffs ou solos, la basse est lourde et technique (par moment) et la batterie enchaîne les blast-beats sans discontinuer.

Après une longue pause de 2002 à 2012, le combo revient en 2013 avec « Omen Of Disease », album par lequel j'ai découvert le groupe, qui était un bon album de Brutal Death sans pour autant me retourner comme peut le faire d'autres groupes de la même scène (Benighted!). Et en 2017, ils reviennent avec « Mutilated and Assimilated ».

« The Meek Shall Inherit Shit » ouvre l'album et on ne peut pas se tromper, c'est du Broken Hope tout craché. En effet, on retrouve tout les éléments qui ont fait Broken Hope. On enchaine rapidement sur « The Bunker », la même recette mais cette fois si avec un solo et un refrain qui reste en tête. De plus, l'utilisation de samples (déjà présents sur Omen Of Disease) rajoutent un côté encore plus malsain au morceau.

Le titre éponyme continue sur la même lancée, même si c'est clairement un des morceaux les plus reconnaissable dans cette bouillie de tripes notamment grâce à ce riff d'intro qui écrase tout! Pour le reste on reste sur du classique. « Outback Incest Clan » nous offre un riff tellement groovy qui cela démarque bien le morceau du reste de l'album, de plus c'est un morceau assez court qui fait la part belle aux côté plus grind du groupe.

« Malicious Meatholes » surprend par l'utilisation de sample qui couvrent une guitare acoustique, ce qui casse le rythme de l'album et permet d'aérer l'écoute de ce dernier. Après cela, on change pas la recette et on bourrine, pour revenir sur ce moment planant pendant plus d'une minute trentre.

Avec « Blast Frozen » on rentre dans la seconde partie de l'album, et Broken Hope oblige, on ne fait pas dans la demi-mesure et on défouraille sévère ! C'est ainsi qu'on enchaîne les morceaux, « Blast Frozen », « The Necropants » et « The Carrion Eaters » qui s'enchaîne parfaitement sans laisser à l'auditeur le temps de reposer ses tympans ni de reprendre son souffle tant la musique est viscérale, sale et intense.

Fait intéressant, le morceau suivant « Russian Sleep Experiment » est inspiré d'une Creepy Pasta. Et pour ceux qui ne savent ce qu'est une Creepy Pasta, ce sont des histoires horrifiques fictives tirés de légendes urbaines concernant l'histoire, Internet ou encore le Jeu-vidéo. Ce qui rend ces histoires intéressantes c'est que l'on a du mal à distinguer le vrai du faux. Voici quelques Creepy Pasta très connues : Le Slender Man, La chanson de Lavanville ou encore La cartouche maudite du jeu Zelda Majora's Mask.

Bon, pour les trois derniers morceaux « Hell's Handpuppets », Beneath Antarctic Ice » et « Swamped-In-Gorehog », on reste sur du lourd. De plus, « Swamped-In-Gorehog » est clairement le morceau le plus long puisqu'il dépassent les six minutes et de part sa longueur, il arrive à synthétiser tout le côté viscérale et sale de l'album. De plus, on alterne entre passage mid-tempo très groovy et des plus rapide.

Au final, Broken Hope revient avec un album qui ne révolutionne rien mais qui plaira aux amateurs du genre.