Y-BLUES
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Blues Rock

Belong to the Barrel
Julien Pingenot
Journaliste

Y-BLUES

«Belong to the Barrel », fut une excellente surprise, de part l'orientation musicale assez singulière mais aussi par l'efficacité des morceaux et le talent de ces compositeurs.»

9 titres
Blues Rock
Durée: 46 mn
Sortie le 24/11/2017
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Y-Blues est un groupe grenoblois formé une première fois en 2007 puis ressuscité en 2011. Le combo, se décrit comme un groupe de « Jack Blues Metal », et en effet cette étiquette colle plutôt bien. Ici, pas de guitare électrique, seulement une guitares sèche, une basse et une batterie, et bordel ça à de la gueule !

En général, je ne me renseigne pas sur le groupe pendant la phase d'écoute (seulement avant la rédaction de la chronique) et lorsque que « Broken Legs (Part 1) » commence, je me suis dit : « Voici un groupe purement 'ricain bien sympathique ». C'est alors que je m'engouffre dans l'écoute de cet album.

Pour revenir sur « Broken Legs (Part 1) », c'est un très bon morceau qui nous introduit à ce qui va suivre. En effet, l'intro plutôt calme qui monte crescendo, démontre une certaine délicatesse et virtuosité de Yaiba (et bon dieu qu'il est doué!). Après le morceau, s'accélère et devient beaucoup rentre dedans, et il est indéniable que les influences du Métal sont présentes, ça joue vite, le chant puissant, …

Tout au long de l'album, Y-Blues va sans cesse essayer d'apporter des éléments nouveaux dans la composition des morceaux afin de rendre ces derniers mémorables. Le mix d'influences Jazz et Métal est vraiment intéressant et s'illustre lors de petits interludes très réussis (« Killing the Dragon Platypus ( Through the Fire of My Anus », « Injustice for All » ce solo de fin !!). De plus, les morceaux efficaces sont légions (« Desert », « Eternity », « End of Time » , … ), ces morceaux apportent une réelle dynamique à l'album, ce qui empêche de nous ennuyer et de trouver l'album trop long.

Un autre élément qui apporte de la diversité aux compositions sont les différents chants, en effet il y a le chant de Yaiba, qui nous accompagne tout au long, mais aussi il y a du chant féminin (« Broken Legs (Part 1 et 2) ») et du growl (« End of Time »).

Il y a aussi la ballade « Walking Man » qui est très réussi, qui ne révolutionne rien, mais qui, avec cet harmonica, à su toucher un amateur de Slam Death beaucoup trop violent pour le commun des mortels. En effet, c'est le morceau que j'ai le plus réécouter, d'un côté parce qu'il permet de faire un « break » dans l'album avant de répartir et de l'autre je trouve le morceau réellement sincère et réussi (cet harmonica !!).

Et enfin, c'est sur «  Killing the Dragon Platypus ( Through the Fire of My Anus » que j'ai compris que les joyeux lurons de Y-Blues était français puisque le seul et unique Fetus du non moins connu groupe Ultra Vomit est en guest. Et il reprend pour notre plaisir l'intro de « Darry Cowl Chamber ».

Pour finir, « Belong to the Barrel », fut une excellente surprise, de part l'orientation musicale assez singulière mais aussi par l'efficacité des morceaux et le talent de des compositeurs.