PARADISE LOST
Plus d'infos sur PARADISE LOST
Doom/Death Metal (early), Gothic Rock/Metal (later)
Chroniques

Believe in Nothing
Shades Of God
Journaliste

PARADISE LOST

«''Believe in Nothing'' a enfin le son et le mixe que ses magnifiques titres méritaient en 2001, mieux vaut tard que jamais.»

12 titres
Doom/Death Metal (early), Gothic Rock/Metal (later)
Durée: 46 mn
Sortie le 29/06/2018
6768 vues

Quelques mois après la réédition de ''Host'', Paradise Lost continue de ré-explorer sa discographie, et particulièrement la partie la plus décriée, avec cette fois-ci une nouvelle édition de ''Believe in Nothing'', initialement paru en 2001. Pour ce faire, les Anglais ont décidé de retravailler pas mal de choses : le mixe, le master, et même l'artwork, pour que 17 ans après, ''Believe in Nothing'' colle réellement à ce que Paradise Lost souhaitait lors de sa sortie. Ce qui, vous vous doutez, fut loin d'être le cas.

Si Paradise Lost aime les compositions de ''Believe in Nothing'', ils n'ont jamais caché être déçus du résultat final. Sa production fade et son artwork immonde ne reflètent absolument pas ce que l'album était censé dégager, le groupe rejetant une bonne partie de la responsabilité sur EMI, qui aurait imposé ces choix étranges pour toucher (du moins espérer) un public plus large dans l'univers Rock / Metal. L'histoire aurait pu en rester là, ''Believe in Nothing'' être un semi-échec sans conséquences dans l'immense carrière de Paradise Lost, mais non, la bande de Nick Holmes, en a décidé autrement et voulait absolument que les titres de cet album aient la production qu'ils méritent. Le travail de restauration a été confié à Jaime Gomez Arellano du Orgone Studios, qui collabore avec le groupe depuis ''The Plague Within'' (2015) et le moins que l'on puisse dire, c'est que cette collaboration est un franc succès. ''Believe in Nothing'' version 2018 a une allure folle, bien plus Gothic sur le fond, le son y est plus lourd, plus rentre-dedans, l'impact est réel et immédiat. Le mixage entre les éléments électros et les guitares est extrêmement bien dosé, laissant l'un ou l'autre prendre le dessus quand il le faut ('Look At Me Now'), la basse bien plus en avant ('Illumination', 'Fader'), les frappes de batterie bien plus lourdes ('I Am Nothing', 'Sell It To The World') et que dire de l'immense voix de Nick Holmes qui sublime l'ensemble. Le nouvel artwork est également à mentionner puisque soyons francs, l'original est d'une atrocité sans noms, celui-ci colle parfaitement à l'esprit de la musique, à celui de l'album, et plus généralement à celui de Paradise Lost.

Alors on peut toujours y voir une opportunité de faire les fonds de tiroirs et par la même occasion de vendre quelques éditions limitées, sauf que force est de constater que cette réédition est une pure réussite musicalement et visuellement parlant. Si ''Believe in Nothing'' 2018 possède toujours cette dose Electro / Rock (qui en a rendu plus d'un fous) que Paradise Lost mettait en avant à l'époque, il n'en demeure pas moins que les compositions sont merveilleuses, puissantes et poignantes à la fois, elles méritaient bien une cure de jouvence.

Si vous n'avez pas aimé ''Believe in Nothing'' a sa sortie, nous vous conseillons fortement de jeter une oreille sur sa réédition, vous pourriez être surpris et vous découvrir un amour insoupçonné pour cet album tant vilipendé. Paradise Lost a eu le nez fin en confiant à Jaime Gomez Arellano le boulot, ''Believe in Nothing'' a enfin le son et le mixe que ses magnifiques titres méritaient en 2001, mieux vaut tard que jamais.