Bastard
Enora
Journaliste

STAHLMANN

«« Bastard », un très bon album si on attend de l'Indus simple et efficace»

10 titres
Metal Industriel
Durée: 36 mn
Sortie le 17/06/2017
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Stahlmann (c'est de l'Indus allemand si le nom n'était pas assez clair) revient vers nous pour son nouvel et cinquième album, sept ans après le premier, « Stalhmann ». Si vous ne le savez pas encore, je suis une grande fan d'Indus (sauf de Rammstein) et de Cyber Goth, donc vous vous doutez à quel point la sortie de cet album me réjouit !

L'angoissant « Leitwolf » a la lourde tâche d'ouvrir cet album. En effet, je trouve qu'il peut être difficile de faire entrer des auditeurs dans une ambiance Indus donc le premier titre doit vraiment jouer ce rôle de transition et, malgré son premier aspect un peu abrupte, cette chanson y parvient plutôt bien avec sa rythmique reprises au clavier en sons de cordes sur lequel se pose une voix parlée. « Judas » prend la relève sur une rythmique plus lente et hypnotique. On se laisse immédiatement aller à quelques mouvements de tête sur ce titre plus agressif où le chanteur passe en voix saturée pour notre plus grand plaisir. Le riff de guitare de « Bastard », en réponse à la ligne de clavier, vous restera forcément en tête, à moins que ce ne soit son atmosphère inquiétante mais séductrice. La chanson repose sur les ruptures rythmiques et les changements d'ambiance, mais l'équilibre est là.

La majesté du début de « Nichts Spricht Wahre Liebe Frei » a de quoi surprendre en comparaison des précédents morceaux mais les nappes de clavier de Stahlmann ne sont jamais loin, tout comme la voix robotique et susurrante du chanteur. « Wächter » s'annonce tout de suite comme plus sombre et proche d'une atmosphère gothique grâce à la ligne rythmique qui se brise soudainement pour laisser place à la voix aux accents malsains. Le clavier de « Von Glut zu Asche » est plus léger et lumineux mais on revient en fait à une mélodie imposante, à la manière de l'introduction de « Nichts Spricht Wahre Liebe Frei ». On oscille entre temps forts et passages quasi-religieux autour du clavier. « Alptraum » sonnerait presque comme de l'Horror Metal sur une rythmique plus entraînante.

On continue avec « Dein Gott », bien plus énergique et dansant. Stahlmann n'invente rien mais propose malgré tout un morceau agréable et qui rencontre un certain succès sur la partie plus agressive. « Schwarz und Weiss » est une chanson lente et angoissante qui contraste clairement avec le reste de l'album tant elle apporte une ambiance nouvelle. Si, en apparence, « Supernova » est dans le même ton, vous vous rendrez rapidement compte qu'elle est bien plus joyeuse et vivante que le titre précédent. Et c'est « Military Lapdance » qui vient clore cet album et honnêtement, ça faisait longtemps qu'une chanson n'avait pas aussi bien porté son nom. Envie de se déhancher et rythmique à l'efficacité militaire sont les maîtres mots ici, mais qu'est-ce que c'est bon !

« Bastard » est un très bon album si on attend de l'Industrial Metal simple et efficace. En revanche, il est clair que Stalhmann n'apporte rien de nouveau au genre et ne se lance dans aucune grande évolution ou tentative. Mais on ne résiste pas à en réécouter pour se mettre dans une ambiance festive et sensuelle.


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