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Aurora

Enora
Journaliste

Traümen von Aurora

"Aurora" incarne son message avec puissance et beauté tant une certaine lumière, tantôt aveuglante et tantôt douce se ressent à travers les différents morceaux de l'opus.
6 titres
Post-Black Metal
Durée : 46
Sorti le 19/08/2022
1375 vues

Formé en 2007 en Allemagne, Traümen von Aurora est un groupe de Post-Black (et on sait que la scène allemande regorge de pépites dans ce genre !). Après "Sehnsuchts Wogen" paru en 2012 et "Rekonvaleszenz" un an plus tard, le groupe se fait discret jusqu'à aujourd'hui avec la sortie du double album "Luna & Aurora". Aux éclats de la lune succède le lever de soleil, il est donc temps de découvrir "Aurora".

L'entrée en matière, 'Aurora I', est définitivement plus lumineuse que les morceaux de "Luna". Une force de vie rayonnante en émane et Traümen von Aurora parvient à la traduire avec maîtrise en musique, nous offrant un morceau qu'on a envie de réécouter tant il est intelligemment pensé et exécuté, nous entraînant dans une atmosphère très différente de l'autre opus de ce double-album. Bien que plus noir, 'Gram und Verve' reste un titre entraînant porté par le scream et la guitare de Camilo Hernandez, le tout sur une ligne rythmique parfois un peu trop simple mais passons.

Si 'Aurora II' ne perd pas en intensité par rapport à ce début d'album, la voix chantée déçoit par sa faiblesse tant du côté de la justesse que ce celui de l'engagement émotionnel. Le duo rythmique basse-batterie assure une assise solide à l'ensemble et permet aux guitares de broder des riffs mélodieux qui représentent finalement le réel intérêt de ce morceau. Tout comme "Luna" avait son morceau instrumental avec 'Nicht alle Dunkelheit der Welt...', "Aurora" a le sien (si on met de côté une toute petite apparition du scream qui n'était d'ailleurs pas nécessaire) avec 'Epiphanie', une très belle composition qui s'inspire autant du Melodic Death Metal que du Post-Black pour finir par trouver un équilibre propre à Traümen von Aurora.

Batterie et clavier ouvrent 'Essenz der Wildnis', presque immédiatement rejoints par la guitare, pour une composition qui prend des airs de Prog sans qu'on sache trop si Traümen von Aurora compte s'en tenir à cette ligne directrice ou non... Faisant la part belle au scream de Patrick Wunsch, la suite confirme qu'il s'agissait plus d'un prétexte que d'une réelle intention (ce qui n'empêche pas de profiter du passage en voix claire à mi-morceau). Pour finir cet album, le groupe nous emporte pour presque quinze minutes avec '...kann eines Lichtes Flackern trüben'. Ténébreux à souhait, ce titre permet enfin au clavier de prendre la place qu'il mérite alors que l'ensemble du groupe semble se libérer des chaînes qui entravaient sa liberté de mouvement.

S'il est indéniable que "Luna" et "Aurora" fonctionnent comme un ensemble, la deuxième partie du diptyque incarne mieux son message tant une certaine lumière (tantôt aveuglante, tantôt douce) se ressent à travers les différents morceaux de l'opus. Le travail réalisé par Traümen von Aurora est également de qualité plus homogène, articulé autour de chansons plus engagées et engageantes émotionnellement.