CHRONOLYTH
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Melodic Death Metal

Atrophy
Morbid Domi
Journaliste (Belgique)

CHRONOLYTH

12 titres
Melodic Death Metal
Durée: 48 mn
Sortie le 29/04/2016
4046 vues
INDEPENDANT
Chronolyth nous vient de Brisbane en Australie. Nos artistes possèdent 5 années d’expérience au service du Death mélodique de type Groovy.

En 2013, sortait le très agréable « Sovereign » qui montrait déjà de belles prédispositions musicales ainsi qu’un intérêt à nous plonger dans l’univers Chronolytien, prouvant que le groupe innove, crée son propre style.

Il est temps de nous pencher sur leur nouvel album, seconde offrande de leur respectable carrière.

Nous démarrons sur une superbe intro « Atrophy » qui vous rappelle l’univers des Blackeux Français de Dunkelnacht, nouvelle mouture. Le son est excellent. Superbe production.

« Facing The Ash » vous tombe ensuite, tel un ouragan soufflant tout sur son passage…si vous aimez Fear Factory, vous décollez aussi. Le chant d’Hamish est de toute puissance, ses parties hurlées sont somptueuses. Les riffs de Ben et Alex, parfaitement soudés à l’unisson, vous plongent dans une remarquable musicalité.

« Revenants » fait la part belle au bon jeu de batterie de Michael Gee. Epoustouflant !!
Le chant est ponctué de chœurs engagés. Nous sommes toujours dans l’envolée et comprenons que nous ne sommes pas prêts de retomber sur le sol de la terre mère.

« Shadows and Sorrow » démarre en tempo plus calme, cette fois, ce sont les mélodies des guitares qui se taillent la part du lion. Mais passées les quelques secondes de répit, nous repartons dans la quintessence du mot « Power ». Ceux qui ne jurent que par « Dark Tranquility » risquent ici de voir que nous sommes bien plus loin que les ancrages de l’école Suédoise, pourtant déjà bien réputée.

« March of the Forsaken » poursuit sur cette architecture bien efficace mais montre aussi le travail de soutien au chant. Les sympathiques Manowar peuvent apprendre ici une leçon de puissance et de chant en terrible cohésion.

« Marrow (to the Bone) » écrase ce qu’il reste encore de solide. Petit hic, j’entends moins la richesse du jeu de basse de Jimmy tant le volcan sonore brûle tout au passage.

« Demon (Eyes) » poursuit dans le même schéma, sans perdre en qualité musicale. Vous comprenez à ce stade que les titres déjà ingurgités sont des tueries qui s’enchaînent sans lasser l’esprit.

« Archangel » et « Ascension » poursuivent le travail de sape. Votre cerveau est broyé sous leurs décibels.

Que dire de ce morceau titanesque « Live to destroy » qui se présente à vous en tant que véritable orfèvre de ce monde moderne. Colossal, entre micro-breaks et riffs « Hypocrisyens » sublimés.

« Unified Hatred » transcende les racines coreuses de par ses riffs diaboliques. Là, ça sent franchement le souffre.

Le dernier titre, « Burn », sévit, on cherche le drapeau blanc…mais horreur, on ne sait plus même ce qu’est un drapeau, ni ce qu’est capituler. Vos ultimes résistances se seront écroulées, et vous vous sentirez laminés.

En conclusion, le fait que cet album se soit, non pas écouté, mais spirituellement dévoré, démontre que l’intérêt porté sur l’œuvre est dignement récompensé par un sentiment très positif de félicité.

« Atrophy » tue, c’est un chef d’œuvre qui marie subtilement le Death mélodique avec des racines Hardcores soignées. Les riffs sont imparables, énergiques et entraînants. Le chant est puissant est en parfaite harmonie avec le fond musical. Parler de fond est un euphémisme tant vous prenez le tout en pleine face, c’est encore plus puissant que le mythique « Vulgar Display of Power» des respectés Pantera et un cran au-dessus du pourtant très bon « Burn my Eyes » de Machine Head.

Chronolyth ne transcende pas le Death mélodique, il en réécrit les fondements en réalisant un superbe crossover avec les bases « Core », tantôt Deathcore, tantôt Hardcore dans la structure. Si je ne puis vous dire qu’une seule chose…c’est foncez sur cette divine galette, vous ne le regretterez pas.

Qu’on ne vienne pas me dire que le métal ne se porte pas bien !!!

Cet album fonce directement sur les hautes marches de mon propre top 10 de l’année 2016.

Morbid Domi