DAWN OF DISEASE
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Death Metal
Chroniques

Ascension Gate
Anibal BERITH
Journaliste

DAWN OF DISEASE

«Un bel album, dense et puissant.Très rythmé, sachant naviguer entre douceur, moments épiques et brutalité»

10 titres
Death Metal
Durée: 50 mn
Sortie le 11/08/2017
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Fêtant leur quatorzième année d'existence, le quintet allemand originaire d'Osnabrück, nous délivre cette année, via Napalm Records, leur quatrième album intitulé ''Ascension Gate''.
Très peu de changements dans le line up que l'on peut considérer comme stable depuis 2009 hormis le bassiste, Christian Wösten, nouveau venu dans la bande depuis 2016.
Pour le reste, c'est toujours en compagnie de Tomasz Wisniewski (chant), Mathias Blässe (batterie), Oliver Kirchner et Lukas Kerk aux guitares que nous allons découvrir ce nouvel opus de death mélo.

Pas spécialement fan du genre habituellement, j'ai tout de même bien apprécié cet album qui se distille en 10 titres sur une cinquantaine de minutes dont le dernier morceau, de plus de 9 minutes, se caractérise comme étant la pièce maîtresse de l'oeuvre.
Globalement très mélo avec toutefois un chant très caverneux pouvant s'apparenter sur certains morceaux, aux titres des maîtres du genre Amon Amarth ('Perimortal', 'Fleshless Journey'), les Allemands prennent des risques en sortant des sentiers battus et en ne restant pas enfermés dans ce genre tellement plaisant au public.
C'est ainsi que nous allons prendre un bon ''kick ass'' avec 'Leprous Thoughts' et 'Akephalos', qui d'entrée offrent une rythmique directe sur un tempo énergique et brutal. Des morceaux taillés pour le live et d'ailleurs le groupe nous gratifiera du second titre cité lors de son passage au Party San 2017.
Le reste de l'album est clairement mélo et épique en proposant une variété certaine dans les rythmiques et le tempo; Tomasz conservant toujours son chant très profond et sombre. Cela confère d'ailleurs une atmosphère assez déroutante puisque d'un côté nous avons l'esprit triomphant de la musique et de l'autre, la mélancolie du chant.
Hormis les deux titres plus directs dont nous parlions plus haut, chaque chanson est dotée d'une longue intro permettant de poser le décor en proposant des riffs lancinants ('Passage'), des plans plus lourds à la limite du doom ('Ascension Gate'), des morceaux guerriers et conquérants ('Perimortal', 'Fleshless Journey').

L'album se solde par 'Mundus Inversus' qui est clairement la pièce maîtresse de l'oeuvre mettant en avant la partie instrumentale des artistes avec peu de place laissée au chant. Un savoir faire technique et musical permettant d'imposer un rythme puissant et martial sur fond de riffs redondants et ne s'enfermant pas pour autant dans la monotonie, le titre étant très varié. La puissance monte de minute en minute et on se surprend à headbanguer et à se laisser emporter par la mélodie jusqu'au final hypnotique.

Un bel album, dense et puissant.Très rythmé, sachant naviguer entre douceur, moments épiques et brutalité avec toujours une petite touche mélancolique apportée par des plans plus lourds et le chant au fil des compositions. Une belle prestation au Party San saluée par un public nombreux bien que le groupe foulait la scène secondaire. Les fans du genre seront conquis.

Anibal Berith