Suicide society
United Rock Nations

ANNIHILATOR

9 titres
Heavy Metal
Durée: 45 mn
Sortie le 18/09/2015
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Les Canadiens d'Annihilator ont soufflé leur 30ème bougie en 2014 à cheval entre un bon album "Feast" et cette toute nouvelle livraison, "Suicide Society", leur 15ème album. Avec le départ du chanteur/guitariste Dave Padden, fatigué des tournées régulières, Jeff Waters renoue avec le chant, ce qui en soi est un événement: ce dernier n'avais pas posé sa voix lead sur un album depuis "Remains" sorti en 1997.

Au chapitre des nouveautés de cet album, le départ de Alberto Campuzano à la basse remplacé par Cam Dixon qui revient 20 ans après avoir quitté Annihilator et l'arrivée de Aaron Homma (Immersed) en remplacement de Dave Padden. Alors comme à l'accoutumée, c'est Jeff Waters qui a composé l'intégralité de l'album, l'a produit et l'a mixé.

Ce qui est intéressant dans le Thrash d'Annihilator est qu'il ne reproduit pas les clichés traditionnels des Anthrax, Megadeth ou Slayer. Les compositions de Jeff Waters apportent une composante plus riche tant sur le plan des riffs que des mélodies. Et c'est encore le cas pour ce nouvel album.

Alors certes, tout trasher qui se respecte ne sera pas en manque de thrash classique avec des brulots tels que "Creepin' Again", "Break Enter" ou "Narcotic Avenue". Pour autant, ce qui séduit dans les compositions de Jeff Waters c'est cette capacité à changer d'atmosphère en permanence comme "My Revenge" qui, tout en respectant les codes du Thrash, nous embarque dans un interlude en mid-tempo sur lequel Jeff pose un énorme solo.

Dans "Snap", ce sont des choeurs qui ouvrent la bal, suivi d'un mid-tempo absolument headbanger, l'ensemble débouchant sur un refrain mélodique à la frontière entre le rock et l'esprit gothique. Welcome dans l'univers de M. Jeff.

'The One You Serve" entremêle les gimmicks et les riffs de guitares distordus à une rythmique déstructurée pour ensuite aboutir à un final explosif. Alors, il est vrai que le timbre de voix de Jeff Waters se rapproche (en moins nasillard) de celui de Dave Mustaine et que la comparaison avec le combo de Los Angeles peut paraître évidente. Mais non ! Annihilator n'a rien de comparable avec Megadeth.

Dans "Death Scent" les guitares sont lourdes puis sombres et enfin calmes, le tout dans une progression angoissante et puissante ! Bref un festival d'atmosphère ! Et puis n'oublions aussi la title-track "Suicide Society" plus classique dont vous pouvez voir la vidéo ici.

La sincérité et la fidélité de ce grand monsieur qu'est Jeff Waters frappent encore juste avec "Suicide Society". Enfin, un album de thrash varié et passionnant à entendre. Long live Annihilator !