SUNSTORM
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Métal Mélodique

Afterlife
Fred H
Journaliste

SUNSTORM

«Le retour vers le style des premiers méfaits est donc réussit pour Sunstrom avec ce « Afterlife » aussi efficace que calibré»

11 titres
Métal Mélodique
Durée: 46 min 53 mn
Sortie le 12/03/2021
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A la base, le projet Sunstorm avait été monté pour offrir au chanteur Joe Lynn Turner un terrain de jeu idéal pour du Rock Hard mélodique teinté d’AOR. Il y a quelques mois, après cinq opus commis entre 2006 et 2018, nous appre-nions que l’ex-Yngwie Malmsteen et Deep Purple/Rainbow (on va y revenir) avait été tout bonnement débarqué dudit combo. Gloups, lourdé comme un malpropre le mec.

Bref, désireux de poursuivre et de faire évoluer l’histoire, le label Frontiers Records et son quasi incontournable homme maison Alessandro Del Vecchio (claviériste, producteur, auteur-compositeur, et déjà dans le groupe depuis deux disques) ont sélectionnés un nouveau vocaliste en la personne de Ronnie Romero. Ces dernières années, en cumulant les expériences avec Rainbow « tiens donc », Lords of Black, CoreLeoni, The Ferrymen, MSG ou Vanden-berg, le chilien est lui aussi devenu presque inévitable. Du coté des zicos accompagnants, hormis l’arrivée aux ba-guettes de Michele Sanna en remplacement de Edo Sala qui lui-même succédait à Francesco Jovino et Chris Schmidt, le line-up reste inchangé avec Simone Mularoni à la sixcorde et Nik Mazzucconi à la basse.

Pour cette sixième livraison baptisée « Afterlife », Del Vecchio (Edge Of Forever, Jorn, Hardline, Lionville) et compa-gnie sont donc revenus vers la direction musicale imaginée originellement, à savoir ce Hard Rock aux forts accents AOR. Bien construites et basées sur des mélodies entrainantes ('Stronger'), les onze pistes proposées sont des plus efficaces. Hormis une douceur au ton plus mélancolique (la ballade 'Lost Forever' et sa dominante au piano), l’ensemble est globalement énergique. Même si on ne note rien de nouveau (on est en terrain connu et familier), il n’y a pas grand-chose à reprocher non plus. C’est bien écrit, bien exécuté, bien produit. Entre les riffs percutants ('Far From Over'), les soli de guitare plutôt inspirés ('One Step Closet') de Simone Mularoni, et quelques leads de clavier ('Swan Song'), rien ne manque au cahier des charges ciblé. Tout est scrupuleusement respecté et l’ensemble colle totalement avec le catalogue du label italien demandeur.

Il règne ici un léger vent « nostalgique » venu des 70-80’s (cf. les grandes heures des Deep Purple et autre Rainbow « re-tiens donc ») auquel on aurait insufflé une bonne dose de modernité. Les accroches se comptent par dizaines ('Darkest Night', 'Here For You Tonight') et les hymnes addictifs se ramassent à la pelle (la plage éponyme, 'Born Again'). Il existe même quelques joutes gratte vs. synthé qui n’auraient pas faits taches sur une galette des légendes Ritchie Blackmore et/ou Jon Lord ('A Story That You Can Tell').

Excité et stimulé par ce nouveau défi (comprendre remplacer le sieur JLT au micro) et cette collaboration avec Ales-sandro et sa clique, Romero est parfaitement à son aise. Le timbre puissant et chaleureux du natif de Santiago fait le job rappelant parfois ('I Found A Way') le regretté gnome Ronnie James Dio qui fut le vocaliste de Black Sabbath et de… Rainbow, « re-re tiens donc ».

A la finale, bien que leurs voix diffèrent quelque peu, l’arrivée de Romero derrière le micro en lieu et place de Turner s’impose comme une évidence. L’association avec le duo de virtuoses (chacun dans son domaine) Del Vecchio / Mularoni et une section rythmique carrée de chez carrée donne une mouture 2.0 qu’on a envie de suivre. Le retour vers le style des premiers méfaits est donc réussit pour Sunstrom avec ce « Afterlife » aussi efficace que calibré.