CROWN OF GLORY
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Métal Mélodique

Ad Infinitum
Fred H
Journaliste

CROWN OF GLORY

«Dynamique et nerveux, ce « Ad Infinitum » est rempli à ras bord de mélodies aisément mémorables et de titres bien fichus»

12 titres
Métal Mélodique
Durée: 59'52 mn
Sortie le 11/09/2020
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Il n'y a pas le feu au lac au pays du chocolat, des montres et des coucous. Crown of Glory est notoirement connu pour prendre son temps entre deux opus. Fondé en 1998, le combo suisse a mis dix piges pour accoucher de son premier disque « A Deep Breath a Life ». Plus « rapide », le second méfait « King for a Day » a mis « que » six ans pour voir le jour.

Pour le troisième effort à paraître présentement, il nous aura également fallu poireauter six nouvelles années. A l’écoute de ce « Ad Infinitum », il est clair qu’entre les compositions bien heavy (les fusées 'Let's Have A Blast', 'Master Of Disguise'), les rythmes hyper entraînants, les nappes de clavier bien présentes (le galopant 'Emergency', 'Until I'm Done'), et les soli ciselés de guitares, les codes du Metal Power Mélodique sont parfaitement respectés. A l’instar des galettes précédentes, les six musiciens helvètes savent y faire avec leurs riffs de grattes puissants et ces mélodies malicieusement accrocheuses ('Make Me Believe', 'What I'm Made Of', 'Say My Name'). Avec tous ces refrains fédérateurs ('Infinity') voire parfois grandiloquents ('Emporium Of Dreams'), ça sent bon le carnage sur scène. On reste certes dans du « classique » mais c’est suffisamment bien exécuté pour s’apprécier sans lasser l’auditoire.

Sur la base de morceaux oscillant entre 4 et 6 minutes, l'ensemble est plutôt homogène. La co-production commise par le sixcordiste-ingé’ son Rolf Munkes (Crematory) et le mix & mastering perpétrés par Thomas Johansson (Heat, Soilwork, Night Flight Orchestra, Nocturnal Rites) sont impeccables.

Derrière son micro, Heinz "Hene" Muther est parfait avec son chant clair et puissant. Le monsieur s’autorise quelques rares intonations plus graves ('Glorious Nights' et ses variations vocales plutôt réussies) et démontre toute sa sensibilité lors de moments plus délicats (la presque obligée ballade de rigueur 'Surrender'). Pour leur plaisir (et un peu pour nous aussi), le sextet a convié leur compatriote, miss Seraina Telli (Dead Venus, ex-Burning Witches), pour un duo que l’on peut qualifier d’énergique ('Something'). Avec son timbre avec ce qu’il faut de mordant, la belle s’en sort mieux que bien face à son concitoyen masculin.

Dynamique et nerveux, ce « Ad Infinitum » est rempli à ras bord de mélodies aisément mémorables et de titres bien fichus. Ce travail de qualité goupillé par Crown Of Glory méritait bien le temps d’attente.