FREDDY AND THE PHANTOMS
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Hard Rock

A Universe From Nothing
Aldo
Journaliste

FREDDY AND THE PHANTOMS

«Les fans de Hard-Blues vont se régaler!!!»

11 titres
Hard Rock
Durée: 39 mn
Sortie le 24/04/2020
920 vues
AVERTISSEMENT : Faites gaffe, la pochette de cet album est un piège!

A y regarder de près, on s’attend à un truc qui lorgne vers le psychobilly : une momie en noir et blanc qui ne déparerait pas dans un vieux film d’horreur des années 30, une police de caractère à l’avenant pour le nom du groupe (« FREDDY AND THE PHANTOMS », tellement fifties…)…et puis ce pourpre qui baigne tout l’arrière plan (oui, « Pourpre », j’en vois déjà qu’une intuition fait réagir…bougez pas, j’y reviendrai…)
Du coup on s’attend à des paquets de Gretsch (guitare et batterie) qu’une contrebasse bien roots vient soutenir de ses graves feutrés, de l'écho à foison, un chanteur à banane qui roucoule en hoquetant façon Elvis (ou Dick Rivers, selon la qualité…)

QUE NENNI !!!

Dès l’entame du disque, c’est plutôt du gros riff 70’s bien bluesy qu’on se prend en pleine poire. Le parpaing est gavé de cette saturation chaude et sale que seul un ampli à lampe qui a vécu sur la route, peut générer.
Et puis on sent que les gars ont le mors aux dents, ça démarre pleine bourre côté BPM, et il faut attendre le troisième titre pour calmer un tantinet le tempo.
Il y a aussi cet orgue Hammond qui se fait discrètement remarquer, et qui donne une saveur très « Pourpre » (Ha ça y est, ceux que ça interpelait commencent à réaliser) aux chansons.
Ajoutez à ça la voix du leader « Freddy » Schnoor qui évoque selon le contexte Ian Gillian ou Glenn Hughes et vous aurez la furieuse impression d’entendre un nouvel album du Deep Purple.

Cerise sur le gateau, la pièce instrumentale « Andromeda Part 2 », qui détonne sur le reste du tracklisting avec ses sonorités de clavecin, de guitare acoustique et de tambourin (en fait les sons de batterie sont étouffés) et un thème très médiéval, fera planer sur l’album le fantôme (oui, vous aurez noté la subtile allusion au nom du groupe) de Ritchie « Troubadour » Blackmore.

Ceci étant dit, cela ne retire aucun mérite aux quatre danois, car les compos sont vraiment bien balancées et on se laisse séduire par ce chapelet de morceaux que par ailleurs, les revivalistes de RIVAL SONS auraient très bien pu écrire (Mais pas de bol pour eux, c’est Freddy et ses potes qui s’y sont collé!)

Petit plaisir perso : certains passages bien péchus présentent des sonorités familières aux fans du AUDREY HORNE de l’album éponyme (il n’est que d’écouter les soli d’orgue sur Andromeda Pt.1 », le break de « Loners on the Run » ou l’intro et les refrains de « The 11th Guest » pour s’en convaincre).

Fort de toutes les références citées précédemment, le lecteur du présent article aura tôt fait de se faire une idée de la marchandise qu’on lui propose ici. En ce qui concerne votre serviteur, c’est très positif, car l’envie de repasser chaque titre s’est fait vite sentir. Les médisants avanceront que cet album ne révolutionnera pas le paysage musical, ce à quoi nous rétorquerons que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures recettes. Les fans de Hard-Blues vont se régaler !!!