PYOGENESIS
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Death/Doom Metal (early), Gothic Metal, Alternative Rock/Pop Punk (later)

A Kingdom To Disappear
Enora
Journaliste

PYOGENESIS

«« A Kingdom To Disappear », un mélange malheureusement inégal et des écarts peu trop prononcés»

9 titres
Death/Doom Metal (early), Gothic Metal, Alternative Rock/Pop Punk (later)
Durée: 45 mn
Sortie le 24/02/2017
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Considérés comme l'un des pionniers du DoomDeath/Gothique en Allemagne, Pyogenesis se forme en 1989 sous le nom d'Immortal Hate. Ce n'est qu'en 1991 que les membres décident de prendre le nom actuel. Du line-up d'origine, il ne reste que le chanteur/guitariste Flo Schwarz, qui s'occupe également des claviers pendant les enregistrements, mais le bassiste Malte Brauer est tout de même présent depuis 2002. Les deux derniers à rejoindre la formation, qui a progressivement dérivé de son style d'origine à un Metal Gothique teinté de Metal Alternatif/Punk, sont Jan Räthje (batterie) et Gizz Butt (guitare). Leur septième album, « A Kingdom To Disappear », représente à merveille l'univers original des Allemands et leur diversité en piochant dans le meilleur des deux styles.

L'introduction, « Sleep Is Good », pourra, comme ce fut le cas pour moi, vous impressionner. En fermant les yeux, les trompettes vous feront imaginer l'arrivée au paradis avec des petits chérubins voletant un peu partout, jusqu'à ce que les guitares entrent en jeu. A ce moment là, le contraste est tel qu'il faudra attendre « Every Man For Himself …And God Against All » pour sentir à nouveau les racines du groupe avec un growl profond et un blast beat qui débouchera sur un chant clair presque dansant. « I Have Seen My Soul » reviendra plus en douceur sur un Metal agressif et un son oppressant, avec un solo à la limite du psychédélique vers la fin.

Des sonorités aériennes marqueront l'entrée en matière d' « A Kingdom To Disappear », et c'est une rythmique enjouée ponctuée de choeurs qui prendra le relais. Jouant sur l'émotion provoquée par l'acoustique, « New Helvetia » sera probablement le prochain hymne du groupe lors de leurs shows, alors que la surprenante et progressive « That's When Everybody Gets Hurt » joue sur une ambiance presque religieuse pour vous étonner.

A nouveau une rythmique joyeuse et dont la basse ressort énormément avec « We (1848) » avec… Oui, une partie lead que l'ont croirait tirée des groupes que plus personne n'écoute après le collège. Heureusement que « Blaze, My Northern Flame » réintroduira les hurlements énergiques, mais la rythmique presque axée Power Metal reste surprenante. Le dernier titre, « Everlasting Pain », dure plus de treize minutes. Durant tout ce temps, le groupe saisira l'occasion de nous montrer toute l'étendue de leur technique vocale, sur une rythmique progressive.

Assez inégal, l'album souffre malheureusement de quelques longueurs. Bien que le mélange des styles soit un atout évident pour n'importe quelle formation, je trouve que le clivage est beaucoup trop prononcé chez Pyogenesis. Cependant, aucune chanson n'est vraiment mauvaise, et je reste persuadée que le live leur rendra grâce.