WARBRINGER
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Thrash Metal
Chroniques

Woe To The Vanquished
The Effigy
Journaliste (Belgique)

WARBRINGER

«Warbringer nous ramène sur les terre du classic trash de bonne facture. A consommer sans modération !»

8 titres
Thrash Metal
Durée: 41 mn
Sortie le 31/03/2017
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Warbringer, groupe de trash américain formé en 2004. Il publie deux démos, se fait connaître un peu plus mais c'est le premier e.p. « One By One, The Wicked Fall » en 2007 qui les fera connaître dans toute l'Amérique et leur permettra d'effectuer de vraies tournées. C'est aussi en 2007 que le groupe signe avec Century Media qui leur permet de sortir un premier album « War Without End » en 2008. L'année suivante sortira « Waking Into Nightmare » et le groupe subit toujours des modifications de personnels, problème récurant qui les poursuivra jusqu'à nos jours.

Les tournées s'enchaînent aux U.S.A. Mais aussi en Europe avec des groupes tels que Napalm Death, Suffocation, Evile, Overkill. Un troisième album « Worlds Torn Asunder » parait en 2011 et le quatrième « IV : Empire Collapse » arrive deux ans plus tard. Après de nouveaux changements de line-up, le groupe reprend le travail et vient nous présenter son cinquième opus intitulé « Woe To The Vanquished ».

Martèlement de caisse claire, cris et c'est partit pour un « Silhouettes » trashisant à souhait. Nous sommes assez heureux de retrouver les racines du trash telle qu'elles étaient dans les années 80'. Warbringer est fan de l'ancienne époque et tout les morceaux nous ramène à ça. Croisement d'Exciter, Exodus ou encore Megadeth, Sepultura. Le titre éponyme placé en deuxième position sera un trash typique avec une pointe d'accélération en blastbeat. Le rythme parfois punkisant à la batterie tiendrait plus d'un Slayer des bons jours. Même le break du morceau vous rappellera la partie de batterie d'un morceau bien connu du dit Slayer.

Un rythme plus mid-tempo à la Anthrax pour « Remain Violent , titre qui a tout pour plaire dans un Mosh pit. Un trash bien speed arrive comme une bombe dans le conduit auditif de l'auditeur, « Shellfire » est une petite bombe et ce, malgré le break et le solo sur tempo lent. L'introduction de « Descending Blade » démontre combien il est agréable d'avoir une basse bien audible dans le mix d'un album de trash. La guitare apporte un super riffing de la mort qui secoue nos cervicales jusqu'au torticolis final. La cadence se ralenti grâce à « Spectral Asylum », titre plus appuyé sur le mid-tempo excepté la partie solo qui est de loin le moment le plus réussi du morceau.

« Divinity Of Flesh » vient tout bouleverser avec une rapidité de grattage extrême et des cris à la Exciter. Certains passages possèdent un petit côté black metal et les solos mélodieux apportent juste ce qu'il faut de douceur dans ce déluge de notes. Très longue intro parlée pour ce qui est le gros morceau de l'album « When The Guns Fell Silent » avec 11 minutes au compteur. Tempo très carré au départ et choix de riffs qui puisent dans l'épique, break calme et sans batterie, montée en puissance, tout les clichés d'un grand morceau sont là et malgré que l'on connaît la méthode nous sommes transporté dans l'histoire que nous conte le groupe.

Une chose est certaine, Warbringer ne révolutionne rien, ce n'est pas son but et il s'en passe bien. Le principe quand on est dans un genre ou les balises sont respectées par le groupe est de savoir si il nous sort de bonnes chansons et la réponse est oui sans hésiter. Malheureusement pas de titre qui se détache du lot pour en faire un futur classique mais de chouettes morceaux de bon trash très bien maîtrisés. Et quand on est fan, on prend avec joie un nouvel album de cette trempe.