PRETTY MAIDS
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Melodic Heavy Metal

Kingmaker
Morbid Domi
Journaliste (Belgique)

PRETTY MAIDS

«Pretty Maids fera de l'auditeur un Roi tant ce nouvel opus est exceptionnel. Coup de coeur 2016 en matière de Hard Heavy !!!»

11 titres
Melodic Heavy Metal
Durée: 48 mn
Sortie le 04/11/2016
4378 vues
Les Danois de Pretty Maids nous reviennent sur le devant de la scène, du haut de leurs 37 années d'expérience au service du Heavy mélodique.
« Kingmaker » constitue leur 15ème album, il aura fallu juste attendre presque 2 années, rendez-vous compte !!!
Nous retrouvons les 2 locomotives du groupe, grands vétérans de la genèse, Ken Hammer, parolier et guitariste et Ronnie Atkins, très bon chanteur.
A la batterie depuis 10 années, ce cher Allan Tschicaja et son comparse, René Shades à la basse depuis maintenant 5 années.
Petite nouveauté de l'an 2016, l'arrivée du claviériste Suédois, « Chris Laney », Ulf Lennart Larsson, de son vrai nom, en lieu et place de Morten.

En ce qui concerne la qualité musicale du combo, elle a très souvent été au rendez-vous tant les artistes ont souvent livré une musicalité très correcte.
Les Danois ont toujours eu l'art de mélanger un Hardrock classique FM avec du Heavy mélodique ; le tout, bien articulé entre puissance et finesse technique.
Les leaders prennent de l'âge mais gardent une fabuleuse énergie. Ils restent inspirés dans les créations et surtout, ne ramollissent certainement pas.
S'il y a bien un combo qui brille dans sa régularité temporelle, c'est Pretty Maids.
Que pourrions-nous donc leur reprocher ? A priori, rien et certainement pas de ne pas être devenus de grandes stars dans le monde du métal (Bien qu'au Japon, ils fassent partie des groupes mythiques adulés). Nos Danois sont restés humbles, pareils à eux-mêmes, ce qui m'apparaît être tout à leur honneur.

Cette 37ème année, ne serait-ce pas celle de trop ?
Penchons-nous donc sur cette cuvée nouvelle, histoire de confronter notre vision idyllique !!!

Nous démarrons fort sur « When God Took A Day Off » partant sur des chants Grégoriens appuyés par des frappes Cariocas pour glisser dans un heavy mélo-magistral. Nous retrouvons le superbe timbre de voix de Messire Atkins. C'est pétulant, le morceau est dynamique et architecturalement intéressant dans la composition. Nous comprenons vite avoir affaire à un véritable hit. Ca transpire la modernité.

Sur le titre éponyme, nous découvrons des riffs mordants. Cette piste revêt une solide personnalité. Le Hard FM s'efface légèrement pour laisser place à un heavy bien rond, moins orienté dans les espaces mélodiques. Le chant est un fifrelin plus grave. Le refrain est efficace. La haute puissance est au rendez-vous.

S'ensuit « Face the World » qui est plus épique malgré la présence de bases Hard FM. Sans être péjoratif, nous trouvons ici une sorte de Bon Jovi gonflé de métal. Le morceau est très plaisant et bien mené.

Au tour d' « Humanize me » qui s'inscrit dans un métal quotidien sonnant industriel. Cette piste est énorme, le chant s'adapte parfaitement au créneau exploré.
On apprécie le jeu de clavier d'Ulf. Que dire de ce bon solo à la seconde minute ? Il nous prend littéralement. Ce génial tube se termine sur de superbes arrangements électroniques.

Le petit moment de tendresse « Last Beauty On Earth » vient nous offrir un petit répit tant le début de l'album nous a lancé dans une grande célérité. Nous sommes de retour dans un registre agréable de Hard FM au chant plus typé Rock. Encore un hit, encore du remarquable. C'est un pur bonheur.

« Bull's Eye » se glisse sur les rails du Heavy mélodique, guidé par un juste chant lyrique. Il y a du peps, la basse de René conduit la danse sur le riffing entraînant de guitare, se permettant une envolée dans un solo vertigineux, tombant comme la foudre un jour d'orage.

Si vous pensez que l'album continuera en zone de confort dans cette alternance spécifique Heavy/hard, c'est sans compter sur le monstrueux « King Of The Right Here And Now », sans aucun doute, la baffe de l'opus, une perle qui montre les capacités de Pretty Maids à jouer plus vite, plus fort, plus technique. La piste est magistrale.

Sur « Heavens Little Devil », cette fois, retour dans des arrangements qui sortent carrément le combo de son registre habituel. Ça sent le frais, on sent des influences dignes des meilleurs groupes Electro-Goths sans forcément s'inscrire dans ce cadre. C'est incroyable et diablement bon. Mais quel jeu de clavier ! Qu'il est bon Ulf…

« Civilized Monsters » démarre timidement dans une ambiance peu commune qui irait à ravir en support d'une danse contemporaine. Le chant passe le bout du nez par une lucarne…et puis, ça explose de Heavy. La batterie marque le coup. On a même l'impression d'entendre un jeu guitaristique typé Power symphonique. La progression du morceau est captivant de bout en bout.

Nous voilà de retour dans un registre plus Indus avec « Sickening » qui marque dans la courte échappée d'Allan dans un jeu plus nu-métal. Pretty se lâche carrément et est loin d'être gauche dans le rendu. Que du contraire, il surprend carrément là où on ne l'attend pas.

La nouvelle galette se referme sur « Was That What You Wanted » qui joue moins la carte du hit mélodique pour se tourner davantage vers l'esprit Rock n'Roll de maturité. Le morceau vous accroche. Le refrain est direct et percutant. Quelle drôle de manière de conclure un album sur un tel morceau bien agité !! Non justement, les Danois y glissent ces chants Grégoriens de l'intro et vous plongent une mini ambiance électro assez lumineuse. Géantissime.

Force est de constater que Pretty Maids a sorti un album captivant, transpirant le génial et la haute capacité de perforation. Le travail est là, c'est efficace et entraînant.
Je tiens là mon album Hard/Heavy préféré de l'année 2016.
Bravo aux artistes pour cette longévité et surtout d'offrir un tel album.

Morbid Domi (Novembre 2016)

Au niveau de la tournée du groupe, pas de date en France pour le premier trimestre 2017. Encore un peu de patience.