ATLANTIS CHRONICLES
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Modern Death Metal

Barton's Odyssey
Anibal BERITH
Journaliste

ATLANTIS CHRONICLES

10 titres
Modern Death Metal
Durée: 41 mn
Sortie le 25/03/2016
4940 vues
N'avez-vous jamais eu envie d'être emporté dans les profondeurs sous-marines? C'est chose faite avec le deuxième opus des parisiens Atlantis Chronicles, 'Barton's Odyssey' qui narre une histoire dont le commencement est à écouter sur le premier album du quintet 'Ten Miles Underwater' sorti en 2013.

Tout commence par une fiction impulsée par le batteur Sydney, créée et hurlée sur fond de Death Metal moderne par Antoine, le chanteur du groupe depuis 2010. Cette histoire est basée sur le personnage Wiliam Beebe, explorateur sous-marin ayant créé, avec Otis Barton, la bathysphère (premier engin submersible). Vous me voyez venir ou plutôt vous commencez à comprendre l'univers de nos "aqua-death métalleux"? Oui 'Barton's Odyssey' est la suite de l'histoire contant cette fois-ci, toujours sur fond de fiction, les aventures d'Otis Barton.

Ce qui est important de définir ici, c'est que cet univers est commun au quintet parisien de part leur culture artistique, littéraire, cinématographique et aussi car les fonds marins avec lesquels, l'Humain cohabite, restent plus sombres et plus mystérieux que l'univers infini soit-il!

'The Odysseus', démarre la galette par la narration en anglais d'un commentaire sur la mer et de l'envie de l'explorer, petite touche qui viendra de temps en temps ponctuer la brutalité des compositions et ce sera l'enchainement de 10 titres tous plus variés les uns que les autres de part l'extrême variété du jeu des musiciens qui n'hésiteront pas à mélanger les styles avec brio sur près de 3/4 d'heure d'intensité enivrante (l'ivresse des profondeurs...).

L'ensemble reste mélodique avec pas mal de touches deathcore surtout dans la voix d'Antoine. Les blast beat sont frappés et la basse slappé à la Cryptopsy, le tout me faisant penser quelque fois à The Black Dhalia Murder ('Otis Barton') de part les envolées de riffs clairs. La galette continuera à tirer l'auditeur vers les profondeurs avec 'Back To The Hadatopia' plus lourd et 'Within The Massive Stream' qui sera choisi comme titre promotionnel de part sa diversité et de son mix des genres. On y trouvera même dès le départ un plan black métalleux à la Regarde Les Hommes Tomber rendant l'atmosphère mélancolique.

Puis c'est l'enchainement de deux titres liés qui marquent vraiment un tournant dans l'histoire qui nous est contée et ça se sent. 'Upwelling Part I et part II' avec un côté romantique à la Fleshgod Apocalypse et sur lesquels Alex et Jérôme vont s'essayer au djent entrainant l'auditeur vers une ambiance plus sombre aux riffs plus gras.

'Flight Of The Manta' introduit donc la seconde partie de 'Barton's Odyssey' sur une mélodie plus dure et un rythme plus rapide avec un plan plus lourd et mélancolique au final à l'acoustique. 'I, Atlas' à la technique du tapping irréprochable continue notre descente dans les profondeurs puis c'est au tour de '50S 100W' d'amorcer la clôture de l'oeuvre sur un chant deathcore plus hurlé et d'une mélodie dévoilant un final dramatique comme au cinéma. Fin de l'histoire avec 'A Modern Sailor's Countless Stories' aux plans instrumentaux plus importants et à l'intégration d'une voix claire donnant ainsi plus de profondeur à la composition et qui se terminera par la conclusion de notre narrateur du début en guise d'outro que je vous laisse découvrir....

Atlantis Chronicles aura mis le temps avant de nous produire cette seconde galette mais c'est pour plus de perfection et d'aboutissement. 'Barton's Odyssey' fait parti de ces disques que l'on regarde comme un film tellement l'univers des parisiens est envoûtant. L'ambiance sous marine y est formidablement bien recréée que l'on se sent vite emporter par l'ivresse des profondeurs.
Anibal Berith.