Servant Of The Mind
Fred H
Journaliste

VOLBEAT

«Ce « Servant of the Mind » porte clairement l’estampille Volbeat. Rien de vraiment nouveau au programme… et pourtant on en redemande.»

13 titres
Heavy/Groove Metal/Hard Rock
Durée: 57 min 12 mn
Sortie le 03/12/2021
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Il s’en est passé des trucs pour Volbeat depuis la parution de leur « Rewind, Replay, Rebound » en Aout 2019. Malgré la pandémie mondiale qui à freiner/stopper/annuler plein de choses, le combo n’est pas resté inactif. Rien que sur fin 2020, nos lascars ont enchainés les sorties du Rum III (troisième cuvée de leur rhum), le live « Rewind, Replay, Rebound : Live In Deutschland » et la compilation « Hokus Bonus » (recueil de faces B de divers efforts). Il y a peu, les Danois apparaissaient sur le « The Metallica Blacklist » (skeud de reprises du légendaire « Black album » de vous savez qui) avec une cover de 'Don’t Tread On Me'.

Pour leur huitième album studio nommé « Servant of the Mind », la formation composée de Michael Poulsen (guitares/voix), Jon Larsen (batterie), Rob Caggiano (six-cordes) et Kaspar Boye Larsen (basse) n’a pas changée sa formule. Une bonne base de Heavy Metal, des grosses louches de Psychobilly ('The Devil Rages On') et de Rock'n'Roll, et emballé c’est pesé.

Le quatuor propose toujours des chansons riches en mélodies entêtantes ('Temple of Ekur', 'Lasse’s Birgitta'). Difficile de ne pas taper du pied à en défoncer son parquet à l’écoute de tous ces morceaux entrainants ('Step Into Light', 'Heaven’s Descent' et ses « ho ho ho hoho » rassembleurs). Quasi tous les refrains vous accrochent et vous reste en tête (l’hymne Shotgun Blues' et sa rythmique de dingues). Comme à chaque livraison, plusieurs titres s’imposent déjà comme des futurs incontournables (le boogie punkisant 'Wait A Minute My Girl' et ses interventions de saxophone et de piano aussi endiablées que délectables). Les radios du globe vont se délecter de tout ce matériel calibré pour l’adhésion immédiate (le pop metal 'Dagen For' en compagnie de leur compatriote Stine Bramsen, chanteuse d’Alphabeat).

Pas de surprise non plus avec les références à Metallica que l’on repère à plusieurs occasions. L’ombre des Four Horsemen se reconnait sur différents passages ('Mindlock' qui rappelle un 'Where I May Roam') ou lors de certains phrasés ('Say No More' et ses « Jump In The Fire » clin d’œil). Ceci étant, les duettistes guitaristes Michael et Rob arrivent à nous étonner (dans le bon sens) avec deux-trois idées un rien inédites venant de leurs parts (le riff thrash de 'Becoming', la sombre intro Slayer-ienne de 'The Sacred Stones'). Les gars, il y a là des inspirations à creuser pour la prochaine fois, c’est sûr.

Pour ceux qui n’en auraient pas assez, à l’instar de bon nombre de leurs livraisons précédentes, le groupe originaire de Copenhague à ajouter quatre pistes bonus sur l’édition deluxe. Au menu, deux reprises ('Return To None' de Wolfbrigade, 'Domino' de Roy Orbison que The Cramps avait déjà revisité), une autre version de 'Shotgun Blues' avec le deatheux Dave Matrise de Jungle Rot aux beuglements, et une variante de 'Dagen For' avec uniquement Michael aux vocaux.

Pas de tromperie sur la marchandise, ce « Servant of the Mind » porte clairement l’estampille Volbeat. Rien de vraiment nouveau au programme… et pourtant on en redemande.