EPICA
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Symphonic/Power Metal

Omega
Peetoff
Journaliste

EPICA

«OMEGA frise la perfection. Le groupe atteint encore une fois des sommets de composition et d’arrangements. En ce qui me concerne, EPICA se place en leader du metal symphonique.»

12 titres
Symphonic/Power Metal
Durée: 70 mn
Sortie le 26/02/2021
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Le huitième opus d’EPICA est maintenant dans les bacs. OMEGA fait suite au majestueux THE HOLOGRAPHIC PRINCIPLE sorti en 2016. La barre avait été placée très haute. Nous étions donc en droit de se poser la question de ce qu’allait nous proposer les Bataves pour rester parmi les leaders du Metal Symphonique ?

Et bien je ne vais pas y aller par quatre chemins, la réponse est tout bonnement « MAGISTRAL ». Visiblement le break que s’est octroyé le groupe après l’harassante tournée qui a suivi la sortie de The Holographic Principle, leur a permis de recharger les batteries. E t c’est en équipe qu’EPICA s’est enfermé dans la campagne Hollandaise pour composer et accoucher de cette œuvre. Cette façon de faire n’avait pas été exploitée depuis CONSIGN TO OBLIVION et la remise en cause permanente du groupe explique, peut-être aussi, de la stabilité du line-up.

Les Bataves ont une nouvelle fois fait appel à Joost Van Den Broek pour la production. J’imagine qu’il a du repousser les 6 musiciens dans leurs derniers retranchements pour obtenir ce résultat qui frôle la perfection. Rajoutez à cela l’orchestre philharmonique de Prague accompagné par les chœurs d’enfants, « The Skeleton Key», et vous êtes transporté dans l’univers ultra créatif d’EPICA qui n’en fini pas de repousser ses curseurs encore plus haut. Une fois de plus EPICA nous transporte au-delà des frontières avec ses arrangements orientaux,

Simone Simons et Mark Jansen ont atteint le parfait équilibre dans le partage des voix, « The Skeleton Key ». Les growls de Mark sont bien plus puissants et contrôlés qu’auparavant. La qualité vocale de Simone n’est plus à démontrer et je trouve que ses lignes de chants étant un poil plus simplifiés, apportent plus de cohésion à la musique d’EPICA. La mélodie des solos interprétés par Mark et Isaac vous transporte littéralement. La encore les deux guitaristes ont trouvé le parfait équilibre entre technicité et musicalité.

Enfin que dire de la pièce maîtresse de cet album avec le titre, Kingdom Of Heaven Prt.3 – The Antediluvian Universe ? Un morceau grandiloquent et épique qui résume tout le savoir faire du groupe. Plus de treize minutes où chaque musicien s’exprime à la perfection. L’inventaire du savoir faire d’EPICA y est présent avec tous ces arrangements épiques, le pont baroque de Cohen au milieu du morceau, la violence des growls de Mark et Simone qui expérimente son coté sombre.

Que dire de plus ? OMEGA frise la perfection. Le groupe atteint encore une fois des sommets de composition et d’arrangements. En ce qui me concerne, EPICA se place en leader du metal symphonique.