Monarchy
Anibal BERITH
Journaliste

RIVERS OF NIHIL

10 titres
Technical Death Metal
Durée: 49 mn
Sortie le 21/08/2015
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Une rentrée « death métallique » chargée en cette fin de mois d'août 2015 puisque METAL BLADE RECORDS nous présente un de ses poulains pour leur deuxième album studio, RIVERS OF NIHIL, groupe de death métal technique/mélodique formé en 2009 et originaire de Pennsylvanie, Etats-Unis.

Les 5 pennsylvaniens auront attendu 3 ans pour sortir leur 1er album THE CONSCIOUS SEED OF LIGHT(2012) faisant suite à de nombreuses tournées avec les plus grands du genre (OBITUARY, WHITECHAPEL, DYING FETUS, BLACK CROWN INITIATE...) leur permettant ainsi de se faire remarquer par METAL BLADE RECORDS et de signer avec le label.

Le quintette au line-up actuel composé de Jake Dieffenbach au chant, Brody Uttley et Jon Topore aux guitares, Adam Biggs à la basse et au chant et Alan Balamut à la batterie, a su s'entourer des meilleurs pour cette 1ère production puisque l'album a été enregistré au Mana Studio qui n'est autre que le studio d'Erik Rutan, leader et fondateur de l'excellentissime HATE ETERNAL. Comme suite à ce 1er opus prometteur, qu'en est-il du second ?....

Après avoir écouté l'album, ce dernier s'avère moins brutal et plus heavy que le précédent tout en étant plus sombre. Cela se remarque dès l'intro « Heirless » plus technique et mélodique avec une guitare donnant un accord simple et une légère montée en puissance lorsque la seconde guitare envoie la rythmique plus électrique. Un fond de double pédalage de grosse caisse d'une batterie aux blasts lents, le tout surélevé par le fond sonore d'un synthé donnant une ambiance spatiale, synthé qui sera d'ailleurs présent sur chacun des morceaux du combo américain.

Le second morceau « Perpetual Growth Machine » montre de suite la voie artistique choisie pour cet opus à savoir un death métal plus technique et mélodique que brutal. On remarque que la collaboration avec Erik Rutan sur le 1er album et donc les conseils donnés par ce dernier sont suivis par Jake Dieffenbach qui opte pour une voix moins gutturale rendant les textes audibles et compréhensibles. Ses acolytes l'accompagnent par une maîtrise parfaite de leurs instruments dont l'agressivité reste mesurée préférant ainsi un son plus accessible, plus clair aux tempos plus lent et aux solos complexes initiés par la batterie qui se veut lente, lourde, avec quelques accélérations nécessaires pour casser le rythme suivi de la voix black du bassiste chanteur Adam Biggs accentuant l'effet sombre du titre.

Cette construction de chanson sera reprise pour tous les titres de l'album avec des intros acoustiques et mélodiques, un tempo plus rock sur « Reign Of Dreams » et une batterie assynchrone cassant le rythme sans cesse ; un son plus death pour « Sand Baptism » tout en privilégiant la mélodie qui permet l'enchaînement du brutal « Ancestral,I » et ses riffs plus agressifs, plus rapides, plus graves, des blasts plus dévastateurs, le texte étant chanté en alternance en voix death et black à la prononciation toujours aussi explicite et claire.

Une courte transition acoustique de 15 secondes et Rivers Of Nihil nous délivre un « Dehydrate » très rapide et brutal dans la lignée des deux morceaux précédents dont l'agressivité repose sur une basse violente, très présente et des soli incisifs pour continuer par le morceau éponyme de l'album « Monarchy » qui débute par le jeu de tous les instruments particulièrement la basse qui donne du volume à ce titre ; il faut attendre deux minutes pour une petite accélération du batteur Alan Balamut et trois pour le solo incisif donnant à cette composition un aura différent fait de breaks incessants et de changement de rythme déroutant.

5'12'' d'intermède en la suite de « Terrestria I : Thaw » du 1er album intitulé « Terrestria II : Thrive » morceau purement instrumental démontrant le haut niveau artistique et technique du combo pennsylvanien... Les deux derniers morceaux « Circles in the Sky » et « Suntold » restent dans la lignée de « Terrestria » avec une intro très musicale et mélodique et quelques passages plus agressifs portés par la batterie plus rapide et violente et la basse qui enveloppe tout cet univers très varié fait de riffs incisifs, de soli prodigieux et toujours surmonté d'un chant précis et efficace.

Avec ce deuxième album, RIVERS OF NIHIL nous livre un death métal plus mélodique que brutal tout en restant très technique. On ne ressent pas l'agressivité du 1er opus et le combo nous amène vers des contrées musicales plus vastes aux possibilités infinies tellement les morceaux sont variés tant dans leur composition que dans leur interprétation rendant leur musique accessible tout en restant agressive.
RIVERS OF NIHIL
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