Wunderbar
Eugenie
Journaliste

THE LIVING END

«« Wunderbar » prouve définitivement que The Living End ont du talent à revendre : un opus qui oscille entre le punk et le rock, où chaque morceau est une surprise, c'est à écouter de toute urgence !»

11 titres
Punk
Sortie le 28/09/2018
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BMG (REPLICA)
Si vous voulez du punk-rock qui a des airs de rock'n roll, c'est vers The Living End que vous devriez vous tourner. Le groupe a été formé en 1994, et s'est retrouvé en haut des charts quelques années après. Depuis, plusieurs de leurs opus ont grimpé en haut des classements, et le groupe, qui se caractérise comme étant proche du rock'n roll plutôt que d'une éthique purement punk, est aujourd'hui l'un des meilleures punk-rock groupes de la scène australienne. Chris Cheney (vocal, guitare), Scott Owen (basse, back vocal) et Andy Strachan (batterie, back vocal) envoient du lourd dans leur (huitième !) album, « Wunderbar », sorti le 28 septembre dernier chez BMG.

Un seul mot pourrait caractériser le groupe : l'originalité. C'est ce qu'on remarque avec « Love Won't Wait », un hymne pacifiste au son complètement authentique et notre coup de coeur absolu : dès le début, le duo pourtant classique guitare/batterie nous amène vers une ambiance digne d'un Western. Mention spéciale au vocal de Chris Cheney, carrément génial. Une dimension plus old school avec « Otherside », un morceau qui allie rock au punk à merveille. Le rythme est ascendant tout au long du morceau, le back-vocal crée l'impression d'un live, et le refrain, beau et simple, est prolongé par un pont qui l'est tout autant. Il faut dire que cette alliance du vocal principal et du back-vocal est une réussite absolue, dans le cas des The Living End.

« Don't Lose It » est engagé, dès l'intro : c'est un titre explicitement punk, dominé par les guitares et un vocal qui respecte les codes du punk. Une belle ambiance d'un concert underground, un rythme qui sait rester dans le juste milieu et qui explose dans le pont font de ce morceau un succès. « Proton Pill » s'impose, dès les premières notes, comme un punk anthem. Débutant sur une réplique provocatrice et les guitares à fond, on assiste à un Chris Cheney plus punk que rock'n roll. La batterie se rebelle carrément, un joyeux désordre s'installe, et c'est sans parler du magnifique passage de back-vocal qui s'allie à merveille à celui de Chris Cheney, et du pont merveilleux.

Un échantillon du old school rock avec « Too Young To Die », qui met en valeur les guitares et un vocal bien amorti de Chris Cheney, le tout dans une ambiance concert rock des années 1980. « Not Like The Other Boys » est une histoire à lui tout seul : le rythme est tendu dès le début, et on se retrouve dans un morceau hard rock avec le refrain qui explose. Un démarrage punk pour « Death of American Dream », et batterie/guitares déchaînées le confirment. Un titre qui expérimente tout en restant une critique sociétale et, surtout, qui respecte les codes du punk, le genre fait pour dénoncer. La seconde partie change carrément de registre, et devient acoustique, mais cela ne fait que créer un contraste encore plus frappant avec le reste du morceau.

« Amsterdam » est dominé par le duo guitare/vocal, tel du bon rock fait dans un garage : le refrain est magnifique, entre le rock et le punk tout en étant mélodique. Un morceau qui rend nostalgique et est sentimental, sans toutefois en faire trop, avec un pont très réussi et simple. « Drop The Needle » reprend le rythme, un titre rock classique mais sublime, doté d'une instru bien arrangée, qui en fait un morceau très mélodique. « Wake Up The Vampires » est mystérieux, à l'image de son titre, du punk qui devient rock avec le refrain, un morceau joliment arrangé et qui vaut définitivement plus qu'une écoute, rien que pour son pont, digne de la bande-son d'un film à succès. « Rat In A Trap » nous fait revenir à la dimension purement punk du groupe, un titre-protestation contre l'ordre établi dont le rythme nous fait réellement nous sentir comme attrapés dans un piège.

« Wunderbar » prouve définitivement que The Living End ont du talent à revendre : un opus qui oscille entre le punk et le rock, où chaque morceau est une surprise, à écouter de toute urgence !