Lost on the Road to Eternity
Herger
Journaliste

MAGNUM

«Avec ce ''Lost on the Road to Eternity'', Magnum sort un de ses meilleurs albums depuis des lustres, qui va certainement en faire un classique.»

11 titres
Rock
Durée: 66 mn
Sortie le 19/01/2018
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Les vétérans anglais de Magnum reviennent nous proposer ce nouvel album, qui se nomme ''Lost on the Road to Eternity'' et sort chez SPV en cette fin de mois de janvier.

Auteur de 19 albums, ce groupe existe depuis une quarantaine d'années et a connu beaucoup de succès dans les années 70 et 80, enchainant sur une baisse de régime suivie d'un break qui s'est terminé en 2004.
Avec ce ''Lost on the Road to Eternity'', le groupe a connu quelques changements aux claviers et à la batterie, mais le coeur du groupe reste le leader et guitariste Tony Clarkin et le frontman Bob Catley. Leur claviériste a jeté l'éponge et à été remplacé par Rick Benton, pour le meilleur, et c'est l'ancien batteur de Paradise Lost Lee Morris qui vient derrière les fûts.
Cet opus confirme la forme du groupe britannique déjà retrouvée sur ses derniers opus.

Et oui, car la bande de Tony Clarkin est définitivement dans une forme olympique et l'arrivée d'un nouveau claviériste n'y est pas pour rien, car ses parties et arrangements sont vraiment de hauts niveaux, comme on peut l'entendre sur l'ensemble de l'opus. Le titre ''Peaches and Cream'' est composé sur des arrangements de claviers qui se font symphoniques.

C'est un retour à une certaine sophistication, voire à un prog comme le groupe le faisait lors de ses jeunes années, comme sur ''Storm Baby''.
Différents titres montrent que ''Lost on the Road to Eternity'' est un très bon album. Certains sont plus basés sur les guitares accrocheuses comme les titres bien Hard ''Without Love'' ou ''I A Wanna Be Somebody''.
D'autres sont plus calmes et jouent plus sur l'ambiance et l'utilisation des synthés comme la power ballade ''Storm Baby''

Citons trois titres qui sont à mon avis ce qui se fait de mieux sur cet opus.
''Welcome to the Cosmic Cabaret'' est le titre le plus long et le plus recherché, ce qui en fait aussi le titre le plus prog de l'album où l'on peut entendre de très bons refrains ainsi que de très bons passages instrumentaux.

Dans le titre titulaire de l'album, Catley chante en duo avec Tobias Sammet d'Edguy, accessoirement fan du groupe et ami, avec qui il collabore sur Avantasia. Le titre est très axé sur les orchestrations joués par le Bohemian Symphony Orchestra de Prague, qui intervient sur la tournée ''Rock Meets Classic'' dans un feeling symphonique. Le duo marche du feu de Dieu.

Je finis par le titre ''King Of The World'' qui termine l'album et qui est très bon avec ses mélodies et son esprit sombres où Morris montre son efficacité derrière les fûts, terminant sur une fin plus rentre dedans

Il semble que l'âge n'ait pas de prise sur Catley. On ne saurait pas dire qu'il a presque soixante-dix ans ! Il balance la sauce ! Écoutez pour preuve ''Without Love'' et ses refrains FM.

L'artwork est soigné, ils ont encore travaillé avec Rodney Medlocke qui a fait un très bon travail, comme à l'accoutumée. Il fait référence à certains personnages chers à l'univers de Magnum. De plus, le groupe a repris son logo classique créé en 1982, pour notre plus grand bonheur.

Avec ce ''Lost on the Road to Eternity'', Magnum sort un de ses meilleurs albums depuis des lustres, qui va certainement en faire un classique.