GOATWHORE
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Black/Death/Thrash Metal

Vengeful Ascension
The Effigy
Journaliste (Belgique)

GOATWHORE

«Goatwhore nous offre un album plus varié mais représentant totalement le groupe !»

10 titres
Black/Death/Thrash Metal
Durée: 42 mn
Sortie le 23/06/2017
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Goatwhore fête son vingtième anniversaire cette année. Le groupe de black-death-trash formé à la Nouvelle Orléan par le guitariste-chanteur Sammy Duet en 1997 n'a de cesse de nous assommer de coups fatals depuis ses débuts. La première sortie studio sera la cassette « Serenades To The Tides Of Blood » en 1998. Au niveau des délais entre chaque album, Goatwhore va tenir impeccablement le rythme des trois ans entre chaque publication et ce depuis le premier album « The Eclipse Of Ages Into Black » datant de 2000. Le groupe publiera son second et dernier album « Funeral Dirge For The Rotting Sun » pour Rotten Records en 2003.

Le premier album célébrant le nouveau contrat avec Metal Blade Records sort en 2006 et s'intitule « A Haunting Curse ». La sortie de « Carving Out The Eyes Of God » en 2009 rencontre un plus grand succès, se classant dans le célèbre Billboard américain. En 2012 suivra « Blood For The Master » et le groupe déroge pour son unique fois de sa carrière à la règle des trois ans en publiant « Constricting Rage Of The Merciless » en 2014.

Pour le nouvel album Goatwhore se rend avec Jarret Pritchard (1349, Gruesome) aux studios Earth Analog de Tolono en Illinois. Le but est d'avoir un album organique, plus brute et live dans le son. Le mixage de Chris Common (Tribulation, Pelican) et le mastering de Maor Applebaum (Faith No More, Halford) rendent justice au souhait du groupe avec un son rugueux à souhait.


Une entrée en rythme tribal pour « Forsaken ». Le titre alterne riff death et trash assénant une bonne dose d'agressivité dans la lourdeur présentée ici. Rappelant un peu Behemoth quand il se montre vindicatif musicalement, Mais la voix de Sammy n'a elle bien entendu aucun rapport avec celle de Nergal. La pédale d'accélération s'enfonce d'un coup sec pour « Under The Flesh, Into The Soul ». Le titre est plus classique dans la veine habituelle du groupe mais le changement de rythme est doté de riffs bien plus accrocheurs que sur les passages rapides. Il va de soit que le rôle bulldozer du morceau est bien présent.

Le titre éponyme « Vengeful Ascension » se dévoile en mid-tempo laissant traîner ça et là quelques arpèges inquiétants entre deux parties plus convenues. Goathwhore fait du Goatwhore, il ne faut pas s'attendre à une quelconque surprise. Ne nous plaignons pas tant que le résultat est convaincant le fan est satisfait. L'ouragan pointe le bout de son nez avec « Chaos Arcane ». Assez classique dans la composition, la rapidité du titre servira de défouloir aux amoureux des claques en concert. Le break plus lent suinte la haine et ne fait nullement retomber la pression.

« Where The Sun Is Silence » nous fait visiter le monde de l'étrange. Le titre assez lourd dispose par contre d'assez bien de double pédale qui apporte une certaine aération à l'ensemble. Et permet au groupe de diversifier un peu l'entièreté de l'album. Plus que classique, « Drowned In Grim Rebirth » est quasiment téléphoné. Dans une veine plus black, il n'apporte rien sinon d'être dans une agression qui reste malgré tout assez gentille. Le blast d' « Abandon Indoctrination » nous ramène sur la terre ferme et emballe les oreilles pour un moment de Black-Death assez intense.

C'est une intro totalement trash qui propulse « Mankind Will Have No Mercy » dans votre tympan. Totalement dans la tradition du vieux trash, ce morceau arrive à convaincre sans peine avec ses passages qui fleurent bon les années 80's. « Decayed Omen Reborn » possède ses moments attrayants mais les différents rythmes ne sont malheureusement pas tous accrocheurs et puis, avouons le, un bon solo ne nous aurait pas fait de tort. L'album se referme sur le titre le plus intéressant dans son essence black « Those Who Denied God's Will ». Une bonne énergie se dégage pour faire la fête une dernière fois en compagnie du groupe.

Nous n'avons pas eu de coup de foudre cette fois, mais nous avons appréciés malgré tout cet album qui bien que classique, apporte sa dose de mélange propre au groupe qui somme toute possède une étiquette bien à lui avec l'alternance des influences trash, black et death. Peut être moins inspiré que certains de ces prédécesseurs au niveau des compositions, il se veut plus varier puisque le groupe exploite la totalité de ses styles de manière plus marquée. Si ce n'est pas l'album de l'année, il contient de quoi avoir sa place au côté des bons cd's de votre discothèque.