Report The Prisoner @ Le Cirque Electrique le 18/03/17
David RABBA
Journaliste

«Le groupe réussit parfaitement à nous transporter dans son monde, à la fois vaste et restreint à l'image de leur nom.»

Créé 18/03/2017
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Que serait un concert sans son lot de fans bourrés et des retards sur les passages ? Ce ne serait pas ROCK ! Et ce soir on a eu notre dose entre un bon fan portugais, qu'on va nommer « Sérgio », qui a bien mis l'ambiance (ou bien foutu la merde…), des retards dus à des balances un peu trop longues, le tout sublimé par un ingé-lumière qui semblait sous gros bad-trip… Voilà le résumé de la soirée MEJEJ Fest !

On commence avec le groupe Lord Humungus ! Le quatuor est vachement éclectique visuellement ! On a affaire à du Doom/Sludge avec un chanteur bien dark, un bassiste tout droit sortie de Harvard, et un batteur et gratteux apportant le côté psychédélique qu'on attend dans un bon groupe de ce genre ! Les premiers riffs à la lourdeur bien typique nous dévoilent le chemin vers un univers cauchemardesque et mélancolique tandis que la voix nous transporte dans les limbes d'une noirceur aveuglante. Le groupe semble jeune, mais tient bien son sujet. Malheureusement pour eux, notre amis « Sérgio » a voulu s'inviter sur scène… Il s'y est repris à 3 fois avant de réussir à grimper sur cette haute scène ! Tombant lamentablement à la 2éme reprise… Après s'être vu refusé le mythique Slam par un public amusé, notre bon Sérgio a tout de même sauté… avec élan… s'écrasant à nouveau… lamentablement… Mais il en faut plus pour Sérgio ! Et il se releva ! Pogotant tel un Clown du Chaos, dans des fans peu contents de voir leur bière les arroser, plutôt que de les désaltérer... Et n'oublions pas l'ingé-lights qui ajouta à tout ça, sa folie lumineuse…

On enchaine, enfin… après encore quelques soucis de balance… On continue donc avec le groupe The Prisoner ! Sur scène, un groupe mature avec un batteur ayant une musculature digne de véritables prisonniers… Remerciez Mister Ingé-Lights de m'avoir permis de prendre genre... zéro photos potables de ce Hulk de la batterie ! Blague à part, le groupe réussit parfaitement à nous transporter dans son monde, à la fois vaste et restreint à l'image de leur nom. La musique nous fait planer dans l'immensité du cosmos tandis que la voix nous tire dans une chute effrénée dans laquelle nous nous emprisonnons peu à peu. Pari réussi !

On terminera le concert par un groupe qui est loin de bien porter son nom, et tant mieux ! Cowards (Traduction « Lâche ». Définition : Qui manque de courage !) n'a que faire des problèmes de balance ! Cowards monte sur scène et montre son professionnalisme en lançant son premier morceau et l'utilisant pour finaliser la balance. Aucune perte de temps, aucune pause ! Ils sont sur scène pour en découdre et ça se remarque immédiatement ! L'expression corporelle du groupe est agressive et provoquante ! C'est un vrai show que nous livrent le chanteur à la voix tiraillée et le guitariste, Adrien, qui s'occupe aussi des backs. La haine est palpable dans leurs screams et se lit facilement sur leur visage ! C'est sûrement grâce à ça que, pour une fois, l'Ingé-Lights n'est pas parti dans ses délires fiévreux… Même notre « Sérgio » n'osera rester que quelques secondes sur la scène pour ensuite être captivé par le spectacle que nous ont offert ces talentueux « Méprisables » !

Un grand merci aux groupes pour ce voyage intense.