THE LAST INTERNATIONALE sur la scène Spitfire du Download Festival 2018
United Rock Nations

«The Last Internationale assure un bon concert, humble et entraînant, sans pour autant être transcendant»

Créé 17/06/2018

C'est plus par hasard que par choix que je me retrouve parmi le public rassemblé devant la Spitfire Stage pour le set de The Last Internationale, trio américain de Folk Rock.

Le set promet d'être intimiste puisqu'il n'y a pas foule devant la petite scène, mais ce genre d'atmosphère est sans doute ce qui convient le mieux aux groupes qui y jouent. L'ouverture se fait à la voix seule, Delila Paz nous offrant un moment de grâce où l'air porte son timbre chaud et sensuel, mais également délicat. Quelques bruits de sirènes finissent par apparaître pour lui servir d'accompagnement et les applaudissements se font discrets devant un moment de beauté aussi fragile. Fernando Silva, le batteur du groupe, fait son entrée peu après et commence à donner une pulsation ; puis le guitariste Edgey Pires complète le groupe. Ce début de concert se fait de manière douce et progressive avec la construction étape par étape d'un morceau, la chanteuse incarnant le rôle de maîtresse de cérémonie presque mystique. Toujours avec la même fragilité, elle finit par déclarer d'une voix posée : "Bonjour Download. Cette chanson s'appelle "Killing Fields".". En plus de chanter, elle tient la basse pour assurer une assise, une profondeur aux chansons du groupe.

Alors qu'elle a l'allure d'une princesse Rock'n'Roll, le guitariste porte un casque de skate ou de roller, ce qui lui donne un air assez étrange. Pour être tout à fait honnête, le power trio nous propose une musique relativement classique mais bien faîte qui n'est pas sans évoquer une quelconque parenté avec The Kills, menés par la merveilleuse Alison Mosshart. Les musiciens sont engagés scéniquement sans pour autant être transcendants et c'est finalement un concert plutôt gentillet auquel nous assistons, mais un peu de simplicité est toujours bienvenue. Delila Paz motive le public, lui demande de taper des mains en rythme et semble parvenir sans trop de peine à construire une bonne relation. Bien que le groupe ne révolutionne pas le genre, ils perpétuent la lignée des groupes de Folk Rock sympathiques et propres. Sur la jolie cover de Sam Cooke, "A Change Is Gonna Come", chanson emblématique du mouvement pour les droits civiques des Afro-Américains, elle propose : "Merci beaucoup, si jamais vous reconnaissez la prochaine chanson et que vous en connaissez les paroles, n'hésitez pas à chanter avec moi.".

Il semble donc que The Last Internationale soit un groupe qui suit la tradition des petites formations de Rock sans chercher à la faire évoluer au delà de ses grands classiques, ce qui n'empêche pas le public de passer un très bon moment en compagnie de ces musiciens plutôt très sympathiques et fondamentalement humains.

Setlist de The Last Internationale :

1- Berta, Berta (Acapela)
2- Killing Fields
3- Life, Liberty, and the Pursuit of Indian Blood
4- Mind Ain't Free
5- Wanted Man
6- Hard Times
7- Hit Em With Your Blues
8- 1968
9- Ohio/Machine Gun jam