Obscura - Tournée Obscura - Jas'Rod - Marseille
Anibal BERITH
Journaliste

«Sombre et technique, les allemands dominent leur sujet !»

Créé 28/10/2016
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Jusqu'à présent, je ne regrette pas mon déplacement dans la cité phocéenne ! Déjà trois groupes passés, waahhh, que le temps s'écoule vite en compagnie de bonne musique jouée parfaitement et qui se bonifie au fil des sets.

C'est donc sur ce constat que s'installe les allemands d'Obscura accueilli copieusement par le public marseillais.

Une découverte pour moi qui suit venu principalement pour Beyond Creation et Revocation mais compte tenu du plateau qui nous est offert ce soir, je sais déjà que je ne vais pas être déçu et que le set sera largement au niveau des espérances des fans et dans la lignée de ce que l'on vient de voir et d'écouter.

En tournée européenne pour la sortie de leur quatrième album ''Akróasis'' paru en février dernier, c'est le batteur, Sebastian Lanser, qui s'installe en premier derrière sa batterie monstrueuse et en plein dans les light (à défaut du reste du combo) surplombant ses acolytes. Les trois autres musiciens arrivent en même temps sur le devant de la scène en arc de cercle avec Rafael Trujillo, chevelure longue très noire sur la gauche (face au public), Linus Klausenitzer à l'opposé avec sa basse 6 cordes, le leader et frontman Steffen Kummerer au chant et à la guitare estampillée Obscura au centre du manche.

C'est ‘Ten Sepiroth' qui ouvre les hostilités par une guitare à la sonorité réglée en acoustique pour rapidement se transformer en quelque chose de beaucoup plus direct par des riffs rapides exécutés de main de maître en tapping par Rafael.

Comme pour les sets précédents, un son toujours aussi excellent permettant de distinguer parfaitement chacun des instruments. Le growl caverneux du beau gosse aux longs cheveux fins de Steffen se positionne avec précision sur la composition instrumentale de ce morceau, quatrième titre de ''Akróasis''. Le chanteur arrivant parfaitement à naviguer au cours du morceau, comme sur tout le reste du live, entre le growl death et un chant plus eraillé à la sonorité black metal.

Un quatrième groupe de death technique et un univers encore différent délivrant une musique toujours très technique et plus sombre empruntant des plans dissonants plus marqués, je pense au titre éponyme 'Akróasis' joué en 4.

L'album vedette du groupe sera très largement interprété avec pas moins de 6 titres sur 9, entrecoupés du lourd ‘Ocean Gateways' de « Omnivium », l'album précédent, paru en 2011, sur lequel le growl profond de Steffen est mis à l'honneur.

Le frontman communique énormément et sait que le public est venu principalement pour son groupe ce soir. Le quartet délivre son death glauque, précisant entre chaque titre ce qui va être joué, plutôt une bonne idée pour s'y retrouver dans cette setlist très riche.

Les longs plans instrumentaux permettront d'apprécier le jeu complexe et parfait des allemands passant ainsi sur l'essentiel de leur carrière avec seule le premier album, « Retribution », qui ne sera pas passé en revue préférant s'attarder sur l'excellent « Cosmogenesis ».

Le public se bougera tout au long du set avec sur le dernier morceau ‘Centric Flow' un slam du chanteur de Rivers Of Nihil, Jake Dieffenbach et Steffen saluant son public, guitare levée bien haut, devant son batteur…

Un set parfaitement exécuté dans l'obscurité teinté avec parcimonie de light vertes, passé comme une étoile filante... quel show !