HELLFEST 2017, report de la 2ème journée - Partie 2
United Rock Nations

«Le ton et la chaleur monte, cette seconde partie réserve de belles surprises nuancées»

Créé 17/06/2017
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SKEPTICISM


Temple - 16h45

Lorsque Skepticism débarque, autant vous dire que ce n'est pas la joie. Excellent en Funeral doom metal, les finlandais plombent vite l'atmosphère avec leur musique lourde et sombre. Seul un public d'initiés peut comprendre ce qu'il se passe mais la découverte vaut le détour. Donc ça ne saute pas au plafond comme sur Chelsea Grin plus avant, on a plutôt tendance à se faire enfoncer le clou pour sa dernière demeure.

Compte tenu de la lourdeur du son et des riffs, le son est plutôt bon, bien que ça résonne et vibre dans toute la tente et les cages thoraciques. Ce n'est pas spécialement fort mais très impactant.

Arrivant sur scène vêtus en croque morts, l'ambiance plombe directement. Le frontman particulièrement impressionnant physiquement foule la scène avec tristesse et mélancolie, un bouquet de roses blanches à la main et les dépose sur une tombe imaginaire. Se retirant délicatement, il se place derrière son micro et regarde au loin, l'air pensif.
De longues secondes passent avant que les premiers riffs commencent et le ton est donné. On ne va pas rigoler comme ceux de Steel Panther sur les Main Stage.
La mise en scène est de circonstance avec le pianiste sur la gauche jouant face à un miroir et le guitariste écrasant ses cordes pour un son toujours plus gras et profond.

C est ainsi que le set enchaîne avec des titres très longs qui ne font qu'assombrir l'ambiance de minute en minute.

Vu au Fall Of Summer l'an passé, c'est avec plaisir que je retrouve les finlandais au Hellfest car ça vaut le détour de les découvrir sur scène.
SKEPTICISM


FRANK CARTER & THE RATTLESNAKES


Warzone - 16h45

Le public est là en masse bien présent. On sent l'allégresse générale monter. Ils sont mordus !

Super son, bien distinct dans chaque coin de la warzone, nickel !

Que dire de Frank Carter? Showman résumerait bien le gars. Spontané, enjoué, ses musiciens ne sont pas en reste non plus !
Ca saute partout, jusque dans la foule où il continue à chanter !

Super concert qui te donne une pêche d'enfer ! ça pogote à tout va... tu manges de la poussière mais tu te sens bien ! !

Frank Carter, ça te donne des ailes bien plus qu'une célèbre marque ! ! !
FRANK CARTER & THE RATTLESNAKES


STEEL PANTHER


Main Stage 1 - 16h55

C'est cette année qu'est sorti ''Lower the bar'', nouvel album des americains déjantés. C'est naturellement que nous les retrouvons au Hellfest afin de promouvoir leur dernière galette.
Le public est venu en masse assister à la prestation de Steel Panther, et comme d'habitude... les boobs sont de sortie !! plutot cool...

Le son est impeccable.

Fidèle à lui-même, Steel Panther met le feu comme jamais ! slams, boobs, la foule est en délire complet. Mention aux 30 filles seins nus sur scène, la fête a été folle !

Le groupe fait la part belle aux titres de ''Lower the bar'' mais les essentiels ne sont pas oubliés, le groupe envoie le steak et parcourt la scène de long en large.
Les discussions entre les morceaux sont toujours là, le show est réglé au millimètre.

Steel Panther a tué la journée, montrant qu'il est toujours, malgré son côté parodique, un groupe énorme sur scène.
STEEL PANTHER


DECAPITATED


Altar - 17h40

Decapitated ne se déplace pas pour rien et les festivaliers le savent. Difficile de concurrencer les rois du glam. Bien que Steel Panther joue sur la Main Stage, le public est là et bien là. Altar est comble pour accueillir les polonais et comme ils ont eu raison ! Nous sommes en train d'assister au concert de la journée. Tout y est le son, le jeu, la puissance. Ouch ce que c'est bon, ça tabasse sévère.

Le son est parfait, pas de grésillements, pas de résonance, juste du gros son bien catchy pour en prendre plein la tronche tout le set durant.

Le jeu de scène est magistral, tout comme la musique des Polonais, tout est dans la puissance. Le frontman aux Dred locks hurle sa rage de façon phénoménale. Bassiste et guitariste écrasent les cordes de leurs instruments pour bien écraser les fans dans le pit enfin énergique. La double caisse est de rigueur et les samples indus aussi. Que du bon. C est là qu il faut être !

Anticipant sur leur prochain album disponible début juillet, le Quartet n'y va pas par quatre chemins et propose une setlist très agressive et dynamique. Au sortir de cette date ça ne va que donner l'envie de se procurer le prochain opus afin de se remémorer cette prestation de haut vol.

Ce n'est que le milieu de la journée et déjà avec Decapitated, on ne l'a pas ratée.
DECAPITATED


MARS RED SKY


Valley - 17h40

Public venu nombreux pour faire honneur à ce groupe bordelais avec un son bon et bien dosé

C'est plus un groupe statique par leur coté psyché... C'est d'une simplicité et c'est suffisant et dans l'esprit du groupe ! !

Les français ne déméritent pas sur la vague du stoner. Ils sont à fond dedans et nous en font profiter largement.

Si vous aimez le stoner psyché, foncez découvrir Mars Red Sky !
MARS RED SKY


DEE SNIDER


Main Stage 2 - 18h00

Une des légendes du hard-rock revient au Hellfest mais cette fois-ci pas pour Twisted Sister mais en son nom : DEE SNIDER.
Sous des acclamations du public, sa présence étant due à l'annulation de WASP, nous ne perdons pas au change.
Il rentre sur scène avec le titre ''We are the ones'', titre du nouvel album solo sorti en 2016.

Le son est très bon et puissant. La voix de Snider est bien en avant mais on peut dire que le bougre en a toujours dans le ventre.

Le boss le sait très bien car derrière lui c'est une véritable autoroute. Ca joue grave comme on dit.
Même si nos yeux sont braqués sur Mister Dee Snider, le boulot des zicos ne souffre d'aucun reproche. Il faut dire aussi que le Sieur est vêtu de rouge.
Nous avons droit aussi à un super ''We're Not Gonna Take It'', avec une intro juste piano/voix suivie d'un véritable festival entre Dee et le public sur le refrain.
Mister Snider fera tout un tas de discours, notamment sur la perte quasi-journalière des legendes du rock.
Il rendra hommage à Chris Cornell en interprétant un titre de Soundgarden, ''Houtshined''.

Excellent concert d'un des Boss du milieu, il faudra encore compter sur lui !
DEE SNIDER


TURISAS


Temple - 18h35

Y a pas à dire, le folk métal ça attire les foules. Temple, temple du black accueille des choses à l'univers très lointain de cette musique assez radicale et élitiste sur cette édition 2017. C'est donc les finlandais Turisas qui prennent place et rameutent un monde fou. Le public est très réceptif et slam sans discontinuer. Étonnant pour une musique qui ne s'y prête pas, cependant c'est très festif alors faisons la fête.

Il est clair que le son est en très nette progression par rapport à la première journée du Hellfest. Chose très importante ici surtout avec le violon fleuron du folk. Très bonne qualité permettant ainsi de ravir les fans.

Le folk est très festif donc ça ne manquera pas à la prestation. Maquillés de rouge et noir, vêtus comme au moyen âge, le quintet envoie clairement la sauce avec une musique énergique.

Le chant clair apporte de la légèreté à cet ensemble sans pour autant délaisser le côté métal avec des plans plus agressifs et une voix plus hurlée. Ça bouge beaucoup, tous les titres fonctionnent, les refrains chantés à l'unisson.

Un peu de mélodie dans un monde de brute sans pour autant être pour les enfants.
TURISAS


D.R.I.


Warzone - 18h35

D.R.I. a encore réussi à mettre le feu mais surtout la poussière au public hellfestien ! !

Tout y était, le son, l'envie de partager leur passion malgré le retrait du chanteur, souvent en fond de scène. Heureusement ses musiciens en ont profité pour se mettre en avant ! !

Ce fut un bon concert, sans surprise, certes, mais tous les ingrédients étaient là !
D.R.I.


TRUST


Main Stage 1 - 18h55

C'est dans un Hellfest désormais plein à craquer que les légendaires Trust entrent en scène.
Forcément, tout le festival, ou presque, répond présent pour Bernie, Nono et sa bande. Le public semble conquis dès les premiers riffs de Nono. Il aura suffi que Bernie entre en scène pour voir des horns up dans tout le Hellfest..... beau !

On ne changera pas Bernie, Bob vissé sur la tête, chemise de moyen goût... mais c'est ce qui fait le personnage. il n'hésitera pas une seconde et utilisera l'avancée avec Nono, qui apporte un véritable plus au set de Trust.
La section rythmique ainsi que le guitariste Ismalia, fraîchement recruté mis a part david, fonctionnent particulièrement bien et accompagnent à merveille les 2 stars françaises, qui sont naturellement très mises en avant. Le reste du groupe étant plus statique.

Le son est niquel.
Tous les titres sont repris en coeur par le public, festival oblige, la setlist fait la part belle aux hits de Trust. Ce n'est pas une surprise puisque ce nouveau Trust tourne depuis un moment. Mais ça joue particulièrement bien.
Bernie assure, sans discours politique. Nono est toujours aussi bon. On ne sait par quel moyen ces 2 là ont voulu remettre le couvert, mais force est de constater que ça valait le coup !

Nous avons même droit à un tout nouveau morceau, ''Democratie''. Le titre, très groovy et boogie, a vu voir quelques slams dans une fosse qui en redemande... très bon titre !

Le max est atteint lors d'Antisocial. La foule était littéralement hors de contrôle. Voir un Hellfest crier un ''hoohoo'' lors des accords de Nono et ce dernier s'avancer lors du solo a quelque chose de magique.

Trust en concert, grande polémique ces dernières années. On ne peut que saluer cette volonté de reformation, tellement l'impression d'avoir assisté à un grand concert de Trust est grande. Trust a fait un carton. Un grand moment.
TRUST


SOILWORK


Altar - 19h40

Soilwork est un groupe qui plaît et que nous n'avons plus besoin de présenter. C'est ainsi qu'Altar est bien rempli pour accueillir les suédois.

Björn arrive sur scène et crée presque l'hystérie, j'exagère mais effectivement le concept marche. Délivrant un metalcore teinté de death la prestation est bonne.

Vêtu simplement, les suédois attaquent fort avec une setlist dynamique et efficace. Rien de particulier si ce n'est le charisme de Björn qui ravit la foule et les fans.

Soilwork ça marche. Partout où le combo se présente, ça comble les salles et donc le Hellfest n'y coupe pas.

Pas fan de leur musique, il n'empêche que Soilwork fait le job et animera efficacement Altar.
SOILWORK


CHELSEA WOLFE


Valley - 19h40


CHELSEA WOLFE


SAXON


Main Stage 2 - 20h00

C'est après leur dernier album ''Battering ram'' que Saxon est présent aujourd'hui, devant une fosse impressionnante. Les pogos et slams sont légion. il faut dire que la musique de Saxon s'y prête plutôt bien !

Le son est fort et clair, permettant d'apprécier au mieux les hits du mythique combo anglais.

La scène est naturellement aux couleurs de ''Battering ram'', qui n'a jamais autant sied à Saxon que ce soir. Tel un bélier, le groupe nous enfonce au plus profond du Hellfest. La magnifique batterie de Nigel y est certainement pour quelque chose !

C'est sur le titre ''Battering ram'' que Saxon entre en scène, après un bienvenu ''it's a long way to the top'' de AC/DC en guise d'intro. On ne trouve plus rien à dire sur les prestations de Saxon, toujours monstrueuses de puissance.
La bande à Biff est en très grande forme. Les légendes de la ''Nwobhm'' nous en mettent plein les oreilles. Même si le groupe defend son dernier album, il n'oublie pas les essentiels et c'est un réel plaisir d'entendre des titres comme le légendaire ''Wheels of steel, Sacrifice, ''Motorcycle man, Dogs of war, 747(strangers of the night) ou Heavy metal thunder'', en l'honneur de Lemmy.
Le concert s'achève évidemment sur ''Princess of the night''.

Les légendes de la ''Nwobhm'' viennent de nous balancer leur bélier dans la tronche. Saxon est, et restera, une valeur très très sure.
GROUPE


ALCEST


Temple - 20h45

Une fois n'est pas coutume mais la scène Temple n'est pas la Temple. Une programmation très éclectique sur cette J2 dont Alcest qui délivre une musique prog atmo mélancolique. Le public apprécie particulièrement ce type d'univers et c'est donc devant un parterre rempli que les français vont exprimer leur art.

Pas du tout mon univers mais il faut bien dire que techniquement c'est parfaitement exécuté avec un rendu sous les tentes soigné tout comme la plupart des groupes aujourd'hui. Ni trop fort, ni pas assez, c'est avec équilibre que l'univers d'Alcest se distille sur Temple.

Cependant, la musique a beau être enivrante, c'est assez ennuyeux à regarder car il ne se passe rien. La musique est élitiste et il faut savoir l'apprécier pour y rentrer dedans, chose que je n'ai pas su faire.

Dans l'absolu, mon ressenti, on s'en fiche un peu, l'essentiel est de constater que le public a complètement adhéré à léunivers du duo français se délectant de chaque note jusqu'au dernier riff.

Une musique qui n'incite pas à la fête mais qui trouve son public. Le job est fait !
ALCEST


COMEBACK KID


Warzone - 20h45

Archi-complet.... le public est venu en force écouter Andrew et son équipe

Le son fut bon, des balances bien faites.

Ces gars-là... le statique, ils ne connaissent pas ! et ça bouge.... Ça bouge tout le temps !

Toute la setlist a cartonnée, ce fut énorme. Des pogos et des slams à ne plus savoir où donner de la tête.
Un très bon concert qui donne la patate en cette fin d'après-midi.

Vous aimez le hardcore ?? courez chez votre disquaire et faites vous plaisir ! !
COMEBACK KID


AIRBOURNE


Main Stage 1 - 21h05

Il nous tardait de voir Airbourne depuis le départ de David Roads. C'est désormais Harri Harrison qui prit la place de guitariste rythmique.
Apres une tournée, c'est désormais les festivals qui attendent Airbourne depuis la sortie de ''Breakin outta hell'' l'année dernière. Comme d'habitude pour Airbourne , le Hellfest est plein à craquer et des Airbourne à tout va sortent du public.

Un peu faible sur ''Ready to rock'', tout rentre vite dans l'ordre, le son est excellentissime.

On ne va pas tergiverser, un mur d'ampli et c'est tout ! Airbourne n'a besoin de rien d'autre. Jusqu'à présent, aucun groupe n'aura lâché une prestation aussi énergique que celle des australiens. leur réputation n'est plus à faire.
Tous leurs gimmicks y sont présents. Joel s'est tapé un solo dans le pit à dos de kangourou, fait une distribution de bière générale en les ouvrant avec son crane, et même escaladé les stuctrures de la scène. Le reste du groupe, à savoir Ryan, Justin et le petit nouveau Harri n'arrêtent pas non plus une seule seconde. D'ailleurs, Harri s'est parfaitement intégré au groupe. Très proche de David, Harri correspond parfaitement à l'esprit du groupe et assure comme une bête.

Le groupe sert une setlist allant droit à l'essentiel : le rock'n'roll. Une grande partie de leurs tubes sont là, accompagnés des quelques titres du nouvel album.

Tout le set a déchaîné la foule qui n'a pas arrêté du début à la fin. C'est impressionnant de voir comment Airbourne peut lever un festival entier avec une telle facilite.

La maîtrise est parfaite, le show est bien rode, millimétré et parfaitement mis en place.

Airbourne a littéralement tué le Hellfest. Un grand, voire LE concert de la journée.... et même du week-end. Un set dantesque, qui montre qu'airbourne mérite totalement sa place ce soir.
AIRBOURNE


PAIN OF SALVATION


Altar - 21h50

Depuis le temps que j'en entends parler, c'est avec impatience et en même temps, prudence, que je m'apprête à découvrir le combo suédois. A contrario d'Alcest précédemment, Pain Of Salvation ne remplit pas Altar. Peut-être la faute à Airbourne qui joue sur Main Stage et que c'est bien plus jouace et festif.

Quoi qu'il en soit, les suédois attaquent leur set avec enthousiasme pour nous délivrer leur univers très particulier.

Sans fioritures, ni imageries spécifiques, je constate que leur musique est très conceptuelle. Ça part dans tous les sens associant les plans très mélodiques comme plus brutaux.
Assez difficile à suivre, j'ai du mal à entrer dans leur univers qui ne me laisse toutefois pas indifférent.

Le Quartet bouge bien sur Altar, avec une mention particulière pour le bassiste qui ne cesse de s'activer tantôt énergiquement sur sa basse, tantôt plus calmement, en accompagnant le frontman au chant. Le public adhère complètement, les suédois ont bonne presse et ça se confirme.

Une musique intéressante mariant habilement mélodie et plans plus bruts. A re-découvrir pour bien entrer dans le concept.
PAIN OF SALVATION


PRIMUS


Valley - 21h50

La Valley est pleine à craquer quand Primus monte sur scène. Impressionnant ! La foule dépasse même l'enceinte des tentes. Un vrai engouement pour Les Claypool, le fondateur, bassiste / chanteur et ses acolytes.

Le backdrop de scène est un écran géant diffusant un personnage animé. Et c'est parti pour 1 heure de show.

Le son est énorme. Dès les premières notes de guitare de Larry sur ''Those Damned Blue Collar'' on sent que la soirée va être bonne. Les Claypool, petites lunettes et chapeau, assure et nous délecte d'un solo de basse comme seul lui sait le faire.

Alors bien sûr on aura droit à ''Wynona's Big Brown Beaver'' (qui conclut le show sous les applaudissements du public) et ''My Name Is Mud''.

Du très très grand Primus ce soir.
PRIMUS


APOCALYPTICA


Main Stage 2 - 22h20

Le Hellfest est plein. il faut dire qu'Aerosmith arrive dans peu de temps. Pour le moment, Apocalyptica est là pour nous faire patienter.
Apres le carnage Airbourne, la fosse profite de ce moment pour s'octroyer un repos bien mérité, la sécurité aussi !

Le Hellfest contemple avec admiration la virtuosité des finlandais. Quelques slams tranquilles et circle pits plutot timides pointeront le bout de leur nez en fin de set.

Le son est excellent et permet de profiter des violoncelles du groupe.

Il est difficile de courir partout avec un si gros instrument, mais l'intérêt n'est pas là. La sobriété est de mise et permet de profiter de ce moment poétique, chose plutôt rare ici ;)
On ne peut que saluer la virtuosité d'Apocalyptica. La maîtrise des instruments force le respect. La batterie de Mikko apporte un vrai plus aux violoncelles. Beaucoup de Metallica ce soir !

Un moment de répit bienvenu, d'autant que la pause fut un beau moment, comme Apocalyptica sait faire.
APOCALYPTICA


WARDRUNA


Temple - 22h55

Énormément de monde pour assister aux chants traditionnels de Wardruna, les norvégiens qui nous replongent dans l'ambiance viking su 1er millénaire.
Un son époustouflant qui surplombe Temple.

Et une prestation scénique remarquable. Tous les protagonistes sont en tenue traditionnelle et nous font partager cette musique d'un autre temps. Ambivalence du chant féminin et masculin pour sublimer les compositions. Un éclairage succinct, des flammes pour accentuer le côté intimiste, un chant à l'unisson, il suffit de fermer les yeux et on y est !

C'est un réel succès comme toutes les prestations de l'après midi très axées sur la folk, le pagan, en un mot : la tradition.

Belle mise en scène, tant vestimentaire que musicale, les norvégiens sont très convaincants.
WARDRUNA


AGNOSTIC FRONT


Warzone - 22h55

Vu la marée humaine qui se tasse devant la Warzone, on suppute que ça va être le feu...
Agnostic Front est en place.... nous avions interviewé Vinnie dans l'après-midi et il était hyper énergique, on a donc compris que ce soir Agnostic Front allait tout donner !

Et ça ne loupe pas ! Dès les premières notes c'est le feu à la fois sur scène mais aussi dans le public : circle pit, personnes transportées par la foule. On aura même droit à une chaise roulante transportée par la foule. Le pied !

Le son est nickel et reconstitue à la perfection l'énergie du hardcore des ricains.

Et sur scène, c'est le feu : Vinnie (guitariste) court dans tous les sens, fait des grimaces, prend la pause tandis que Mike Gallo (basse) saute en permanence.
Agnostic Front est heureux ce soir de donner le maximum.

Coté musique, tous les hymnes y passent: ''Gotta Go'' (qui cette fois-ci n'a pas clôturé le show, celui-ci ayant été conclus par une magistrale reprise des Ramones ''Blitzkrieg Bop''), ''Victim In Pain'', ''For My Family'' ou ''Crucified''.

Ce soir Agnostic Front a tout donné pour notre plus grand plaisir.
AGNOSTIC FRONT


AEROSMITH


Main Stage 1 - 23h25

Aerosmith débarque enfin sur une Main Stage 1 s'étendant à perte de vue.
Impatient de voir Steven et sa bande, le public est aux anges quand ce dernier, accompagné de Joe Perry, apparaissent au bout de l'avancée.

Aerosmith fait ce qu'il fait de mieux, à savoir jouer devant des milliers de personnes. Steven et Joe utilisent très souvent l'avancée.... le reste du groupe préférant rester pour la plupart du temps sur la scène.
On est devant un show à l'Américaine, réglé comme du papier à musique. Pas de place à l'improvisation ici, c'est du grand spectacle.
Les jeux de lumières sont superbes et les animations sur les écrans géants ne manquent pas d'apporter au show sa dose d'artifices.

Tous les plus grand tubes des ''bad boys'' de boston répondent présents. Force est de constater que le groupe au complet tiens la route, avec une mention à Joe, assurant lui aussi le spectacle. Brad alterne la rythmique et des solos impeccables et le duo Tom et Joey assurant la section rythmique avec un groove énorme.
L'harmonica est de sortie, laissant le chant à Joe.
Tous les gimmicks du groupe seront là, le duo au fond de l'avancée Joe / Steeve sur ''Dream on'' au rappel restera un sacré moment de ce Hellfest. Le final sur ''Walk this way'' sera terrible ! et l'anniversaire souhaité à John, le technicien sera sympathique !

Aerosmith livre un concert parfait, quoi de mieux pour terminer un samedi placé sous le signe du rock'n'roll ?
AEROSMITH


OPETH


Altar - 00h00

Lorsque Opeth arrive sur la scène d'Altar, c'est l'acclamation générale.
Tout le monde est concentré sur cette scène pour assister à la prestation des suédois dont le dernier album ''Sorceress'' est sorti l'an passé et qui n'a pas fait l unanimité.
Une sorte d'excitation générale se fait sentir et le combo le rend bien immédiatement en entrant dans le vif du sujet.

Avec un excellent son, les suédois déversent leur musique complexe et très éclectique avec brio. A la juste mesure on apprécie l'ambiance dans laquelle nous plonge le Quartet.

Plutôt statiques, les artistes ont nullement besoin d'en faire trop, la musique parle d'elle même et le jeu est distillé de façon précise et efficace.

Enchaînant les titres sans sourciller, hormis la courte pause entre les deux premiers titres, tout le set suit de façon cohérente. Naviguant dans un univers conceptuel teinté de prog et de plans plus affirmés, les riffs mélodiques sont, par moment, accompagnés d'une rythmique plus grasse avec un gros son bien lourd.

Totalement enchanté par ce concert qui me permet de découvrir le groupe en live alors que je n'avais pas été convaincu par le dernier album, me donne envie de me repencher sur la discographie des suédois dès mon retour à la maison.
OPETH


SLO BURN


Valley - 00h00

La foule est bien présente pour accueillir ce groupe de stoner malgré l'heure tardive..
Le chanteur n'est pas un inconnu, il s'agit de John Garcia qui a eu plusieurs groupes comme Hermano par exemple.

Le son est plutôt bon, la voix de John est claire et complètement audible. La basse est bien présente sans parler de la batterie.
L'ambiance est géniale. Imaginez les trois quart de la Valley en train d'headbanguer ! Énorme ! ! !

Toute la setlist prend sur le public. .aucun titre en reste !
C'est mon ''coup de coeur'' de ce soir....

Vous aimez le stoner ?? Alors vous allez adorer Slo Burn! ! !
Pour son retour, John Garcia a mis le feu à la Valley
SLO BURN


KREATOR


Main Stage 2 - 01h00

C'est à Kreator que revient la clôture des Main Stage. Le public, décidément pas fatigué, se regroupe en masse pour accueillir comme il se doit un des plus grands groupe de thrash.
''Gods of violence'', sorti cette année, donne l'occasion de se prendre une bonne dose de thrash dans nos faces.

Le son est terriblement efficace. Beaucoup d'effets pyrotechniques. Un son monstrueux.... Il s'en dégage une puissance folle.

On peut dire que les Allemands font fort dès le début de leur set. Laché de confettis dès le premier morceau, hordes of chaos, flammes, fumée...le public est en transe. Décors d'une église en ruine. Des écrans à la place des vitraux. Milles Petroza, le chanteur est particulièrement en voix. Ca headbangue en masse, pogotte, slam incessant... bref, c'est un beau bordel !

La bande à Miland envoie son thrash d'une manière hallucinante. Kreator ne lâchera rien durant tout la durée de son set consacré à son dernier album ''Gods of violence''.

Kreator prouve qu'il est, malgré les années qui commencent à compter, un des plus grands groupes de thrash.
KREATOR


DEAFHEAVEN


Temple - 01h05

Malgré l'heure tardive et Suicidal Tendencies qui joue sur la Warzone, Temple est à moitié remplie, ce qui peut paraître inespéré à 1 heure passée et avec les monstres américains en face.
Là ce sont aussi des américains à qui nous avons à faire mais dans un registre différent. Du black metal teinté de prog.

Bien que nous distinguons parfaitement tous les instruments et leurs nuances, le son est un peu trop fort à mon goût mais on s'y fait vite et on entre rapidement dans l univers déjanté du quintet.

La prestation est de 1er ordre avec un jeu artistique du frontman absolument dantesque.
Vêtu de façon très classe, chemise noire, pantalon noir, ce garçon de bonne famille à la coupe mi-longue s'agite dans tous les sens et joue les chefs d'orchestre. Ça donne un côté décalé à l'univers déjà bien barré.

Les musiciens suivent le rythme de façon plus timoré et envoient les riffs, avec violence par moments, plus calmement à d'autres, naviguant ainsi entre radicalité musicale et prog psychédélique.

Un concert qui sauve ma journée qui fut placée sous le signe de la mélodie avec un groupe puissant et agressif tout en nuançant l'univers de touches prog
DEAFHEAVEN


SUICIDAL TENDENCIES


Warzone - 01h05


SUICIDAL TENDENCIES