HELLFEST 2017, report de la 1ère journée - Partie 2
United Rock Nations

«La seconde partie de cette première journée au Hellfest 2017»

Créé 16/06/2017
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HELMET


Valley - 16h00

Un public très très nombreux pour ce groupe connu...super enthousiaste et très réactif.

Le son est vraiment excellent, parfaitement dosé. Les instruments n'empiètent pas et aucun ne couvre la voix de Dino
Pas de fioritures, et pourquoi s'en embêter. Ils bougent, font participer le public et la sauce prend !!

Aucun titre n'est délaissé. ..ça bouge sur tout ! Les membres de Helmet jouent super bien et cela se voit et se ressent....ils prennent plaisir.

Superbe prestation du groupe Helmet, il aurait fallu pousser les murs pour que tout le monde puisse en profiter.
HELMET





DODHEIMSGARD


Temple - 16h45

Un public de connaisseurs mais qui s'est vidé par rapport à ce que l'on a pu voir ce matin. Soit la fatigue se fait sentir, soit les scènes Main Stage proposent des groupes plus accessibles et fédérateurs de monde. C'est donc devant un parterre à moitié rempli que le set se déroule sans grande effusion du public.

Une bonne dynamique des chansons avec une setlist bien étudiée alliant et mariant pagan et black plus radical. Une agréable surprise pour une découverte live pour ma part.

Maquillés comme tout Blackeux, le quartet choisit des couleurs plus vives pour exprimer son appartenance à ce mouvement musical. Hormis le guitariste en noir de la tête aux pieds, le guitariste chanteur adopte un maquillage plus proche du folklore avec une chemise très colorée. Le bassiste fait de même avec un visage peinturluré en rouge et jaune.

Avec plein d'originalité le quartet adopte une posture black metal clairement différente en jouant sur la fibre pagan en délivrant une musique mélodique tout en restant proche de ses racines de black guerrier avec des titres ravageurs et agressifs.

Une avancée dans le Hellfest qui fait du bien avec un univers plus accessible au regard de toute la brutalité qui va être déversée ce soir sous les tentes.
DODHEIMSGARD


THE DEVIN TOWNSEND PROJECT


Main Stage 1 - 16h45

On ne présente plus Devin Townsend, au top de sa forme, le canadien chauve est sur la Main Stage 1 et le public l'accueille en criant son nom aussi fort que possible.
Il était visiblement attendu ! si la fosse n'est pas en délire, elle est en tout cas présente en masse et très réceptive au déluge de riffs arrivant dans sa tête.

Rien à dire sur le son, la section rythmique ainsi que les guitares sont suffisamment mixées pour mettre en avant les compositions du guitariste chanteur.

Alors ça ne bouge pas plus que ça sur scène mais Devin Townsend et ses acolytes envoient ce qu'il faut pour en imposer. Il faut dire que le bonhomme a un sacré charisme !

La scène est on ne peut plus minimaliste, avec quelques drapeaux mais l'essentiel est là. A savoir que Devin et sa bande envoient la purée avec une facilité déconcertante.

Un set minimaliste, mais The Devin Townsend Project a balancé ses riffs d'une fort belle manière !
DEVIN TOWNSEND PROJECT




THE BOUNCING SOULS


Warzone - 16h45

Un public très nombreux malgré cette chaleur infernale Il est super enthousiaste et le montre par des pogos à n'en plus finir.

Le son est bon même si quelques petites baisses de régime nous ont étonnés au départ.

Comment décrire en un mot ? Géant ! ! ! Ça bouge. .ça saute de partout... et le chanteur, Greg, descend même de scène pour aller au contact du public.

Superbe presta de The Bouncing Souls...ils ont mis le feu et fait soulever des tonnes de poussières en pogos !

The Bouncing Souls... ou comment redonner la pêche à un public accablé par la chaleur.
THE BOUNCING SOULS




POWERWOLF


Main Stage 2 - 17h40

Comme au Zénith en février dernier, le public est totalement acquis à Powerwolf. Devant la Main Stage 2 il n'y a plus de place.
Les loups font un carton. Attila au chant donne de la voix et se fendra d'un petit discours en Français. Tous les titres sont repris en choeur et font carton plein.

Le son est au top. puissant et clair. La batterie, les guitares, choeurs et voix sont super nets.

Le décor n'est pas aussi imposant qu'au Zénith , Festival oblige... mais un imposant ''backdrop'' est présent.
Les frères Greywolf sont maquillés comme à leur habitude et courent de droite à gauche.
Falk Maria fait son show sur le devant de la scène lors des passages sans keyboard.
La setlist fait la part belle au dernier album. Les ''tubes'' du groupe seront aussi a l'honneur.

Powerwolf est plus que rodé à la scène et le show ne souffre d'aucune critique, l'interprétation des morceaux est parfaite.

Cela devient une habitude, Powerwolf sur scène, que l'on aime ou pas c'est l'assurance d'un show de grande qualité.
POWERWOLF





FIRESPAWN


Altar - 17h40

Altar et Temple sont bien moins remplies que ce matin et qu'en ce début d'après midi. Ce qui est fort dommage car nous avons là un beau fleuron du death old school suédois.
En effet Firespawn compte 2 des membres d'Entombed AD (Lars Petrov au chant et Victor Brandt à la guitare et non à la basse). Le public est dramatiquement fatigué et la première journée est loin d être finie.

Démarrant avec All Hail du 1er album, le Quartet posait les jalons d un set énergique. Le son est cependant perfectible avec de la reverbe dans le micro de Lars... Pourquoi ce choix... On entend bien les autres instruments avec cependant une batterie trop forte qui a tendance à masquer la basse.

De nature plutôt statique, les musiciens préfèrent s'adonner à bouger leurs instruments. Seul Lars parcourt la scène dans tous les sens.

Un début de show carré, on reconnaît bien les morceaux, Lars tente de bouger le public qui, je le répète se montre particulièrement timide, alors que les morceaux de la setlist envoient du lourd. Sans doute la chaleur écrasante encore présente.

Deux albums à leur actif, une expérience scénique de plus de 25 ans de part les expériences musicales de chacun, Firespawn s'inscrit comme un groupe de death scandinave incontournable avec seulement 2 ans d'existence.
FIRESPAWN



RED FANG


Valley - 17h40

C'est sous une Valley remplie à ras bord que déboule Red Fang, en place pour défendre son dernier opus sorti l'année dernière, ''only ghosts''. Le public de la Valley est extrêmement réceptif, il devient impossible de s'approcher de la tente.

Le son rend hommage au punk heavy bien sale du combo américain. La Valley tremble sous les coups de kick de John et la basse vrombissante d'Aaron.

Red Fang se donne, bouge ensemble en rythme et son attitude colle parfaitement au style. C'est en place et les lumières sous la tente sont superbes.

La setlist fait la part belle aux compos directes. Aucun temps mort, la Valley est lessivée. En route depuis plus d'une dizaine d''années, Red Fang confirme qu'il n'est pas arrivé ici par hasard. C'est un réel plaisir de suivre le set du groupe, qui met une patate d'enfer.

Un set énergique, direct et entraînant. Red Fang a allumé la Valley, qui n'est pas prête de s'éteindre ce week-end !
RED FANG




CORVUS CORAX


Temple - 18h35

Public qui est devenu plus dense pour ce groupe de folk. Ce style plaît beaucoup aux Metalleux et c'est donc en toute logique que Corvus Corax se trouve programmé au Hellfest, il est juste surprenant que ce soit sur Temple plutôt destinée au black metal.

Compte tenu des instruments utilisés avec tambours et cornemuses, le réglage est aux petits oignons et le rendu est très bon. C est très énergique et festif à la fois.

En tenu d'époque, on se croirait au moyen âge. La musique délivrée retrace l'univers celtique. Le line-up nombreux s'en donne à coeur joie. Ça bouge beaucoup et le groupe communique énormément avec le public.

Artistiquement et visuellement, c'est un régal même si je ne vous cache pas avoir du mal à adhérer à cette ambiance musicale. Il n'empêche que le job est fait et que le public est comblé.

Un peu de fraîcheur dans cette journée destinée à la brutalité. Les allemands font l'unanimité
CORVUS CORAX





TAGADA JONES


Warzone - 18h35

C'est comble.....plus un brin de pelouse disponible pour les Tagada ! du monde jusque dans les allées, avec une joie non dissimulée à les entendre et à les voir slamer.

Un son nickel, rien a redire ! tout est parfait.

La prestation scénique est tout aussi parfaite. Niko nous entraîne dans son univers entre la peste et la choléra, ça saute. .ça court. ..infatigables ils sont !

Le concert est une vraie tuerie...les chansons s'enchaînent avec un rythme fou et le public en redemande...des slams..des wall of death et j'en passe ! !

Tagada Jones nous démontre encore que la scène bretonne est toujours bien vivante !! Yech'ed Mad les gars ! !
TAGADA JONES





MINISTRY


Main Stage 1 - 18h35

Même si le dernier album de Ministry remonte à 2013, le groupe semblait attendu au tournant, devant une fosse Main Stage de plus en plus grosse... ça slame, ça pogote, Ministry sait mettre le feu !

Le son est net, puissant. Ministry est en bonne forme.

Décidément, cette journée n'aura pas manqué de nous ravir ! c'est un réel plaisir de voir Al et ses rastas s'en donner à coeur joie, oscillant entre plusieurs micros aux effets vocaux différents, utiliser un mégaphone, prendre une guitare... le groupe prends du plaisir à être là, et est complètement halluciné quand un courageux jeune homme en fauteuil roulant slam au dessus de la fosse. Le public du Hellfest force le respect !

On est heureux quand Al annonce un titre de leur nouvel album à paraître à l'automne... d'autant que le titre en question fonctionne plutôt bien.
La foule semble conquise, et on a maintenant hâte d'avoir l'album entre les mains. Pari réussi ! il est plaisant de voir que tout le groupe est en grande forme. on en prend plein les cages à miel qui commencent à être mises à rude épreuve lors de cette journée placée sous le signe du metal pur !

Un set intense, qui montre bien que Ministry est un pionnier... et quel pionnier !
MINISTRY






BEHEMOTH


Main Stage 2 - 19h40

Même si Behemoth est devenu un habitué du Hellfest, il fait toujours son petit effet quand l'annonce des groupes tombe. Il faut dire que le combo polonais mené par Nergal est une valeur sure, si ce n'est THE groupe de black.
En tout cas, la foule est présente en masse pour se prendre sa dose, et semble toujours partante pour ''foutre un joyeux bordel''. Le public est conquis.

Rien à dire sur le son, parfait, comme toute la journée sur les Main Stage.

Le jeu scénique de Behemoth reste fidèle à ce que le groupe sait proposer... peut-être un peu trop. Tout y est quasiment identique à leur dernier passage en 2014... de leur gimmicks aux artifices en passant par les décors... C'est certes bien huilé, mais peut-être un poil convenu.
Le dernier album, ''The satanist'', remontant à la même année. le lâché de confettis et les masques du diable font quand même toujours leur petit quelque chose...

Rien à dire sur l'interprétation des titres, des morceaux maintenant bien connus, que Behemoth joue avec brio.

Behemoth signe un set bien rodé, solide et fidèle à son habitude. peut-être un peu trop ?
BEHEMOTH






CRYPTOSY


Altar - 19h40

Second groupe hyper brutal de la journée après Wormed, autant dire que les aficionados sont servis. Et de la brutalité, vous en voulez alors vous allez être servis. Ça s'est bien passé dans le pit mais avec toujours aussi peu d'enthousiasme. C'est très surprenant car les Canadiens mettent le paquet.

Le son est fort, peut être la double, trop mise en exergue comme souvent sous les tentes. En revanche la voix de Matt est toujours aussi impressionnante. Cousin francophone c'est en français qu'il fera ses interventions en tant que orateur né.

Le jeu de scène reste très simple hormis le fait que Matt est le roi de l'hélicoptère, sa longue chevelure l'aidant à donner un effet impressionnant.

Un set bien construit et énergique qui fait que ça vaut le détour de se faire poutré près d'une heure.

Vous vouliez de la violence, elle était bien présente sur Altar.
CRYPTOSY






BARONESS


Valley - 19h40

BARONESS




BELPHEGOR


Temple - 20h45

Belphegor étant un groupe incontournable de la scène extrême, c'est avec passion qu'un public averti est revenu se masser devant la prestation du quartet.

Musique très technique et virulente, la qualité sonore est au rendez-vous avec une très bonne distinction des instruments et de chaque partie musicale, malgré le fait que ce soit trop fort et que ça résonne.

Maquillé comme des blackeux, Belphegor distille un death dérangeant à la limite du black. La prestation sonore est donc de paire avec cet univers. On a l'impression d'avoir affaire avec des Blackeux mais ce sont des Deatheux.

La scène est rehaussée par une sorte d'ossement ressemblant à une colonne vertébrale se terminant en trident. Le maquillage et le jeu de scène font frissonner par le côté démoniaque de la mise en scène.

Belphegor à la hauteur de sa réputation avec un set délivré dans la terreur.
BELPHEGOR




DEEP PURPLE


Main Stage 1 - 20h45

Après être déjà passés au Hellfest en 2014, Deep Purple revient fouler les terres bretonnes à l'occasion de la sortie cette année de son nouvel album, ''Infinite''.
C'est évidemment un Hellfest plein à craquer qui attend de pied ferme la venue des légendaires anglais. Le public est conquis en un seul titre, et le sera tout au long du set.

Le son est terriblement efficace et met parfaitement en valeur tous les instruments, mais aussi la batterie de Ian Paice qui sonne d'enfer !

Backscene inspirée du dernier album ''Infinite''. C'est propre, à la hauteur de Deep Purple. Un gros rocher est placé derrière la scène, en dessous d'un écran géant.
Ian Gillan, un peu immobile au début du set, se lâche petit à petit et au fur et à mesure des morceaux. Roger et Steve sont, a leur habitude, impressionnants d'efficacité. Don fait crier ses claviers comme jamais, surtout sur Lazy, et son solo dantesque, termine par ''alouette''.
Pour l'anecdote, une petite statue d'Ozzy est posée sur les pianos. Le légendaire Ian Paice est fidèle à lui-même et tape sur ses fûts comme un bûcheron.

On se situe vraiment un sacré cran au-dessus de leur précédent passage en 2014, où nous avions trouvé leur prestation vraiment molle. Que nenni ici, la sortie de ''Infinite'' a donné un sacré coup de boost au groupe ! Les morceaux d'infinite se marient bien avec le reste de la discographie du groupe et le tout reste très cohérent.

Deep Purple confirme son statut de légende.... tout simplement.
DEEP PURPLE




OBITUARY


Altar - 21h50

Autant dire que quand Obituary se déplace, le combo floridien déplace les foules avec lui. Altar est comble, impossible de circuler, le public s'est bougé pour ne pas rater la prestation des américains venus défendre leur dernier album sorti en mars dernier.
L'enthousiasme manquant tant depuis ce début de journée semble revenu avec quelques slam qui occuperont nos amis de la sécurité.

Comme à leur habitude Obituary a un son fort et parfait. Limite résonnant mais propre. Ça fait clairement saigner les tympans (je sais de quoi je parle). Tout est parfaitement défini. La basse claque, les blasts sont assommants, et le chant de John toujours aussi dévastateur.

Obituary fait du Obituary, pas besoin d'un jeu de scène extraordinaire, la musique fait le reste. On écoute, on prend sa claque et on s'en va.

Points de fioritures avec l'artistique ici, le quintet est là pour en mettre plein la face, et c'est chose faite en enchaînant une setlist complète permettant de survoler le dernier album et essentiellement la première vague des créations des américains, pionnier du genre

De loin la meilleure prestation sonore de cette première journée avec ce son bien gras et si caractéristique du quintet floridien.
OBITUARY




ELECTRIC WIZARD


Valley - 21h50

Quand Electric Wizard foule la Valley, le public est compact. Fond de lumière rouge, parfois verte, les lights restent minimalistes.Jus Oborn au chant assure comme d'habitude malgré un son moyen.

Le doom de Electric Wizard est fait principalement de mid-tempo ce qui donne une sensation lourde. Le combo démarre avec ''Witchcult Today''. C'est lourd et long.
Liz Buckingham joue tête baissée. Le show traîne en longueur et on finit par se lasser de se doom répétitif.
ELECTRIC WIZARD


SABATON


Main Stage 2 - 22h20

Un public très nombreux et enthousiaste. .très très reactif au point de voir des jeunes filles pleurer.

Quelques soucis au départ, vite rectifiés afin de nous faire profiter des notes suédoises

La prestation scénique est égale au fil des concerts ! Joakim fait son show...ça bouge dans tous les sens..et leurs tenues ne changent pas...du militaire et tee shirt à plaques pour le chanteur

Comme à son habitude Sabaton nous a servi un show propre sans écart, réglé comme du papier à musique !
Joakim joue avec le public, avec ses jeux de jambes légendaires et son lancer de micro mémorable !
Tout y était ! les jeux de lumières, de pyrotechnie... et un invité surprise : Laurent, un français, qui a poussé la chansonnette !

Un super concert comme toujours, et jamais déçu même s'ils pourraient renouveler leur jeu scénique. .mais comme cela fonctionne bien..to be continued !
SABATON



RANCID


Warzone - 22h55

Le mythique groupe punk californien des années 90, Rancid, est attendu de pied ferme. Venu promouvoir son nouvel album ''Trouble Maker'', le Hellfest a eu la brillante idée de le programmer en tête d'affiche. Le top !

La Warzone est pleine à craquer quand le barbu, Tim Armstrong et ses acolytes, foulent la scène. Et tout de suite c'est le délire.
''Radio'' met tout le monde d'accord. Du pur punk, 100% énergique !

Tim saute dans tous les sens. Le groupe prend du plaisir à balancer ses tubes mondialement connus, ''Ruby Soho'', ''Time Bomb'' ou ''Roots Radical''.

Du trés très grand Rancid ce soir. Les absents ont eu tort de ne pas être devant la Warzone ce soir.
RANCID




MARDUK


Temple - 22h55

Chose étonnante que de ne pas voir le public se masser devant les incontournables Marduk. C'est devant un pit modestement rempli que les suédois attaquent leur set par le premier titre du dernier album en lice ''Frontschwein''.

Le son plutôt bon jusque-là pour les blackeux laisse à désirer ici avec un volume un peu faiblard et une basse grésillante. On a presque du mal à reconnaître la chanson d'introduction.

Marduk tourne énormément et peut-être que ce soir est la fois de trop car ça manque d'énergie et d'envie. La setlist est très moyenne et le groupe n'hésite pas à prendre quelques minutes de pause entre les morceaux, poussant le public à partir petit à petit se positionner sur Altar pour le concert suivant. L'imagerie est bien là mais pas la magie.

Un concert assez devant moi qui, de plus, attendait cette date avec impatience. J'ai la chance (ou pas) de les revoir deux fois cet été alors suite au prochain numéro.

Concert assez décevant avec un manque d'entrain évident et un public qui se réduit de titres en titres.
MARDUK



ROB ZOMBIE


Main Stage 1 - 23h25

Le public toujours aussi nombreux attend la venue de Rob Zombie avec impatience, venu défendre son album sorti l'année dernière, ''The Electric Warlock Acid Witch Satanic Orgy Celebration Dispenser''. Rob met une ambiance d'enfer dans une fosse où il n'est plus possible de s'extirper.

Le son est impeccable et la scène superbe. Le côté réalisateur de Rob se fait sentir... pleine d'écrans animés, de beaux jeux de lumières, des flammes... un lâché de ballons et même d'aliens (si si !!)...
Mention aux guitares et basses de John 5 et Piggy, magnifiques ! le show est totalement différent de son dernier passage en 2014, plus grand, et c'est tant mieux ! l'univers est vraiment déjanté !

Rob, Ginger, Piggy et John se donnent à fond. Ils n'arrêtent pas une seconde. La scène est parcourue de long en large. Rob Zombie est un excellent frontman, n'hésitant pas à descendre au plus près de la fosse, debout sur la barrière. le show est réglé au millimètre et ne manque pas de faire participer le public en transe. John montrera, le temps d'un solo, qu'il est un guitariste hors pair.

Puissant, droit au but, Rob Zombie et sa bande ont achevé d'une main de maître la Main Stage 1. Dantesque !
ROB ZOMBIE



AUTOPSY


Altar à 00h00

On sent que ça commence à tirer sur le moral des festivaliers qui ont déserté Altar malgré un groupe phare de death old school fêtant ses 30 ans d'existence cette année.
Donc le public aura été toute la journée particulièrement timide et peu enjoué et ce manque de vigueur aura eu raison pour le dernier concert d'Altar de ce soir.

Un son plutôt pas mal pour cette prestation des vétérans du death.

Une prestation très énergique, bien plus que celle du public avec un Quartet efficace qui bouge beaucoup sur scène avec une touche d'humour quand il s'agit de se piquer la place sur la scène.

Une setlist bien délivrée et fort attrayante qui donnera peut-être un peu d'entrain aux derniers survivants pour le concert suivant clôturant sur Temple.

Fidèles à eux mêmes, Autopsy reste old school pour le plaisir des fans qui n'en attendent pas plus. Direct et efficace
AUTOPSY


MONSTER MAGNET


Valley - 00h00

Quand Monster Magnet foule la Valley, c'est un mur humain qui se plante devant la scène. Amplis et pédales à fond. Et c'est tout de suite la folie. Dave Wyndorg assure comme une bête. Son chant est puissant. le son est parfait.

Le stoner de Monster Magnet est efficace et fait mouche dès les premières notes.
Le combo démarre avec ''Dopes To Infinity''. C'est lourd, puissant.... on va s'en prendre plein la tête.
Alors bien sûr on a droit aux grands classiques ''Twin Earth'', ''Negasonic Teenage Warhead'', ''Powertrip'' et bien sûr ''Space Lord''.

Un show gigantesque. Monster Magnet, un vrai groupe de scène.
MONSTER MAGNET




IN FLAMES


Main Stage 2 - 01h00

C'est à In Flames que revient l'honneur de clôturer les Main Stages de ce premier jour. Le Hellfest est fatigué ? Pas du tout !
Beaucoup de monde se déplace devant la scène où jouent les suédois. la fosse se donne autant que le groupe et ne lâche rien, malgré l'heure tardive.

De toute façon, la fosse n'aura pas le temps de dire ''ouf'' qu'elle se prendra une bonne dose de décibels dans la face. Le son est clair, fort et puissant.

Fidèle à son habitude, In Flames livre un show de qualité. Le groupe mené par Anders se donne à fond. La scène est parcourue de tous les côtés, assez épurée, laisse voir un grand backscene In Flames, derrière une ligne de barrières. classe !

La setlist ne laisse aucun répit, puisant dans les meilleurs titres de sa discographie, sans oublier le dernier né, ''Battles'', sorti l'année dernière. Le jeu de chacun des membres force le respect. Anders, quant à lui, envoi le boudin avec une aisance folle.

Une nouvelle fois, In Flames livre un show monstrueux, clôturant la journée d'une fort belle manière ! Il est temps de prendre un peu de repos... à demain !
IN FLAMES



ALESTORM


Temple - 01h05

Il est 1h du matin lorsque les pirates metal foulent Temple pour le dernier concert de cette première journée. Autopsy m'aura fait mentir sur le peu d'entrain du public car autant vous dire qu'Alestorm a excité la foule. Il y a un monde fou pour le Quartet extrêmement motivé, drapeau de pirates en bannière principale. Le monde s'étale jusqu'à la cathédrale profitant ainsi de la retransmission sur l'écran géant.

Pour cette dernière prestation, le son est plutôt bon. Un clavier guitare, une basse, un clavier et une guitare et hop c'est parti pour une heure de traversée maritime agitée.

Les joyeux moussaillons sont plein d'entrain et ont une énergie débordante malgré l'heure tardive. Et cette énergie est communicative car je peux vous dire que dans le pit ça bouge sévère et que les agents de sécurité ne vont pas s'ennuyer

Tout est dans l'humour et la bonne humeur, ce n'est pas trop ma tasse de thé mais ça a la primeur de mettre tout le monde de bonne humeur. N'étant pas habitué au style, je trouve cette musique un peu répétitive mais se laisse pas écouter.

De la bonne humeur pour clôturer cette première journée et une courte nuit de repos.
ALESTORM




THE DAMNED


Warzone - 01h05

Il ne fait aucun doute que le retour des mythiques punk de The Damned constitue un événement en soi. Et bien manifestement, cet concert semble moins important pour le public du Hellfest qui est bien moins nombreux que les têtes d'affiche de cet après-midi à la Warzone (Rancid, Les Ramoneurs de Mehnir ou Tagada Jones).. Alors il est vrai que l'heure tardive (1h05 du matin) joue certainement.

Pour autant, nous sommes présent pour assister à la prestation de Dave Vanian (chanteur) et Captain Sensible (guitare). Tout habillé de rouge, Captain Sensible débarque et clairement il a la pêche. Il bouge dans tous les sens et à 63 ans il assure comme une bête. Quand à Vanian (60 ans pour lui) il assure. Plus dans la sobriété (gants noir, micro années 50) le chanteur assure toujours autant.

Le son est puissant. Ca joue bien. Les années passent et l'imprécision des jeunes punks de 1977 (année de leur mythique album Damned Damned Damned) s'est transformé en assurance. Et ça fait toujours plaisir de réentendre les tubes ''Neat Neat Neat'' ou ''New Rose''. Merci The Damned pour ce voyage dans le temps !
THE DAMNED