Chroniques

HAKEN, live Splendid (Lille) @28 mars 2017
Herger
Journaliste

«Une bonne claque ! L'immense niveau technique d'Haken a été parfaitement rendu sur scène !»

Créé 28/03/2017
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Pour célébrer ses 10 ans d'existence, Haken propose de le fêter de deux manières différentes: en réeditant ses deux très beaux premiers albums et en partant en tournée européenne en ce mois de mars.

En ce 28 mars 2017, les anglais ne sont pas venus seuls puisque deux groupes font leur première partie: Next to None et The Algorithm.

Tout d'abord, je constate que l'affluence n'est pas au rendez vous en cette salle du Splendid. Pourtant c'est une des salles de référence du Metal des Hauts de France. Environ 300 personnes sont venus écouter le set de qualité d'Haken. Est-ce du au match amical de la France ou encore à la notoriété encore faible du groupe en France ? Dommage ! Les britanniques auraient peut être du choisir une salle plus petite comme celle du Grand Mix à Tourcoing plus adaptée à la fréquentation de ce soir. Enfin passons ! Le plus important, c'est la prestation du groupe et là on n'a pas été déçu.

Tout d'abord parlons des deux premiers groupes à l'affiche. Je commence par Next To None qui lance le bal. Ce groupe qui a déjà sorti un album en 2015 n'est pas connu chez nous. En faisant des recherches, j'ai appris que c'était le groupe de Max Portnoy, fils de Mike Portnoy ancien batteur de Dream Theater. Les américains joue un mélange de Prog et de Hardcore. Le groupe ayant commencé un peu plus tôt que prévu, je ne peux pas me faire une véritable idée, avec de surcroit un son qui n'est pas top: la batterie est sur mixée, les claviers aux oubliettes. Par contre les jeunes américains se démènent sur scène. A écouter en album pour voir véritablement ce que cela donne.

Passons au groupe suivant: The Algorithm. Il s'agit du projet de Rémi Callego aidé par un batteur de session. Sa musique mêle diverses influences venues des milieux Electro et Metal contemporain (Djent, Prog, techno etc... ). C'est expérimental et instrumental. Je me suis laissé aller sur les parties les plus planantes, moins sur les parties orientées "techno". A revoir pour se donner un avis plus ferme.

Rentrons directement dans le vif du sujet et parlons des choses qui fâchent: le son qui ne rend pas honneur aux compos d'Haken même si au fur et à mesure du concert le problème se rectifie. Un mixage qui a mis en avant les guitares, la batterie et dans une moindre mesure le chant. Pour résumer lors des parties les plus planantes, on entend le clavier mais lorsque la musique s'emballe, il est aux abonnés absents.

Passons ce petit bémol pour parler de la qualité du set des britanniques. Je ne vais pas passer par 4 chemins: je me suis pris une bonne claque dans la gueule. L'immense niveau technique des titres a été parfaitement rendu sur scène. Ce sont des musiciens aguerris. Le medley reprenant quelques thèmes "d'Aquarius" en est l'exemple le plus flagrant. Tout y est : lignes de guitares superbes, solis de tous les musicos.

Ross Jennings est dans une forme olympique, un vrai frontman qui communique avec son public. Un bien bel héritier de Peter Gabriel et consort.
Pour la set-list, elle fait la part belle à son petit dernier, sorti en 2016 "Affinity" avec des morceaux comme "Initiate", "1985" ou "The Endless Knot" pour ne citer que ces trois. Mention spéciale à Thomas Cuce de Next To None pour avoir repris les growls de Einar Solberg de Leprous sur le morceau "The Architect" . Comme nous l'avons cité plus haut, Haken n' a pas oublié son passé en reprenant un medley "d'Aquarius" son premier magnifique album.

Pour finir, je dirais qu'Haken a sorti le grand jeu malgré un, son qui les a désavantagé. Deux heures passées très vites. Vivement leur passage au Raismes Fest en septembre 2017.

Merci aux groupes, à la boite de Production Vérone et au public pour la réussite de cette soirée.