GRAVEYARD sur la scène Warbird du Download Festival 2018
United Rock Nations

«Graveyard a délivré un show calme et plutôt discret qui restera sympathique mais pas exceptionnel malgré des musiques pleines de chaleur»

Créé 17/06/2018

Graveyard est l'un des rares représentants du Psychedelic Hard Rock, avec quelques influences Stoner et Southern Blues, de l'édition 2018 du Download Festival, alors autant vous dire que c'était une raison suffisante pour se précipiter en Warbird Stage pour profiter de leur set !

Le public, en bonne partie déjà amateur du groupe, semble ravi de voir arriver les membres sur scène. Tous sont très souriants et se font acclamés avec ferveur et chaleur. Alors que les premiers groupes que nous avons pu voir aujourd'hui semblaient tous avoir envie de communiquer avec leur public, il semble évident que Graveyard fera plutôt parti des groupes plus introvertis, ou en tous cas de ceux qui préfèrent utiliser la musique plutôt que les paroles pour nous attirer à eux. Joakim Nilsson tient bien son rôle de leader mais de façon subtile. Derrière son sourire et son attitude décontractée, on sent bien qu'il se concentre sur sa guitare et sa voix, offrant une performance propre et tout à fait honorable au public. Truls Mörck et Jonatan Larocca-Ramm, respectivement à la basse et à la seconde guitare, restent légèrement plus en retrait mais ne s'effacent pas, appuyant chaque chanson de leurs voix grâce à des choeurs nombreux et plutôt bien pensés.

Bien qu'ils restent statiques, les musiciens dégagent tous une bonne énergie et semblent totalement dans leur élément, ce qui plaît à la foule qui se laisse aller aux rythmiques efficaces du groupes ainsi qu'à ses mélodies qui sentent bon le Sud des Etats-Unis et mobilisent des références diverses. Pour résumer, leurs chansons incarnent la musique chaude du Sud, joyeuse, lumineuse, parfaite pour les longues routes, et je suis plutôt surprise qu'un groupe suédois ait aussi bien compris et capté cet esprit musical si particulier. De temps à autre, Joakim Nilsson et Truls Mörck s'amusent à se provoquer, se rapprocher sur scène et se répondre par l'intermédiaire de leurs instruments. Le constat est plus ou moins le même qu'avec The Last Internationale qui vient de finir son set en Spitfire Stage : le groupe nous propose quelque chose de sympa mais rien d'exceptionnel.

Sans être essentiel, le concert de Graveyard rassemblait tous les éléments nécessaires à un bon concert de Rock. Le groupe a fait le pari de tout miser sur sa musique plutôt que sur la communication et, si les fans ont été conquis, ceux qui découvraient le groupe en attendaient peut être un tout petit peu plus au vu des performances des autres groupes du dimanche.





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