Evil Invaders
Anibal BERITH
Journaliste

«Le public est chaud, Evil Invaders fera encore monter la température !»

Créé 15/10/2016
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Une petite pause de 10 minutes et c'est au tour des belges d'Evil Invaders de fouler la petite scène bétonnée du Secret Place et au combien de circonstance.
Connaissant le combo sur cd, c'est avec joie que je les découvre en live et je suis charmé par le charisme du frontman, Joe, par son physique totalement décalé ! On se croit revenu au 70's, il manque juste les pattes d'eph. Le gars est très grand, très maigre et avec sa tignasse et ses rouflaquettes, il possède un look d'un autre temps. De plus il s'avère hyper accessible et se prêtera facilement au jeu des selfies.

Quelques balances manière d'ajuster l'artillerie et c'est parti pour un set d'une quarantaine de minutes.

Officiant dans un metal plus speed que thrash depuis une dizaine d'années, le combo n'a qu'un seul album à son actif « Pulses Of Pleasure » paru l'an passé et 2 ep dont l'actuel « In For The Kill » disponible depuis le 30 septembre dernier. Cette tournée européenne de 15 jours avec Suicidal Angels est donc une aubaine pour faire parler d'eux et promouvoir cet ep distribué par Napalm Records.

Le public est plus nombreux remplissant bien un bon tiers de la salle maintenant et sera au maximum ce soir. On s'attendait à plus de monde surtout un samedi soir et le faible coût du ticket mais c'est toujours compliqué de bouger les gens surtout dans ce milieu même si quelques irréductibles peuvent faire quatre heures de route voire plus pour un show.

Au nombre de quatre, Joe (chant/guitare) occupant la scène de façon impressionnante, est accompagné de Max (guitare), Joeri (basse) et Senne Jacobs (batterie). Débutant le set avec ‘ As Life Slowly Fades' du ep en cours, les belges nous gratifieront du second titre de ce dernier ‘Raising Hell' un peu plus tard dans la soirée.

Le public, déjà bien chaud par la prestation hallucinante de Crisix, ne tarde pas à se mettre en jambe et ne traine pas à slamer. Le parterre du devant de scène est archi comble qu'il est de plus en plus difficile de shooter. A cela s'ajoute de la fumée plus que de raison que cela devient impossible sur de nombreuses minutes de voir quoi que ce soit. Impossible de vous dire si cet excès de fumée était prévu, cependant, ça gâche une partie du show surtout lorsque l'on sait Joe très expressif.

A part cette bévue, le combo répond présent et bouge bien sur la scène ; bassiste et guitariste n'hésiteront pas à intervertir leur place tout au long de la prestation permettant ainsi au public de profiter pleinement du spectacle. A cela le chanteur/guitariste se rapprochera de « ses » musiciens dos à dos ou face à face pour les moments clés des titres conférant cette complicité qui règne dans le groupe et donnant de l'ampleur et de l'excitation à les voir s'exécuter.

Les solis sont délivrés avec énergie et précision et le chant de Joe est parfait surtout par ses montées dans les aigus tel que le veut le thrash old school.
Leur musique est moins énervée que celle des espagnols tout en restant dynamique ce qui fait que le public sera plus timoré au fil du set.

Heureusement que la fumée se dissipera par moment pour profiter visuellement du show et se régaler de voir Joe et sa gueule, oui sa gueule, se tordre dans tous les sens au gré des paroles et des riffs. Max le « lead guitar » fera de même se prêtant lui aussi, et pour mon plus grand plaisir, au jeu des photos tout en jouant me faisant des mimiques terribles.

40 minutes de set endiablé pour un final très accrocheur avec circle pit sur les deux derniers titres ; la fumée en moins et c'était parfait !

Setlist : As Life Slowly Fades - Pulses of Pleasure - Shot to Paradise - Raising Hell - Stairway to Insanity - Fast, Loud 'n' Rude - Victim of Sacrifice