DOWNLOAD FRANCE 2018, la première journée !
Enora
Journaliste

«Entre Folk et Metalcore, cette première journée au Download Festival a été riche en émotions et marquée par des têtes d'affiche en pleine forme ; on en redemande !»

Créé 20/06/2018
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WELCOME AT THE DOWNLOAD FRANCE 2018


Vendredi 15 juin

Et c'est parti pour la 3ème édition du Download France avec 4 jours remplis de têtes d'affiche de haut vol tels que Ozzy Osbourne, Foo Fighters Marilyn Manson et bien sur les Guns'n'Roses. Comme l'année dernière, c'est sur le site de la BA 217 à Bretigny Sur Orge que se déroule le festival !

WAKAN TANKA


Main Stage 2 - 15h15


WAKAN TANKA

CELLAR DARLING


Spitfire Stage - 15h25

Cellar Darling, vous ne le savez peut être pas, est issu de la séparation d'Eluveitie et de trois de ses membres. Les fans de la formation Folk suisse sont donc au rendez-vous, et dès leur entrée sur scène, Ivo Henzi, le guitariste et Merlin Sutter, le batteur, sont accueillis avec quelques cris et points levés. En ce premier jour de festival, le public est encore peu nombreux sur le site du festival mais ceux qui ont fait le choix de se trouver devant la Spitfire Stage à 15H25 savent pour quoi ils sont venus, en témoigne la vague d'applaudissements qui accueille Anna Murphy.

Un riff de guitare lourd et puissant accompagne cette entrée en scène et introduit « Black Moon », le premier morceau de la (trop) courte setlist du trio, accompagné pour l'occasion d'un bassiste de session, qui restera plutôt en retrait tout au long de la performance. La jeune femme, réputée pour sa qualité vocale, nous offre un show de haute volée, parcourant la petite scène, faisant quelques mouvements de tête et affichant un sourire extrêmement large et qui se communique très rapidement à l'ensemble du public. Le mixage ne permet malheureusement pas de profiter pleinement du son de sa vielle à roue mais ce problème sera finalement corrigé, permettant aux amateurs de Folk moderne et planant de se laisser porter. La frontwoman prend la parole, en anglais : « Bonjour Download, nous sommes Cellar Darling et voici « Hullaballoo » ! ». Décidément, la sonorisation de la vielle s'avère compliquée puisqu'elle domine désormais tous les autres instruments. Cela ne semble pas perturber Anna Murphy qui joue avec les photographes alors qu'Ivo Henzi fait des allers-retours entre l'avant de la scène et le fond, où il rejoint le batteur.

Visiblement ravi, le public n'hésite pas à taper des mains en rythme, sortant d'une sorte de torpeur et affichant une adhésion totale à l'univers musical de Cellar Darling. La chanteuse reprend la parole, en français cette fois-ci : « En français, je me sens très mal parce que je n'ai pas beaucoup écouté à l'école. (Après avoir éclaté de rire avec le public, elle passe en anglais) Mais je veux raconter des histoires avec mes chansons, et d'ailleurs, la prochaine s'appelle « Avalanche » ! ». Le douceur de la chanson, mais aussi sa force, séduisent le public, tout comme le sourire d'Anna Murphy et de tous les musiciens de la formation. Elle tend le micro au public pour inviter les fans du groupe à chanter avec elle. Le même échange joyeux entre Cellar Darling et son public se poursuit sur « Six Days », mais la fin de ce set arrive beaucoup trop vite au goût de nombreuses personnes lorsqu'Anna Murphy annonce : « Merci beaucoup, c'était super de venir vous voir au Download. Notre dernière chanson s'appelle « Change » ! ».

Après les salutations d'usage, Cellar Darling quitte la scène sous les applaudissements d'un public de fans ravis et de curieux satisfaits de ce premier concert. La prestation musicale était d'une propreté impeccable et l'engagement scénique des musiciens plus que suffisant !

Setlist de Cellar Darling :
1- Black Moon
2- Hullaballoo
3- Avalanche
4- Six Days
5- Challenge

CELLAR DARLING

BILLY TALENT


Main Stage 1 - 15h55


Setlist de Billy Talent :
1- This Is How It Goes
2- Devil in a Midnight Mass
3- This Suffering
4- Big Red Gun
5- Rusted from the Rain
6- Surprise Surprise
7- Devil on My Shoulder
8- Viking Death March
9- Red Flag
10- Fallen Leaves

BILLY TALENT

BURY TOMORROW


Warbird Stage - 15h55


Soyons honnêtes, le Download Festival a une très belle programmation en ce qui concerne le Metalcore, et cela commence très fort avec Bury Tomorrow en Warbird Stage dès ce vendredi 15 juin. Les musiciens montent sur scène et sont chaleureusement accueillis par leurs fans, assez nombreux, et déjà rassemblés là depuis un petit moment. Daniel Winter-Bates, le chanteur du groupe, prend à peine le temps de lancer un « Come on motherf****** ! » que la chanson « Man on Fire » débute !

Le message est clair, le premier titre agressif, il n'en faut pas plus à la fosse pour se lancer dans un mosh pit, soutenue et encouragée par Davyd Winter-Bates, le bassiste du groupe aux cheveux rougeoyants, qui ne cesse d'headbanguer et de sauter. Il rivalise d'énergie avec le frontman qui parcourt la scène à grandes enjambées, haranguant la foule présente sous la tente. Vient ensuite « Earthbound » sur laquelle Jason Cameron (guitariste et choriste) assure un chant clair propre et entraînant, bien qu'on ressent parfois clairement qu'il force sur ses cordes vocales pour atteindre les notes les plus hautes. Le combo scream-voix claire fonctionne cependant à merveille alors que Kristan Dawson, le second guitariste, ne cesse d'agiter violement la tête et d'occuper l'espace scénique. Le screameur prend la parole : « Il faut qu'on continue à vous faire transpirer, c'est notre job. Il faut que vous preniez du plaisir parce que vous avez payé pour ça ! Personne ici n'est trop vieux ou trop gros pour ne pas tout donner sur cette chanson ! ». Et c'est avec « Cemetery » que le chanteur fait tomber la veste et recommence à motiver le public, lui demandant de sauter, de bouger et de crier à force de « Retournez-moi cette fosse ! ». Le mixage met en avant le duo rythmique basse-batterie et les breaks prennent une ampleur très entraînante en live. Si Jason Cameron semble rester en retrait, le reste du groupe, y compris le batteur, Adam Jackson, s'en donne à coeur joie, déployant la plus belle énergie possible pour le plus grand plaisir des amateurs du genre.

Juste avant d'annonce « Knife of Gold », Daniel Winter-Bates se met à arpenter furieusement la scène en déclarant : « De ce p***** de côté droit jusqu'à ce p***** de côté gauche, je veux voir tout le monde sauter ! ». Cet ordre n'est pas fait pour être discuté et les fans répondent à l'énergie des Britanniques en tapant des mains en rythme et en sautant. Les musiciens s'avancent tous au bord de la scène pour encourager la fosse. Le leader reprend la parole, un peu plus longuement : « Merci ! Whaou ! Comment vous vous sentez aujourd'hui ? Personnellement, on se sent un peu chamboulé mais tout va bien parce que je vois tellement de beaux visages tournés vers nous aujourd'hui, merci pour ça ! Si vous n'êtes pas devant Billy Talent en ce moment, ça veut dire que vous aimez ce qui est puissant, ça veut dire que vous aimez le vrai Metal ! Et vous devez probablement aussi aimer les circle pits ! Go ! Go ! Go ! Jackson (le batteur), donne-moi une rythmique ! ». Aussitôt dit, aussitôt fait, la batterie motive la foule et le groupe repart pour un tour ! La foule est conquise et le frontman reprend : « Si vous n'avez jamais fait un wall of death, c'est le moment ! Aller, reculez ! Reculez encore ! Et maintenant, attendez mon signal ! ». C'est dans ces merveilleuses conditions que le groupe nous a offer tune version explosive de « Last Light ».

Avant de conclure leur set avec « Black Flame », Daniel Winter-Bates nous expliquait : « C'est notre toute première fois ici, au Download de Paris, et honnêtement, je ne sais pas pourquoi nous ne sommes pas venus plus tôt parce que c'est génial et que vous êtes parfaits ! Let's keep it heavy ! ». L'investissement scénique du groupe n'a d'égal que leur générosité, alors merci à eux.

Setlist de Bury Tomorrow :
1- Man on Fire
2- Earthbound
3- Cemetery
4- Knife of Gold
5- Last Light
6- Black Flame

BURY TOMORROW

ELUVEITIE


Main Stage 2 - 16h35


Bien qu'Eluveitie nous ait gratifié de sa présence en novembre dernier au Cabaret Sauvage de Paris, les amateurs de Folk sont toujours friands de recroiser la route de la formation suisse. « Prologue », la musique d'introduction du groupe, résonne de façon solennelle et le public est déjà, une bonne partie des gens présents arrivant d'ailleurs directement du set de Billy Talent, sur la Main Stage 1, qui vient de s'achever.

Les musiciens du groupe, très nombreux, arrivent tous sur scène et Chrigel Glanzmann, le leader, introduit le spectacle d'un rapide : « Bonjour à tous, mesdames et messieurs ! » avant que la mélodie de « Your Gaulish War » ne s'élève. Etant très nombreux, neuf musiciens au total, les membres du groupe n'ont aucun mal à occuper la scène. Le mixage a été relativement soigné et permet de profiter pleinement des flûtes, violon, harpe et vielle à roue qui viennent habiller les compositions du groupe, comme sur « Nil ». Le chanteur harangue le public : « Merci à vous, c'est tellement genial d'être ici aujourd'hui ! C'est parti ! ». Kay Brem, Rafael Salzmann et Jonas Wolf, respectivement bassiste, guitariste soliste et guitariste rythmique, ne se privent pas d'headbanguer et de jouer avec les caméras. Les grands sourires qu'ils affichent motivent la fosse de la Main Stage 2 à reprendre en choeur les paroles des chansons les plus célèbres du groupe, mais aussi, plus timidement, les derniers morceaux comme « Lvgvs » ou « Epona », que Fabienne Erni interprète avec beauté et maîtrise. Malgré son talent, on ne peut s'empêcher de regretter l'interprétation d'Anna Murphy sur « The Call of the Mountains », en français aujourd'hui.

La violoniste Nicole Ansperger et la vielliste Michalina Malisz se mettent chacune à une extrémité de la scène pour headbanguer sur « A Rose For Epona » avant de se faire face pour ce qui ressemblerait presque à un duel mélodique. Chrigel Glanzmann passe du scream à la flûte, tenant à la perfection son rôle de leader du groupe et de chef de cérémonie. Il s'adresse une nouvelle fois au Download : « Mes amis, nous avons besoin de vous, pouvez-vous nous aider ? Alors montrez-nous votre force ! ». Le public est visiblement ravi de l'investissement scénique du groupe qui ne s'épargne aucune peine et se met à taper des mains en rythme sur « Tegernakô » et son introduction au violon. L'énergique « Rebirth » annonce doucement la fin du set mais le public a du mal à laisser partir Eluveitie tant le groupe est apprécié et tant les fans sont nombreux aujourd'hui. Il faudra pourtant s'y résoudre, comme l'annonce le screameur : « Avant que nous partions, nous tenions absolument à vous remercier. Vous avez été incroyablement beaux, et vous êtes beaux. Merci encore. Cette chanson vous est dédiée, elle est pour vous, et il s'agit d'« Inis Mona » ! ». L'annonce de ce titre, qui est presque devenu l'hymne du groupe, déclenche un frisson dans la fosse qui met ses dernières forces dans ses acclamations au groupe qui quitte la scène en musique.

On ne retiendra pas le set d'Eluveitie comme un grand moment de communication mais le spectacle était à la hauteur, tout comme la prestation musicale, tout à fait satisfaisante. Le Folk est peu représenté au Download Festival mais les Suisses ont assuré un concert de bonne facture.

Setlist d'Eluveitie :
1- Prologue
2- Your Gaulish War
3- Nil
4- Lvgvs
5- Epona
6- L'Appel des Montagnes
7- A Rose for Epona
8- Tegernakô
9- Rebirth
10- Inis Mona
11- Epilogue

ELUVEITIE

POGO CAR CRASH CONTROL


Spitfire Stage - 16h35


Setlist de Pogo Car Crash Control :
1- Rancunier
2- Déprime hostile
3- Je suis un crétin
4- Comment lui en vouloir
5- Hypothèse mort
6- C'est pas les autres
7- En boucle
8- A quoi ça sert
9- Conseil
10- Royaume de la Douleur

POGO CAR CRASH CONTROL

POWERWOLF


Main Stage 1 - 17h15


Malgré la poussière, fléau relativement logique d'une journée caniculaire imprévue, le public s'est massé en nombre devant la Main Stage 1 pour la grande célébration musicale incarnée par Powerwolf. Le groupe fait toujours grande impression et laisse ses fans conquis et les amateurs curieux d'en entendre davantage. La musique d'introduction du groupe s'élève, solennelle et majestueuse alors que Roel van Helden va s'installer derrière sa batterie sous les applaudissements et les hurlements chaleureux du public.

Un à un, les musiciens arrivent sur scène, s'avançant pour saluer et bénir la fosse avant d'aller s'installer à leur poste. Le groupe ne faillit pas à sa réputation et ouvre son set avec la vibrante et fédératrice « Blessed & Possessed », reprise en choeur par la foule, en transe dès ce premier titre. Il faut dire que le groupe fait, comme à son habitude, les choses en grand avec leurs costumes et maquillages. D'autant plus qu'Attila Dorn est un vrai frontman, occupant le centre de l'attention, amusant le public et s'amusant de lui, soutenu par les musiciens. Avec son air débonnaire et son sourire malicieux, il n'hésite pas à motiver le public du Download à force de « Come on Paris ! » ou de « Vous êtes ici ? ». Dès la fin de ce premier titre, il prend plus longuement la parole en français : « Bonsoir mes amis, vous allez bien ? Très bien ? Je ne parle pas français, pas très bien, mais je vais le faire pour vous. Bienvenue à la grande messe du Heavy Metal ! Êtes-vous prêts ? (Le public hurle avec ferveur) Hm… Peut être pas… Vous êtes prêts ? (Hurlements plus forts du public) Ah ! Nous avons besoin d'une armée, serrez-vous notre armée ce soir ? Enfin plutôt aujourd'hui ? La prochaine chanson est « Army of the Night » ! ». Matthew Greywolf, le guitariste, court d'un bout à l'autre de la scène, totalement survolté alors que Charles Greywolf, son camarade, surjoue et prend des airs de tragédiens.

Le public adhère totalement à l'univers du groupe et à ses mélodies entraînantes, rythmées par la batterie de Roel van Helden et agrémentées des mélodies de Falk Maria Schlegel au clavier. Ce dernier reste d'ailleurs en retrait sur scène, bien que tout soit relatif quand on voit le déchaînement de ses compagnons, mais assure un travail parfait. Plus rien ne semble pouvoir arrêter le chanteur qui déclare alors : « Mes amis, maintenant vous allez découvrir une chanson en exclusivité pour ce beau pays, pour la France ! Vous allez être les premiers à l'entendre en live ! Voulez-vous chanter avec moi ? Oh oh oh ! Demons are a girl's best friend ! », un refrain immédiatement repris en choeur. Les tubes du groupe s'enchaînent puisqu'Atttila reprend, en français : « Vous êtes génial ! Mes amis, do you know… Ah non, connaissez-vous les paroles de Powerwolf ? Voyons : « In nomine veritas, In nomine filii et patris, In nomine veritas, Et sanctus… » ! » que le public ne tarde pas à compléter d'un rugissant : « Amen and Attack ! ». Par la suite, nous aurons droit à « Resurrection by Erection », « We Drink Your Blood » et le fameux « Lupus Dei », pour ne citer que quelques chansons.

Powerwolf a été à la hauteur de sa réputation en offrant au public du Download un set énergique, savoureux et créatif qui a su mettre en valeur les mélodies irrésistibles du groupe tout comme la fougue de ses musiciens et du public.

Setlist (incomplete) de Powerwolf :
1- Blessed & Possessed
2- Army of the Night
3- Demons Are A Girl's Best Friend
4- Amen & Attack
5- Coleus Sanctus
6- Resurrection by Erection
7- Armata Strigoi
8- Sanctified With Dynamite
9- We Drink Your Blood
10- Lupus Dei

POWERWOLF

THY ART IS MURDER


Warbird Stage - 17h25


Les dieux du Deathcore australien ont attiré un large public puisque la Warbird est plus que complète pour le concert de Thy Art Is Murder, emmené par leur leader, le charismatique CJ McMahon, accueilli avec chaleur et fougue par le public, visiblement impatient d'en découdre dans un pit qui promet d'être explosif !

Comme très souvent, c'est « Dear Desolation » qui ouvre le set des Australiens, une chanson qui met tout le monde d'accord par sa force et sa violence, sans pour autant renoncer à un groove bien gras que met parfaitement en valeur le duo rythmique incarné par Lee Stanton à la batterie et Kevin Butler à la basse. Conformément à leur habitude, les musiciens du groupe demeurent relativement passifs et statiques, laissant à leur frontman tout l'espace nécessaire pour se défouler et chauffer la salle, ce qu'il fait avec talent et maîtrise, sans jamais rien perdre de sa puissance vocale. Les morceaux défilent et s'enchaînent avec « Puppet Master » puis « Holy War ».Le rythme effréné et les breaks dévastateurs de Thy Art Is Murder transforme rapidement la tente en fournaise et le coeur de la fosse en zone de guerre ou slam, circle pit et mosh pit se succèdent avec brutalité ; et ce n'est pas avec « Coffin Dragger » que le rythme va ralentir. CJ prend alors la parole : « Merci beaucoup ! Nous venons d'Australie, le pays des kangourous ! Et demain, mon pays va affronter votre pays à la Coupe du Monde de Football ! (Le public commence à le huer, ce qui le fait rire) Et je sais que mon pays va perdre parce que vous avez des joueurs incroyables ! Mais tout ça n'est pas important parce que nous avons quelques chansons de plus pour vous et je vais avoir besoin de votre énergie pour continuer ! La prochain s'appelle « The Purest Strain of Hate » ! ».

La fosse est en feu et plus rien ne semble pouvoir arrêter le chanteur, littéralement en transe sur scène. Un festivalier déguisé en perroquet passe en slam, le faisant éclater de rire avant le break lourdissime de cette incroyable chanson, qui précède « Slaves Beyond Death ». Le guitariste soliste répond au scream avec une virtuosité sans égale tandis que la batterie poursuit son oeuvre destructrice. CJ McMahon revient vers le bord de la scène pour nous demander : « Qui ne nous connaissait pas ? Qui n'avait jamais entendu parler de nous avant ? Ah, quelques personnes quand même. Maintenant, c'est le moment de « Son of Misery » ! ». Visiblement très bavard aujourd'hui, il n'hésite plus à discuter avec son public, qui réagit au quart de tour : « Ici, en France, vous apprenez à parler trois ou quatre langues, mais chez nous, en Australie, il n'y a que l'anglais, et c'est la m****. Enfin bref, la prochaine chanson n'est pas dans notre langue, ni dans la votre d'ailleurs, mais une fois que vous l'aurez reconnue, les paroles vous viendront naturellement ! ». Forcément, la reprise de "Du Hast" de Rammstein est un franc succès. Ce set s'achèvera sur ces derniers mots : « Vous vous amusez ? Parfait, merci beaucoup ! C'est notre dernière chanson alors je veux voir tout le monde bouger ! Oui, même vous au fond ! Je vous vois, bande de c*******, je vous vois ! ». Le titre ainsi introduit n'est autre que « Reign Of Darkness », acclamé par le public.

Thy Art Of Murder a, sans conteste, offert au Download Festival l'une de ses plus belles performances ! Puissance atomique et exécution militaire ont été les mots d'ordre de ce concert explosif et plein de joie.

Setlist de Thy Art Is Murder :
1- Dear Desolation
2- Puppet Master
3- Holy War
4- Coffin Dragger
5- The Purest Strain of Hate
6- Slaves Beyond Death
7- The Son of Misery
8- Du hast (Rammstein cover)
9- Reign of Darkness

THY ART IS MURDER

ALESTORM


Main Stage 2 - 18h05


Ce vendredi 15 juin est définitivement le jour des amateurs de Folk puisque ce sont les pirates d'Alestorm qui prennent la Main Stage 2 d'assaut à partir de 18H05. Leurs fans, reconnaissables à leur t-shirts à l'effigie du groupe, sont vraiment nombreux dans le festival et leur musique dansante et amusante devrait attirer les curieux sans peine, mais la musique d'introduction du groupe résonne déjà !

Etrangement, le public est plutôt passif lorsque Peter Alcorn et Elliot Vernon, respectivement batteur et claviériste du groupe, entrent en scène, mais l'arrivée de Christopher Bowes, leader de la formation écossaise, entraîne une vague d'applaudissements à laquelle il répond par une petite danse. Tous les musiciens s'enferment immédiatement dans leur rôle et multiplient les tentatives pour divertir leurs fans. La première chanson, « Keelhauled », révèle que le chanteur n'est pas au meilleur de sa forme du point de vue vocal mais cela ne l'empêche pas de courir d'un bout à l'autre de la scène, faisant voler son kilt derrière lui, ni de changer de place avec les autres musiciens. Durant tout le show, Shawn, le canard gonflable du groupe, reste fidèlement à son poste et surplombe le public. Après un rapide : « Bonsoir la France, nous sommes Alestorm ! », le groupe enchaîne sur « Alestorm » mais le mixage laisse parfois à désirer et noie la mélodie principale sous la batterie et la basse. Christopher Bowes reprend : « Comment allez-vous mes amis ? Nous sommes Alestorm et et ce soir, nous sommes ici pour faire la fête ! Est-ce que vous êtes avec nous ? Cette chanson est plus ancienne que les autres alors c'est parti pour « Over the Seas » ! ». Le public joue entièrement le jeu, reprenant les refrains en choeur, agitant la tête, dansant en tous sens, mais l'investissement des musiciens, en particulier du frontman, nous laisse réellement un arrière goût amer tant il a l'air de s'ennuyer, de se forcer à se dandiner. Il ne sourit presque pas et affiche un air presque lassé ; la performance est là mais pas nécessairement l'engagement émotionnel qui va avec.

Alors que les photographes quittent le pit photo, Christopher Bowes se met à agiter la main : « Oh, nous n'avons pas dit au revoir à nos amis les photographes ! Aller, au revoiiiiir ! (Serait-ce de l'ironie qui pointe dans sa voix ? Espérons que non car les photographes fournissent un excellent travail) Et maintenant, partons faire la fête à Mexico ! ». Les titres les plus emblématiques d'Alestorm s'enchaînent avec une setlist tout à fait adaptée au festival où bon nombre de fans veulent simplement s'amuser, ce sont donc « The Sunk'n Norwegian », « No Grave but the Sea » ou encore « Nancy the Tavern Wench » qui se suivent, chacune remportant un franc succès parmi les fans. « Hangover », la fameuse cover de la chanson de Taio Cruz voit l'envoi de Shawn, le canard gonflable, dans la fosse, où le public le renvoie tant bien que mal dans les airs. Si Gareth Murdock, le bassiste, et Máté Bodor, le guitariste, semblent honnêtement s'amuser et affichent de grands sourires ravis, les autres membres ne font toujours pas l'effort de montrer de la bonne volonté.

Avec un mot d'ordre comme « Paris, il faut que vous fassiez le maximum de bruit pour nous ! », Alestorm ne pouvait que remporter un franc succès au Download Festival ; néanmoins, nous sommes plusieurs à rester sur notre faim devant le comportement de certains membres qui peinent à donner le change, un problème qui avait déjà été soulevé lors de leurs derniers concerts en France.

Setlist d'Alestorm :
1- Keelhauled
2- Alestorm
3- Over the Seas
4- Mexico
5- The Sunk'n Norwegian
6- No Grave but the Sea
7- Nancy the Tavern Wench
8- Rumpelkombo
9- Hangover (Taio Cruz cover)
10- Bar ünd Imbiss
11- Captain Morgan's Revenge
12- Shipwrecked
13- Drink
14- Fucked With an Anchor

ALESTORM

SIDILARSEN


Spitfire Stage - 18h15


SIDILARSEN

OPETH


Main Stage 1 - 19h05


Alestorm n'a pas encore fini de jouer en Main Stage 2 que l'introduction planante et mystérieuse d'Opeth résonne déjà, attirants les amateurs et les curieux sur la Main Stage 1 du Download Festival. L'accueil est chaleureux mais contenu, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'y a pas d'effusion de joie pour ce groupe à l'univers musical si particulier.

Autant être honnête, à moins d'être fan, « Sorceress » et « Ghost of Perdition » ne vous diront rien mais pour peu qu'on se laisse porter musicalement et que le jeu de scène épuré d'Opeth vous aspire, il était très agréable d'assister à ce concert, plus reposant et riche que celui des pirates de la scène voisine. Les mélodies sont assez expérimentales et peuvent perturber, d'autant plus que le mixage met la voix de Mikael Åkerfeldt au même niveau que celle des choeurs, ce qui crée un effet de tourbillon musical dans lequel le public se retrouve absorbé, plus ou moins volontairement. Sur « The Devil's Orchard », comme sur les autres chansons d'ailleurs, la prestation scénique reste assez limitée puisque les musiciens sont très majoritairement statiques. Il vaut mieux adhérer à la proposition musicale qu'attendre un show incroyable ; la force du groupe est dans la retenue, dans l'intelligence des compositions.

Les morceaux proposés ce soir sont longs, en témoignent « Cusp of Eternity » ou « Heir Apparent », et permettent de développer des atmosphères riches et en permanente évolution. En dehors de quelques fans convaincus, la fosse reste assez calme mais admirative devant la maîtrise des musiciens, et comment ne pas l'être ? Les passages plus entraînants laissent néanmoins davantage de place aux poings levés et mouvements de tête. A partir de la moitié du set, des titres plus agressifs, lourds et donc accessibles suscitent une réponse plus franche du public qui se laisse prendre au jeu, en particulier lorsque le scream retentit. En dehors de quelques remerciements, le groupe reste très silencieux et a clairement choisi de donner la priorité à la musique plutôt qu'à la communication avec son public. Le majestueux « Deliverance » est le dernier morceau de ce show et après un rapide : « Merci beaucoup à tous. Profitez bien du reste du festival. », les musiciens sortent de scène.

Passez d'Alestorm à Opeth était un vrai défi, mais le groupe suédois a offert une véritable respiration au Download Festival avec un concert sobre et élégant dans sa mise en scène et riche dans sa proposition musicale.

Setlist d'Opeth :
1- Sorceress
2- Ghost of Perdition
3- The Devil's Orchard
4- Cusp of Eternity
5- Heir Apparent
6- In My Time of Need
7- The Drapery Falls
8- Deliverance

OPETH

UNDEROATH


Warbird - 19h20


UNDEROATH

GHOST


Main Stage 2 - 20h25


Ghost est un groupe extrêmement attendu ce soir, peut être pas autant qu'Ozzy Osbourne mais tout de même, et le public est rassemblé en nombre devant la Main Stage 2. Les Nameless Ghouls arrivent sur une sorte de plateforme qui évoque un balcon de pierre ou une petite forteresse alors que des chants d'enfants s'élèvent.

Peu à peu, les musiciens, très nombreux puisqu'on compte trois guitaristes sur scène, un bassiste, un batteur, un claviériste et une choriste (reconnaissable à des cheveux plus longs à l'arrière de son masque argenté), commencent à jouer « Ashes ». Cardinal Copia, le chanteur, fait son entrée sous les acclamations, grimé comme à son habitude et vocalement fidèle à lui-même bien qu'il soit évident que son maquillage, qui s'apparente presque à un masque, l'empêche d'articuler aussi bien que sur les albums. Sur « Rats », il invite le public à chanter avec lui, ce qui n'est qu'une formalité puisque de nombreuses voix s'élèvent déjà. Visuellement, le spectacle est très beau, et musicalement tout semble millimétré. L'impression générale qui ressort de cette prestation scénique est que le show est parfois trop organisé, prévu et mesuré pour une cérémonie finalement plus robotique qu'humaine. Le frontman prend rapidement la parole : « France, êtes-vous avec nous ? Êtes-vous prêts ? ». Durant les parties instrumentales, il s'efface et les musiciens semblent prendre quelques libertés, agitant un peu la tête. Le spectacle sera ponctué de petites explosions laissant planer une sorte de fumée sur scène. Le Cardinal Copia reprend : « France, je veux vous entendre crier ! Est-ce que c'est tout ce que vous avez ? Je veux tous vous entendre crier ! » et le public n'hésite pas à se faire entendre avant « Ritual ».

Le coeur de la fosse à l'air de se laisser porter par l'atmosphère qui se dégage de ce concert mais le reste semble assez hermétique à la proposition musicale qui est faite, pourtant Pop et édulcorée. Le chanteur s'avance au bord de la scène : « Bonsoir France. Comment allez-vous ? Levez vos mains, super ! ». Les Nameless Ghouls semblent parvenir à détacher certains des fils qui les maintiennent à leur place comme des marionnettes, ils occupent alors l'avant-scène, mais finissent toujours par retourner sagement à leur place, donnant parfois l'impression qu'il s'agit d'un show égocentrique consacré au chanteur. Tous les musiciens disparaissent dans un voile de fumée à la fin de « From the Pinnacle to the Pit ». Le Cardinal revient seul : « Comment allez-vous ? Les dernières semaines ont été très intéressantes pour nous avec la sortie de « Prequelle ». Mesdames et messieurs, pouvez-vous le dire ? « Prequelle » ? Parfait ! Et maintenant, nous allons jouer des chansons de cet album, à commencer par « Faith » ! ». Les morceaux s'enchaînent dans la bonne ambiance et le saxophoniste Papa Nihil apparait sur scène pour accompagner le groupe sur « Miasma ». Le show est grandiloquent mais manque toujours de spontanéité, malgré les tentatives du frontman de communiquer avec les fans. Le rappel, avec la chanson, « Monstrance Clock », sera marqué par une pluie de cotillons dorés.

Tous les musiciens, Nameless Ghouls et Cardinal Copia, se rassemblent à l'avant de la scène pour saluer une ultime fois devant un public énergique et ravi du concert auquel il vient d'assister. Le moins qu'on puisse dire c'est que Ghost a assuré un set de toute beauté.

Setlist de Ghost :
1- Ashes
2- Rats
3- Absolution
4- Ritual
5- From the Pinnacle to the Pit
6- Faith
7- Cirice
8- Miasma (Papa Nihil on saxophone)
9- Year Zero
10- Spöksonat
11- He Is
12- Mummy Dust
13- Dance Macabre
14- Square Hammer
RAPPEL
15- Monstrance Clock

GHOST

VANDENBERG'S MOONKINGS


Spitfire Stage - 20h40


VANDENBERG'S MOONKINGS

CONVERGE


Warbird Stage - 22h00


Malgré une tête d'affiche aussi imposante qu'Ozzy Osbourne, le Download Festival a prévu le coup avec Converge en Warbird Stage pour les amateurs de Punk Hardcore aux influences diverses. Ce set s'ouvre dans les ombres et devant un public réduit, un cadre intimiste qui sied finalement assez bien au déferlement de violence qui s'apprête à se produire, alors que la majorité du grand public est devant la Main Stage.

La ligne de guitare angoissante de « Reptilian » ne trompe personne et les premières acclamations en provenance de la fosse se font entendre lorsque Jacob Bannon, le chanteur, arrive. Il semble s'échauffer physiquement sur scène, ce qui laisse présager un show scénique explosif et agressif. La batterie de Ben Koller claque sur ce premier morceau avec une fougue presque aussi entêtante que les lignes rythmiques du Black Metal le plus pur. L'ensemble du groupe est très investis et les musiciens s'agitent en tous sens. Nate Newton, le bassiste, rivalise de fureur avec le chanteur, totalement survolté que ce soit dans sa ligne mélodique ou dans son jeu de scène. Le public présent ne regrette pas un seul instant d'avoir choisi Converge plutôt qu'Ozzy Osbourne car le concert de ce soir promet de faire date. Les chansons qui s'enchaînent, « Dark Horse », « Aimless Arrow » ou encore « Under Duress », agissent instantanément sur un public en grande partie déjà conquis. La voix saturée du bassiste dans les notes graves contraste à merveille avec celle du chanteur, réputé pour ses screams aigus et qui évoqueraient presque un oiseau de proie. Mais il y en a pour tous les goûts puisque certains titres joués ce soir sont dans une veine bien plus Punk, chaotique et entraînante. Jacob Bannon est avare en paroles, laissant parfois échapper un : « Okay, merci beaucoup à tous. », mais jamais beaucoup plus.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, la fosse reste relativement calme, préférant une sorte de transe hypnotique à un déchaînement de violence, ce qui donne un relief neuf à la prestation de Converge. Les changements rythmiques sont impressionnants, tout comme la complexité des morceaux, pourtant parfaitement restitués en live et bénéficiant d'un mixage impeccable. « Heartless » mais aussi « The Dusk in Us » sont saluées par des applaudissements chaleureux venant d'un public ravi de voir un tel groupe sur scène, d'autant plus que la performance est à la hauteur de toutes les attentes possibles. Avant « Trigger », le frontman prend enfin la parole : « Merci ! Il y a Ozzy Osbourne qui joue là-bas p***** et vous êtes ici ! Si on m'avait dit qu'il y aurait un groupe qui jouerait en même temps qu'Ozzy, et que ce serait nous, et que vous seriez ici pour nous voir, je n'y aurais pas cru ! ». L'émotion est palpable dans cette déclaration, et le fait de voir le groupe touché de la fidélité de son public et de la curiosité de certains amateurs motive la fosse. Plus le set avance, plus sa langue se délie : « Merci beaucoup tout le monde. Il nous reste quelques chansons, et celle-ci s'appelle « Eagles Become Vultures ». » et il n'hésite désormais plus à introduire et présenter les morceaux qui sont joués, jusqu'au rappel et au salut final.

Entre chant clair hurlé et cris de corbeau saturé, Jacob Bannon mène sa barque, lancée à toute allure, d'une main assurée et devant un public qui ne pouvait rêver mieux qu'un concert de Converge aussi énergique et brillant !

Setlist de Converge :
1- Reptilian
2- Dark Horse
3- Aimless Arrow
4- Under Duress
5- A Single Tear
6- Drop Out
7- Heartless
8- Arkhipov Calm
9- The Dusk in Us
10- Trigger
11- Eye of the Quarrel
12- Broken by Light
13- Eagles Become Vultures
14- Empty on the Inside
15- I Can Tell You About Pain
16- Last Light
RAPPEL
17- Cannibals
18- Concubine

CONVERGE

OZZY OSBOURNE


Main Stage 1 - 21h45


Ozzy Osbourne était attendu avec ferveur par un public extrêmement diversifié où se rencontrait des fans de la première heure, parfois accompagnés de leurs enfants pour partager ce grand moment, mais aussi des amateurs des genres les plus extrêmes du Metal, venus rendre hommage à un fondateur, ou bien de simple curieux, amateurs de musique.

L'arrivée du groupe sur scène se fait sous un tonnerre d'applaudissements, qui noierait presque le sublime « O Fortuna » extrait de l'opéra « Carmina Burana » de Carl Orff, sur une scène pourtant très peu décorée et surtout agrémentée d'écrans géants laissant présager un show à l'américaine. Très rapidement, la foule se retrouve prise dans une danse endiablée sur « Bark at the Moon » et « Mr. Crowley ». Ozzy Osbourne demande si le public est prêt et un rugissement d'approbation lui répond. Vocalement, il est en très grande forme et nous gratifie de larges sourires, mais physiquement, soyons honnêtes, il fait son âge (que nous tairons ici), bien qu'il se démène pour parcourir la scène d'un bout à l'autre et ne cesse de haranguer et motiver la fosse. Fréquemment, Zakk Wylde, à la guitare, et le bassiste du groupe, viennent se placer à ses côtés, à l'avant de la scène. Le duo Osbourne-Wylde a quand même une sacrée allure et concentre tous les regards. Le set est émaillé de chansons légendaires de Black Sabbath qui rencontrent toujours un franc succès comme « Fairies Wear Boots », « War Pigs » ou encore « Paranoid » après le rappel. Ozzy prend la parole de temps à autre, expliquant ainsi : « Beaucoup de gens pensent que « Fairies Wear Boots » est ma chanson préférée, mais c'est faux ! Ma chanson préférée est la suivant : « Suicide Solution » ! », un titre qui ravit l'ensemble du public du Download Festival.

Lors des nombreux soli de guitare, Zakk Wylde occupe l'avant de la scène, déployant toute sa technique et agrémentant sa performance de mouvements impressionnants, le plus surprenant étant malgré tout de le voir jouer avec les dents lors de son solo d'une dizaine de minutes à mi-set. Ozzy Osbourne lance des seaux d'eau sur le public avec le sourire d'un adolescent de 15 ans puis présente ses musiciens un par un. Le public n'hésite pas à reprendre en choeur les titres-phares de sa carrière comme « No More Tears » ou « Road To Nowhere » pour ne citer qu'eux. Pour le solo de guitare qui a été évoqué, Zakk Wylde descent dans le pit photo, passe la guitare dans son dos, puis joue avec les dents alors que ses camarades musiciens arpentent la scène à grandes enjambées. Il passe ensuite devant les barrières le séparant du public, avant que la batterie ne prenne le relais pour un long solo. Après cette (longue) pause, Ozzy Osbourne, qui devait avoir besoin de souffler, ce qu'on comprend au vu de la performance qu'il nous offre, revient sur scène et déclare : « Okay, voilà le plan : nous allons jouer encore une chanson, mais si vous donnez tout ce que vous avez, nous allons en jouer plus ! Alors voici votre chance avec « Crazy Train » ! C'est parti ! ». Le public s'enflamme sur ce titre iconique et scande le nom de l'artiste pour le rappel, marqué par la touchante et splendide « Mama, I'm Coming Home ».

« Je vous aime tous tellement p***** ! Merci ! » seront les derniers mots de l'artiste après un concert tout à fait honorable qui a permis au public de profiter des tubes d'Ozzy Osbourne et de Black Sabbath, de voir une légende sur scène et de chanter en choeur comme une immense famille réunie pour honorer un bâtisseur.

Setlist d'Ozzy Osbourne :
1- O Fortuna (Carl Orff song)
2- Bark at the Moon
3- Mr. Crowley
4- I Don't Know
5- Fairies Wear Boots (Black Sabbath song)
6- Suicide Solution
7- No More Tears
8- Road to Nowhere
9- War Pigs (Black Sabbath song)
10- Miracle Man / Crazy Babies / Desire / Perry Mason (instrumental)
Guitar Solo / Drum Solo
11- I Don't Want to Change the World
12- Shot in the Dark
13- Crazy Train
RAPPEL
14- Mama, I'm Coming Home
15- Paranoid (Black Sabbath song)
16- Changes (Ozzy & Kelly Osbourne song)

OZZY OSBOURNE