DOWNLOAD FRANCE 2018, la deuxième journée !
Enora
Journaliste

«Les groupes de ce second jour au Download Festival se sont révélés sur scène à travers des shows explosifs et pleins de vie qui ont convaincu le public !»

Créé 20/06/2018
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HERE WE ARE ! DAY 2 !


Samedi 16 juin

Après la magnifique première journée, nous nous apprêtons à vivre cette deuxième journée intense en nombre de groupes ! C'est parti ! Go go go !

WILD MIGHTY FREAKS


Main Stage 2 - 14h00

Il fallait venir sur le site du Download Festival un peu plus tôt que la veille pour découvrir Wild Mighty Freaks, groupe local présenté sur la Main Stage 2 par Nicole, habitante du Plessis Pâté. Quelques fans du groupe sont présents et la bande composée de Crazy Joe, Flex, Tonton et Yaboy n'a pas tardé à attirer les curieux.

Soyons honnêtes, les septiques étaient nombreux puisque le groupe se présente comme faisant du Trap-Metal, mais le détour en valait la peine puisque nous découvrons un quatuor masqué ou maquillé, au choix selon les musiciens, tous survoltés et extrêmement souriants. Le guitariste et le batteur entrent les premiers en scène, salués par le public, avant d'être rejoint par les deux chanteurs, visiblement en pleine forme puisqu'ils ne se font pas prier pour occuper l'espace scénique. Ils bondissent en tous sens, motivent la fosse mais les lignes vocales demeurent toujours propres, bien que le mixage mériterait parfois d'être un poil plus soigné. Après un premier morceau endiablé et qui a mis tout le monde d'accord, le leader, coiffé d'un chapeau, prend la parole : « Le Download, est-ce que ça va ? (Le public s'agite gentiment) Bon, c'est moyen mais ça va venir, ne vous en faîtes pas ! ». Après cette petite mise en route, le groupe enchaine sur des morceaux plus rythmés et dansants.

Peu après, il s'adresse une nouvelle fois à la foule, de plus en plus nombreuse : « C'est un vrai plaisir d'être là aujourd'hui, avec vous. Bon, il y a aussi la coupe du monde mais on est là pour parler de Rock, pas de foot ! Notre prochaine chanson s'appelle « Stay » ! ». Wild Mighty Freaks nous fait alors basculer dans quelque chose de plus calme et atmosphérique, une pause bienvenue dans ce show électrique que les quatre musiciens mènent avec dextérité et bonne humeur. Ils n'hésitent d'ailleurs pas à nous la communiquer en échangeant avec la foule : « C'est vraiment super d'être là, en plus il fait beau ! (Le public crie « Non ! ») Ah, il y a des météorologues dans le public ? Bon, on va se faire un peu de promo puisque notre dernier EP s'appelle « Guns and Cookies ». Jusqu'à présent, on a joué nos anciens morceaux mais on va passer aux titres de l'EP ! ». Ce choix de setlist permet de découvrir la palette des propositions musicales du groupe, mais aussi le fry screaming du guitariste qui tombe à point nommé. Le public se met à suivre le groupe sur une macarena improvisée avant qu'un break lourd à souhait ne fasse sauter toute la fosse.

Après avoir salué, Wild Mighty Freaks quitte la Main Stage sous les applaudissements d'un public ravi du show qui vient de lui être proposé. La musique du groupe est entraînante mais c'est surtout leur sourire, leur générosité et leur énergie qu'on retiendra !

Setlist de Wild Mighty Freaks :
1- Telephone
2- Trixx
3- Stay
4- Get out my way
5- The last time
6- Freaks
7- Okay (The blue freestyle)
8- Hell's trap

WILD MIGHTY FREAKS

DED


Spitfire Stage - 14h00


DED

CROSSFAITH


Main Stage 1 - 14h40


Les fans de Crossfaith campent devant la Main Stage 1 depuis l'ouverture du festival et les curieux se joignent à eux, une bonne partie arrivant directement de la Main Stage voisine où Wild Mighty Freaks vient de terminer son set. Le décompte qui ouvre habituellement les shows du groupe japonais retentit alors que les musiciens arrivent sur scène, déjà acclamés par le public.

Teru, le claviériste, est le premier à entrer en scène, déchaîné, comme son habitude. Il s'avance au bord de la scène, dominant le public pour chauffer la foule avant l'arrivée de ses camarades. Tatsu, le batteur, le suit de près, entraînant dans son sillage Hiro, le bassiste aux cheveux bleus, et Kazuki, le guitariste roux. Le chanteur et leader du groupe, Kenta, fait enfin son entrée, brandissant un drapeau rouge frappé du logo de Crossfaith. En un souffle il lance : « Est-ce que vous êtes prêts ? Tout le monde saute ! » qui sert d'introduction à l'explosive « Xeno ». La foule est aussitôt prise dans la tourmente japonaise, se laissant aller aux mélodies dansantes et aux riffs lourds de la formation qui enchaîne avec « Monolith », un titre plus ancien mais tout aussi dévastateur qui semble mettre tout le monde d'accord ; le pari est gagné ! Plus les titres avancent, plus il devient évident que Kenta n'est pas au meilleur de sa forme tant son chant clair est faux, mais son scream demeure, comme toujours, impeccable. De temps à autre, Teru assure le chant, ce dont on peut lui être reconnaissant puisqu'il cache tant bien que mal les faussetés du frontman. Un deuxième guitariste est présent pour ce show mais reste en retrait. Le screameur reprend la parole : « Nous sommes Crossfaith ! Comment ça va le Download ? Vous êtes prêts ? La prochaine chanson vient de notre EP « Freedom » et on compte bien voir toute la foule sauter ! ».

Ce déferlement d'énergie emporte tout sur son passage, attirant le public en nombre puisque la marée humaine devant la Main Stage ne cesse de s'étendre. Les injonctions de Kenta font leur effet : « Aller Paris, on se réveille ! Vous êtes prêts à faire la fête ? » ou encore « Circle Pit ! Aller, donnez moi un circle pit p***** ! ». Dans une atmosphère très bonne enfant, marqué par les rythmiques chaloupées assurées par le duo Hiro-Tatsu, le public se laisse prendre au jeu, enchaînant wall of death, slam et circle pit sans s'arrêter et pour le plus grand bonheur des musiciens qui affichent d'immenses sourires réjouis. Le frontman reprend : « Merci beaucoup ! Est-ce que vous vous amusez bien ? (Le public laisse éclater sa joie dans une réponse plus qu'explicité) Okay, tapez des mains ! Cette chanson est pour vous : « Omen » ! ». La cover des Prodigy fait toujours autant d'effet, tout comme la puissance fédératrice et la bonne humeur du groupe (qu'on admire d'autant plus en sachant qu'Hiro était malade depuis plusieurs jours). En annonçant le morceau « Jägerbomb », le chanteur demande à la fosse de s'accroupir puis de bondir le plus haut possible alors que Kazuki lance le riff iconique du titre. Le claviériste, Teru, profite d'ailleurs de la chanson pour descendre en fosse pour un slam. « Countdown To Hell » et « Leviathan » concluent en beauté ce concert épique et mémorable.

Kenta déclare : « C'était vraiment un super moment, merci beaucoup Paris, vous êtes incroyables ! Notre nouvel album sort bientôt alors on reviendra vite en Europe ! Merci encore ! », et nous pensons revoir quelques visages croisés lors de ce Download Festival lors de la prochaine tournée du groupe tant ils ont convaincu et fasciné leur auditoire.

Setlist de Crossfaith :
1- Xeno
2- Monolith
3- Freedom
4- Omen (The Prodigy cover)
5- Jägerbomb
6- Countdown to Hell
7- Leviathan

CROSSFAITH

WHISKEY MYERS


Warbird Stage - 14h40


WHISKEY MYERS

ALCEST


Main Stage 2 - 15h20

Alcest fait parti des originalités que la scène Metal française est fière de comptée, mais je vous avoue qu'il a été extrêmement difficile de sortir du concert explosif et brûlant de Crossfaith pour se plonger dans l'univers torturé et évanescent du groupe, nous n'étions visiblement pas les seuls à chercher nos repères puisque le public est resté presque entièrement passif à l'arrivée du groupe sur scène, accompagné par une nappe de notes électro.

Comme depuis quelques temps, c'est la chanson « Kodama » qui ouvre le set de la formation française. L'harmonie vocale est propre, la ligne instrumentale lourde mais apaisée ; en résumé, le groupe est fidèle à sa réputation mais leur musique n'est pas forcément mise en valeur après le Metalcore du concert précédent. Mais passons et essayons de nous laisser porter par la douceur et l'intensité de « Là où naissent les couleurs nouvelles », le morceau suivant, et ce malgré les approximations de mixage qui noient souvent le chant de Neige sous la batterie et la basse, respectivement tenues par Winterhalter et Indria Saray. Les musiciens sont totalement statiques, agitant parfois lentement la tête, visiblement entièrement absorbés par la musique qu'ils jouent. Zero, le guitariste, contrebalance avec douceur et maîtrise la voix de Neige pour offrir davantage de profondeur aux chansons.

A partir de la moitié du concert, une petite partie du public a réussit à se laisser emporter dans l'univers poétique d'Alcest alors qu'une autre partie a tout bonnement décidé d'en profiter pour s'offrir une pause en cette seconde journée de festival, voire de s'endormir. « Oiseau de proie » fait parti des morceaux plus longs du groupe et le public du Download Festival laisse donc la tension monter avec un riff de guitare épuré mais fort en émotions. Les influences Post-Black du groupe sont ici parfaitement palpables et rendent peut être le morceau plus accessibles pour certains. A cette heure-ci, le soleil brille haut dans le ciel et ce contexte n'est clairement pas le plus favorable à ce genre de musique qui invite plutôt à la transe. Le constat ne changera malheureusement pas pour « Eclosion » ou « Percées de Lumières » qui restent de belles chansons mais ne bénéficient pas des meilleurs conditions pour être appréciées.

Il semble qu'Alcest soit passé sans avoir marqué ce Download Festival. Les quelques mots du chanteur, prononcé à la fin du set : « Merci beaucoup à tous, bon festival. », ne changeront pas la donne : la musique était belle, le cadre pas adaptée ; mais les fans ont néanmoins pu profiter de voir le groupe sur scène.

Setlist d'Alcest :
1- Kodama
2- Là où naissent les couleurs nouvelles
3- Autre temps
4- Oiseaux de proie
5- Eclosion
6- Percées de lumière

ALCEST

SKINNY LISTER


Spitfire - 15h20


SKINNY LISTER

TURBONEGRO


Main Stage 1 - 16h00


On vous avoue que chez United Rock Nations, on attendait avec impatience la prestation de Turbonegro, dont le dernier album « Rock'n'Roll Machine » avait été album du mois en février dernier, et le moins qu'on puisse dire c'est que nous n'étions pas les seuls puisqu'un public nombreux attendait le groupe, devant la Main Stage.

A peine arrivés sur scène, sous des applaudissements plutôt discrets, Thomas Seltzer, le bassiste du groupe, annonce la couleur : « Alors, où sommes nous ? Ah oui, à l'aube du XXIème siècle ! C'est le moment de « Rock'n'Roll Machine » ! ». Chaque membre du groupe est habillé différemment pour un effet surprenant et amusant. Musicalement, le groupe nous propose une sorte de musique Punk, bercée par des groupes comme ACDC avec des mélodies de clavier, pas toujours mises en valeur par le mixage mais qui ont l'avantage de faire sauter et danser la foule, suivant les pas du frontman, débordant d'énergie. Anthony Madsen-Sylveste, le chanteur, prend la parole brièvement : « Nous sommes venus depuis la Norvège ce matin juste pour vous amener du Rock'n'Roll ! ». Le public se laisse prendre au jeu sans résistance tant Turbonegro propose une musique vitaminée et entraînante.

Le volume sonore varie sans cesse, parfois dans des amplitudes rendant la musique insupportable, ce qui n'aide pas le groupe mais les musiciens ne s'en formalisent pas et continuent d'enchaîner les tubes, remportant un franc succès parmi le public où on compte bon nombre de personnes arborant la fameuse veste frappée du logo et du nom « Turbojugend ». Après avoir fait chanté une bonne partie de la fosse sur « All My Friends Are Dead », le groupe nous remercie chaleureusement et en français : « France, je t'aime ! Je vous aime, tout le monde ! Merci beaucoup ! ». Le chanteur tient son rôle de leader en motivant le public à taper des mains, à sauter, à chanter avec lui, à danser ! Un tel investissement scénique, d'ailleurs repris par tous les musiciens, fait extrêmement plaisir à voir. Le chanteur agite un immense drapeau à l'effigie de Turbonegro avant de continuer le show jusqu'à la chanson, peut être la plus attendue, qu'il introduit en toute simplicité : « C'est le moment d'une chanson qui parle d'érection ! ».

Bonne humeur et énergie étaient au rendez-vous pour le concert de Turbonegro qui a su fédérer le public du Download Festival grâce à un show dynamique marqué par des chansons inoubliables.

Setlist de Turbonegro :
1- Hot for Nietzsche
2- All My Friends Are Dead
3- Fist City
4- Hurry Up & Die
5- Special Education
6- I Got Erection

TURBONEGRO

TAGADA JONES


Warbird Stage - 16h10


TAGADA JONES

BETRAYING THE MARTYRS


Main Stage 2 - 16h50

La programmation du vendredi, avec Bury Tomorrow et Thy Art Is Murder, trouve une continuité finalement assez logique avec Crossfaith et Betraying The Martyrs, ce samedi 16 juin. Un beat électro marque l'arrivée en scène du groupe, accueilli avec ferveur par un public en partie déjà conquis.

Dès le début de « Lost For Words », les musiciens de Betraying The Martyrs headbanguent et occupent la scène, en particulier l'imposant Aaron Matts qui la parcourt à grandes enjambées. Selon les morceaux, le mixage varie, faisant parfois dominer la ligne de basse de Valentin Hauser, les riffs de guitare ou encore la batterie de Boris Le Gal. Chant et clavier sont les plus pénalisés par ce mixage qui s'améliorera néanmoins au fur et à mesure du set. Les cris du frontman : « Download, jump ! Jump ! » font effet rapidement puisque le public prend ses marques avec le Metalcore bondissant du groupe. Victor Guillet assure le chant clair, contrebalaçant les screams puissants d'Aaron Matts, charismatique et investi. Il prend d'ailleurs la parole : « Download France , comment ça va ? Ça fait 15 ans que le Download est un des plus gros festivals européens donc on est vraiment fier d'y jouer et on voulait vous remercier parce que la France est le second pays à l'accueillir ! ».

Le public se met à taper des mains en rythme, entre deux pogos bien sûr. Le Metalcore semble réellement avoir le vent en poupe aujourd'hui et les cheveux des musiciens volent en tous sens alors qu'ils nous offrent un énergique et inquiétant « Won't Back Down ». Ponctuellement, le claviériste quitte son poste pour s'avancer sur la scène, plus proche du public, et il va même jusqu'à pousser quelques screams. Le frontman ne cesse de demander au public de se donner davantage, d'ouvrir la fosse pour des walls of death et de lever le poing. Le plus gros point noir de cette performance demeurera le mixage qui efface la mélodie principale derrière la basse et la batterie. Malgré tout, le set de Betraying The Martyrs était tout à fait satisfaisant, l'engagement scénique du groupe y étant pour beaucoup.

Betraying The Martyrs a reveillé le public du Download Festival avec un concert plein de vie et de fougue mais qui n'apportait rien de bien nouveau par rapport à leur performance au Hellfest 2017.

Setlist de Betraying The Martyrs :
1- Lost for Words
2- Wide Awake
3- Where the World Ends
4- Ghost
5- Liberate Me Ex Inferis
6- Life Is Precious
7- Won't Back Down
8- The Resilient
9- Unregistered
10- The Great Disillusion

BETRAYING THE MARTYRS

NOTHING MORE


Spitfire Stage - 17h00


NOTHING MORE

HOLLYWOOD UNDEAD


Main Stage 1 - 17h40

Hollywood Undead est un peut ma découverte du jour puisque je ne connaissais pas le groupe avant de les voir sur scène, et je dois vous avouer que je retournerais à leurs concerts aussitôt que l'occasion s'en présentera, comme bon nombre des gens présents à leur show du Download Festival.

Quelques notes de musique résonnent alors que Tyler Mahurin, le batteur, entre en scène et va se placer derrière la batterie. Le public hurle de joie au fur et à mesure que les musiciens arrivent sur scène, tous masqués, contrairement au batteur. « Whatever It Takes » débute alors que ce dernier est plein d'énergie. Le premier chanteur arrivé sur scène motive la fosse, rapidement rejoint par le second ! Trois, quatre, cinq… Il devient rapidement difficile de se repérer avec tous ces chanteurs masqués qui déambulent sur scène et prennent la parole chacun leur tour. On ne sait plus où donner de la tête pour ce set original. Le public commence à se faire entendre sur « Undead », au beat entraînant. Jordon « Charlie Scene » Terrell et Daniel « Danny » Murillose passent une guitare en alternance et le public commence à discerner qui tient quel rôle. Juste après « Been To Hell », les musiciens sortent tous de scène avant de revenir sans leur masque et de prend position avec Jorel « J-Dog » Decker au synthé, George « Johnny 3 Tears » Ragan à la basse, Jordon « Charlie Scene » Terrell et Daniel « Danny » Murillose aux guitares et Dylan « Funny Man » Alvarez au chant. Le groupe n'hésite pas à mouiller la chemise et cette très belle énergie fait plaisir à voir !

Le chanteur principal prend alors la parole : « Comment ça va Download ? Faîtes du bruit si c'est la première fois que vous entendez notre musique ! Et est-ce qu'il y a des gens ici qui pensent qu'on ne vaut rien ? (Quelques voix moqueuses s'élèvent) Allez vous faire f***** ! Bon aller, qui ici joue vraiment bien de la guitare et veut venir sur scène avec nous ? Toi là-bas ? Okay, viens, monte ! J'espère que tu joues vraiment de la guitar sinon tu vas te taper la honter devant tout le monde ! Comment tu t'appelles ? (Le jeune homme qui est monté sur scène répond qu'il s'appelle Matthias) Okay tout le monde, faîtes du bruit pour Matthias et apportez-lui une guitare ! ». Après avoir été accueilli comme il se doit, Matthias accompagne le groupe à la guitare pour une chanson. Les titres s'enchaînent avec un medley de « Enter Sandman » et « Du Hast » qui réjouit la fosse. Dylan Alvarez reprend la parole : « Et maintenant, c'est un moment spécial parce que c'est au tour de notre batteur de vous chanter un petit quelque chose ! » et à la surprise générale, Tyler Mahurin nous offre un bel extrait de « Livin' On A Prayer » qui laisse tout le public bouche bée.

Hollywood Undead a su combiner bon esprit, musique entraînante, show énergique et communication à la perfection, permettant au public du Download Festival de se laisser aller ! On en redemande sans aucune hésitation !

Setlist d'Hollywood Undead :
1- Whatever It Takes
2- Undead
3- Been to Hell
4- California Dreaming
5- Renegade
6- Comin' in Hot
7- War Child
8- Enter Sandman / Du Hast
9- Bullet
10- Another Way Out
11- Riot
12- Day of the Dead
13- Everywhere I Go
14- Hear Me Now

HOLLYWOOD UNDEAD

THRICE


Warbird Stage - 17h50


THRICE

NOFX


Main Stage 2 - 18h40


Setlist de NOFX :
1- Time Warp (Richard O'Brien cover)
2- 60%
3- Seeing Double at the Triple Rock
4- Six Years On Dope
5- Leave It Alone
6- Bob
7- Murder the Government
8- Idiots Are Taking Over
9- 72 Hookers
10- Dinosaurs Will Die
11- Fuck the Kids (Part I)
12- I'm Telling Tim
13- Franco Un-American
14- Champs-Élysées (Joe Dassin cover)
15- I'm So Sorry Tony
16- Linoleum
17- Stickin' in My Eye
18- Reeko

NOFX

MANTAR


Spitfire Stage - 18h40


Il n'y avait pas foule à 18H40 devant la Spitfire Stage du Download Festival mais jouer sur cette toute petite scène a un avantage pour Mantar : les vrais fans du groupe sont présents et réservent donc un accueil extrêmement chaleureux aux artistes qu'ils admirent et qu'ils peuvent voir dans d'aussi bonnes conditions en festival.

Les deux musiciens, Hanno, au chant et à la guitare, et Erinc, à la batterie, apparaissent tous les deux, torse nu, sur scène et commencent leur set sans plus de cérémonie avec le titre « Cult Witness ». Le groupe de Sludge ne fait clairement pas parti de ceux qui surjouent : leur musique est composée de violence pure et ne peut susciter que l'adhésion ou le rejet catégorique. Il n'y a pas d'entre-deux et Mantar ne fait pas dans le consensus, en témoigne « Praise The Plague » qui arrive juste derrière. De la même façon, il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils communiquent particulièrement avec leur public. Un peu à la manière de Converge la veille, ils sont là pour leur musique et pour rien d'autre, ce qui se ressent dans l'intensité de leur prestation. N'étant que deux, ils ont chacun bien assez de place sur la scène. Hanno hurle plus qu'il ne scream et la tension au niveau de son cou fait ressortir les veines, laissant deviner que sa technique de chant laisse à désirer et qu'il doit souffrir après les concerts du groupe. Erinc, de son côté, nous propose un jeu de batterie plutôt sobre auquel il ajoute parfois quelques screams.

La force tranquille du batteur s'associe et s'harmonise avec la puissance bestiale du chanteur-guitariste. Alors que le premier demeure droit, stoïque et calme, le second étire son corps dans des positions inhumaines, crie et semble à l'agonie. Sans transition aucune, les morceaux s'enchaînent, « Into The Golden Abyss », « Spit », « Cross the Cross », Pest Crusade »…comme s'ils s'emboîtaient tous en vue de former une seule et unique fresque musicale des enfers plutôt que de petits tableaux sonores isolés. La ligne rythmique est entraînante, la guitare flirte parfois avec le Hard Rock dans sa composition, mais le chant saturé propulse Mantar dans un univers tout autre et bien plus inquiétant et sordide. Comme prévu, seuls les vrais amateurs se sont rassemblés pour assister à ce spectacle, les autres n'ont même pas essayé de venir ou ont fui après quelques notes.

En programmant Mantar, le Download Festival a pris un risque qui paie puisque les amateurs sont ravis de voir le duo sur scène, d'autant plus que les musiciens nous ont offert une prestation d'une intensité rare.

Setlist de Mantar :
1- Cult Witness
2- Praise the Plague
3- Into the Golden Abyss
4- Spit
5- Cross the Cross
6- Pest Crusade
7- The Berserkers Path
8- Astral Kannibal
9- Era Borealis
10- The Huntsmen
11- The Stoning
12- White Nights

MANTAR

AVATAR


Main Stage 1 - 19h30


« Mesdames et messieurs, nous vous invitons à respecter un moment de silence alors que le roi du royaume d'Avatar s'avance sur scène. Glory to our King. ». Ce message d'introduction résonne dans l'air figé du Download alors que la foule massée devant la Main Stage 1 demeure silencieuse, dans l'attente du concert d'Avatar.

Un trône apparaît avec Jonas « Kungen » Jarlsby, guitariste du groupe, juché dessus. Il commence alors à la mélodie de « A Statue of the King » tandis que le chanteur, Johannes Michael Gustaf Eckerström, derrière un pupitre un peu plus bas, entonne les paroles. Alors que ces deux personnages occupent le haut de la scène et constituent le coeur de l'action scénique, le batteur, John Alfredsson, s'en donne à coeur joie pour frapper sur ses toms, invitant le public à se précipiter devant la scène pour acclamer le souverain. Les musiciens sont tous parfaitement dans leur rôle mais le mixage met la batterie en avant, au détriment des guitares. Après ce premier morceau, le pupitre et le trône redescendent et disparaissent à l'arrière de la scène, puis le chanteur et le guitariste s'avancent en sortant de sous les deux estrades qui supportent Tim Öhrström et Henrik Sandelin, respectivement guitariste et bassiste. Jonas Jarlsby est toujours vêtu d'un manteau de pourpre et d'une couronne dorée dont il se défait lorsqu'on lui rapporte sa guitare pour « Let It Burn », suivie de « Paint Me Red ». Les guitaristes et le bassiste se place aux extrémités de la scène pour headbanguer de façon synchronisée alors autant vous dire que la scène est bien occupée et que le show est millimétré.

Comme à son habitude, le frontman simule des crises de folie, adoptant des mimiques tantôt inquiétantes, tantôt rieuses alors qu'il parcourt la scène à grands pas à la manière d'un pantin désarticulé ou d'un corps sans tête. Il prend finalement la parole : « Bonjour et bienvenue, citoyens du pays d'Avatar ! Bienvenue chez vous ! Êtes-vous prêts ? Prêts à danser et à chanter avec votre roi ? ». Les tubes d'Avatar s'enchaînent les uns après les autres, remportant tous un grand succès que ce soit parmi les fans du groupe ou parmi ceux qui les découvrent. Le frontman s'investit tellement physiquement qu'on pourrait parfois craindre que sa performance vocale perdre de sa qualité, mais il n'en est rien et son endurance physique ne peut qu'impressionner. Les musiciens ne sont pas en reste puisqu'ils ne cessent de headbanguer et de motiver le public. Avant « Smells Like A Freakshow », les musiciens sortent de scène, à l'exception du roi-guitariste qui lance le riff du morceau ; la foule se met à taper des mains en rythme puis, un par un, les autres musiciens le rejoignent sur scène. Johannes Eckerström joue au chef d'orchestre et adopte des postures qui évoquent Seregor, charismatique leader du groupe Carach Angren. Des feux d'artifices viennent signaler la fin de la performance avec « Hail The Apocalypse ».

Avatar n'a déçu personne avec un show préparé à la perfection et qui continue à jouer sur l'imagerie du royaume fictif créé par le groupe. On peut regretter parfois que cela manque de spontanéité et qu'ils s'enferment toujours dans un univers finalement assez réduit, d'autant plus que les titres les plus récents ne sont pas les meilleurs dans la carrière du groupe.

Setlist d'Avatar :
1- A Statue of the King
2- Let It Burn
3- Paint Me Red
4- Bloody Angel
5- For the Swarm
6- Tower
7- The Eagle Has Landed
8- Smells Like a Freakshow
9- Glory To Our King
RAPPEL
10- The King Welcomes You To Avatar Country
11- Hail the Apocalypse

AVATAR

ULTRA VOMIT


Warbird Stage - 19h30


Setlist d'Ultra Vomit :
1- Looney tunes theme
2- Fort boyard theme
3- Darry Cowl Chamber
4- Les bonnes manières
5- Un Chien Géant
6- E-TRON (digital caca)
7- Mechanical Chiwawa
8- Je ne t'ai jamait autans aimer (incl. Zombie snippet)
9- Mountains of Maths
10- Calojira
11- Takoyaki
12- Boulangerie pâtisserie
13- Une souris verte
14- La Ch'nille
15- La Bouillie IV
16- Keken
17- Pipi VS Caca
18- Outro
19- Je collectionne des canards (vivants)
RAPPEL
20- Kammthaar
21- Quand j'étais petit (feat. Lemmy)
22- Evier Metal

OFFSPRING


Main Stage 2 - 20h35


Au vu de la foule rassemblée devant la Main Stage 2 alors que le soleil commençait à décliner, on aurait presque pu croire que la tête d'affiche de la journée était The Offrspring qu'on ne présente plus tant ils ont traversé les générations d'amateurs de Rock et de Metal.

Avant même le début d'« Americana », la fosse est chauffée à blanc et acclame le groupe avec force et ferveur. Les musiciens affichent de grands sourires et semblent réellement heureux et touchés d'être là. La setlist ne comporte pas de surprise puisque de grands titres fédérateurs, joyeux et presque légendaires pour certains sont au programme, pour la plus grande joie des fans historiques, mais aussi et surtout des fans plus jeunes qui découvrent pour certains le groupe en live après avoir été bercés par leurs albums étant plus petits. Avant « All I Want », les premiers circle pits sont lancés au coeur de la foule alors que de petits groupes se forment sur les extérieurs pour danser plus librement. Je ne saurais honnêtement pas dire si le plus réjouissant et de voir le groupe aussi en forme ou bien de voir tous ces fans, reprendre à pleine voie les paroles de chansons. Bien que The Offspring nous proposent un show engagé et musicalement très propre, il faut se rendre à l'évidence : les musiciens font leur âge et restent plutôt passifs sur scène, ce qui n'empêche absolument pas le public de prendre son pied devant ce groupe légendaire aux riffs entraînants.

Dexter Holland n'hésite pas à s'adresser à son public : « Whaou ! Vous êtes incroyables Paris, cette foule est magnifique ! Avant qu'on continue ce concert, est-ce que ça vous dit de prendre un verre avec moi ? Aller, c'est parti ! Vous êtes prêts ? ». Avant « You're Gonna Go Far, Kid », il nous présente même son nouveau technicien guitare à qui il fait un câlin avant de se lancer dans la chanson, soutenue par les milliers de voix s'élevant de la fosse. Sur certaines chansons, il se met au piano, avant de reprendre sa guitare sans que sa voix ne faiblisse. Alors que la fin se fait doucement sentir, il reprend : « Ce concert est tellement dément ! Regardez comme vous êtes beaux et sexy ! D'ailleurs, comment est-ce qu'on dit « sexy » en français ? Oh mais c'est le meme mot (rire) ! Alors vous êtes franchement la fosse la plus sexy que j'ai pu voir ! ». Après un petit rappel improvisé, il se rend à l'évidence : « J'ai vu que beaucoup de gens avaient déjà bougé sur la scène d'à côté pour attendre Marilyn Manson alors je voulais vous remercier d'être restés pour nous, ça nous touche sincèrement ! ».

The Offspring n'est pas le concert le plus memorable du Download Festival mais le groupe a assure un set tout à fait respectable et joyeux qui rassemblé le public autour de chansons immortelles.

Setlist de The Offspring :
1- Americana
2- All I Want
3- Come Out and Play
4- It Won't Get Better (Live debut)
5- Hit That
6- Hammerhead
7- Staring at the Sun
8- Want You Bad
9- Bad Habit
10- Gotta Get Away
11- Gone Away
12- Why Don't You Get a Job?
13- You're Gonna Go Far, Kid
14- (Can't Get My) Head Around You
15- Pretty Fly (For a White Guy)
16- The Kids Aren't Alright
17- Self Esteem

TREPONEM PAL


Spitfire Stage - 20h50


TREPONEM PAL

MARILYN MANSON


Main Stage 1 - 21h55


Après Ozzy Osbourne le vendredi soir, le Download Festival accueille Marilyn Manson pour un concert chargé de promesses et qui avait semblé nécessité une sacrée installation scénique avec la superposition de plusieurs backdrops et éléments de décor. Plusieurs personnes campent déjà depuis un bon moment devant la Main Stage afin d'être le mieux placé possible pour assister au concert.

Alors que la musique d'introduction se fait entendre, tous les musiciens arrivent en même temps sur scène, déclenchant une vague d'applaudissements, mais c'est bien Marilyn Manson, en même de cérémonie, qui lance le spectacle sous les hurlements de son public. Et c'est bien évidemment « Irresponsible Hate Anthem » qui ouvre le bal des titres iconiques de cette soirée. Peu après, le chanteur prend la parole pour déclarer avec un sourire : « Vous êtes la foule la plus bruyante que j'ai pu entendre ! Continuons dans ce style old school avec « Angel With The Scabbed Wings » ! ». Visiblement très en forme, Marilyn Manson arpente la scène, se rapproche de ses musiciens, se penche au bord de la scène, harangue son public et ne se fait pas prier pour communiqué avec ses fans à coup de « Je vous aime ! ». Autant être franche immédiatement, Marilyn Manson peut être qualifié de tout selon moi, sauf de chanteur. Le chant clair est relativement propre, je l'admets, mais dès qu'il y a un peu de saturation, la voix perd en qualité, ce qui est assez regrettable au vu de la très bonne qualité globale du show. Le public entre littéralement en transe après « This Is the New Shit » mais c'est bien « mOBSCENE » qui est le titre le plus attendu de cette première moitié de setlist.

Le spectacle continue avec un rythme plutôt soutenu puisque Marilyn Manson continue de montrer une bonne énergie scénique sous ses grands airs de drama queen tout en communiquant avec la foule du Download Festival. Les musiciens l'accompagnent avec professionnalisme et expérience mais demeurent en retrait par rapport à lui. « Kill4Me » est marquée par l'arrivée sur scène d'une personne brandissant un drapeau (c'est tout de même la troisième fois de la journée après Crossfaith et Turbonegro). L'amour de la grandiloquence n'a pas fait défaut à Marilyn Manson qui revient vêtu d'une armure à plumes pour « The Dope Show », ainsi qu'en compagnie d'une danseuse qui réapparaitra selon les morceaux. La reprise de « Sweet Dreams » est toujours un grand moment dans ces concerts et ce soir n'échappe pas à la règle. L'ambiance demeure sombre et le public hurle et chante son admiration. Après le premier rappel, le chanteur revient sur scène, bien plus maquillé. Il se place derrière un pupitre et sa silhouette se devine derrière un voile de fumée. Pour le début de « The Beautiful People », il tient une marionnette sur ses genoux et lui fait taper sur les cordes d'une guitare avec des baguettes de batterie. Peu après, la danseuse revient habillée en cheerleader.

Marilyn Manson aime faire durer le plaisir et, dans cette optique, il n'a prévu non pas un mais deux rappels, chacun marqué par des titres importants de sa carrière que ses fans n'auraient manqué pour rien au monde. Le public semble très satisfait du spectacle mais je reste sur ma faim tant la prestation vocale me déçoit et le show, dans son ensemble, manque de chaleur humaine, contrairement à celui d'Ozzy Osbourne.

Setlist de Marilyn Manson :
1- Intro (Bill $aber - Creepin N Lurkin)
2- Irresponsible Hate Anthem
3- Angel With the Scabbed Wings
4- Deep Six
5- This Is the New Shit
6- Disposable Teens
7- mOBSCENE
8- Kill4Me
9- Rock Is Dead
10- The Dope Show (With 'I Don't Like The Drugs ( But The Drugs Like Me)' snippet)
11-Sweet Dreams (Are Made of This) (Eurythmics cover)
12- Say10
13- The Fight Song
RAPPEL 1
14- Antichrist Superstar
15- The Beautiful People
RAPPEL 2
16- Cry Little Sister (Gerard McMann cover)
17- Coma White
18- God's Gonna Cut You Down (Johnny Cash song)

MESHUGGAH


Warbird Stage - 22h10


Tout comme Converge la veille, Meshuggah occupait la Warbird Stage en face de la tête d'affiche du jour, cette fois-ci Marilyn Manson. Si les Suédois ont rassemblé un public plus important que les Américains, la concurrence demeure rude et la tente est à peine remplie lorsque le concert débute.

Les musiciens arrivent sur scène en silence dans un écran de fumée. Dès qu'ils sont visibles, le public se déchaîne et les acclame avec ferveur en scandant le nom du groupe avec force. Les lumières s'éteignent brusquement et le show commence par une sorte de longue litanie vocale qui crée une atmosphère étrange et inquiétante jusqu'à une explosion de lumières et de sons, en particulier avec la basse de Dick Lövgren et la batterie de Tomas Haake. Les musiciens sont très concentrés sur ce qu'ils font et se contentent surtout de headbanguer, ne cherchant pas réellement à occuper l'espace scénique ni à communiquer avec le public. Après « Clockworks », le groupe nous offre « Born In Dissonance », avec violence et intensité, suivie de « The Hurts That Finds You First » dont le titre est suffisamment explicite pour que je ne vous la décrive pas.

La musique du groupe semble être plus lourde à chaque nouvelle chanson et le mixage, plutôt équilibré et réussi, les met en valeur. Cependant, l'activité scénique des musiciens reste la même, c'est-à-dire limitée, mais la déflagration émotionnelle du show est puissante et s'empare de l'âme de toutes les personnes présentes. Le public se montre très attentif et une ambiance solennelle et presque mystique s'installe sur la Warbird Stage. Plus le concert avance, plus le groupe se donne sur scène et plus le public s'agite en fosse, cédant à l'appel de titres plus agressifs et violents. Meshuggah prend à peine le temps de souffler entre deux chansons, et donc ne consacre pas une seule seconde à une quelconque communication avec son public. Tout comme Mantar un peu plus tôt en Spitfire Stage, le groupe donne une priorité absolue à la musique.

Meshuggah avait l'avantage d'offrir une alternative de bonne qualité à ceux qui ne voulaient pas assister au cirque de Marilyn Manson. Dans un registre totalement différent, les Suédois ont permis d'exorciser les sentiments les plus noirs de son public dans un show finalement assez sobre.

Setlist de Meshuggah :
1- Clockworks
2- Born in Dissonance
3- The Hurt that Finds You First
4- Rational Gaze
5- Lethargica
6- Violent Sleep of Reason
7- Bleed
RAPPEL
8- Straws Pulled at Random
9- Demiurge

MESHUGGAH